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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 19:11

 

 


D’opale, cette nuit, au firmament la lune

Dévoile, avec douceur, sa chevelure brune,

Frêles foulards, glissez sur son œil transparent,

Laissez-la se suspendre à sa tige autrement !

 

D’un voile de satin, lentement, feuille à feuille,

D’ivoirine nimbée, exquise, elle s’effeuille,

Enluminant mes yeux, intimiste clarté,

Elle ondoie un tango d’une tendre beauté…

 

Cristalline euphonie à la voix impalpable,

Elle avine mes sens d’un soupir délectable

Et nostalgique écho, d’un murmure argenté,

Elle enrobe mon cœur de sa féminité…

 

D’un parfum, d’un effluve, en secret vient le rêve,

A sa lèvre, envoûté, j’en recueille la sève,

La saveur du regret, le désir d’un baiser,

Tout l’espoir contenu dans son chant apaisé…

 

Sans âge, suspendu sur un songe précaire,

En un chemin caché, je rode solitaire,

Je cherche la lueur d’un amour éclairé,

Un possible jardin du chagrin, épuré…

 

O ! Sublime orchidée étreignant ma poitrine,

Au matin, viendras-tu, Comme je l’imagine

De ta main libérer cet ibis esseulé

Qui n’attend que tes yeux pour, vers toi, s’envoler… ?         

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 19:01

 

 

Un résidu de vent, d’une frêle ridule,

Tandis que l’horizon agonise et gémit,

Sillonne les salins, la salicorne ondule ;

Féminine en cadence elle danse et frémit…

 

Un bosquet de roseaux, comme atteint de vertige,

Baladin de l’étang par le charme emporté,

A l’effluve céleste harmonise sa tige ;

D’une valse indolente il se grise envoûté...

 

Paraissant immobile un esquif minuscule

Se déhanche assoupi sur le miroir de l’eau,

Voici l’heure promise où le soleil bascule

Emportant avec lui ses dards et son flambeau…

 

Nimbé de sang et d’or tombe le crépuscule,

Une escadre d’oiseaux s’élance sur la mer,

Cristalline la lune ouvre son fascicule

Et des rumeurs du jour apprivoise l’amer…

                                                                        

Une aigrette androgyne effleure la surface

Ondoyante du flot dont le voile pastel,

D’un pas lent, langoureux  s’enténèbre et s’efface ;

Sur un drap noir, la nuit installe son autel…

 

Silhouette effilée un héron déambule,

Sur un turban de terre ensemencé de sel,

Le cœur émerveillé, je rêve somnambule

Et perçois de la paix le souffle universel…

 

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 18:58

 

 

L’un contre l’autre assis près de l’âtre, rêveurs,

Nous aurons, mon amour, de longues nuits d’automne

Et connaitrons du jour le plaisir monotone

Aux délicats soupirs parfumés de saveurs

Folles. Le temps alors peuplé du souvenir

Laissera sur nos fronts de merveilleuses rides

Dont les sillons diront le chemin à venir

Nous préservant ainsi des lendemains arides

 

Et lorsque l’horizon, pareil à nos cheveux,

Se couvrira de neige, avertis du voyage,

Nous partirons ensemble expirant des aveux

D’une douceur suprême au gré du paysage.

Sur un fil de lumière, à jamais fiancés,

Nos êtres, de l’amour, connaitrons l’harmonie

Et nos corps, pour toujours tendrement enlacés,

Sans douleur glisseront sous la voûte infinie.

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 14:44

 

 

Face à l’éternité ténébreuse des cieux,

Musarde indéfini le murmure altérable

Qui donne à l’apparence inerte un corps, des yeux,

Une ombre et même cœur que le Tout vénérable…

 

Intimiste alchimie émane des profondeurs

L’ample métamorphose inscrite dans les gènes

De l’être qui perçoit du monde les splendeurs

Secrètes sublimant les choses indigènes…

 

Funambule mon cœur vibre au diapason

Du verbe qui transmute en substances charnelles

La matière impalpable éveillant d’un frisson

La dormante eau de vie aux sources maternelles…

 

La nature de l’oracle est d’ordre intérieur,

Elle germe émotive au-delà de la science

Humaine et retranscrit le monde extérieur

Qui, parfois, d’un présage enrichit ma conscience…

 

Nul ne pourra jamais dire ce que je vois

Inscrit en filigrane au-delà des rivages,

Seule ma poésie effleure ces envois

Que mon âme imagine immenses et sauvages…

       

       

  

 

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 14:18

Calme langueur d’été sous le ciel alité

Le jour a les couleurs que lui prête mon âme,

Il respire à son pas les parfums qu’elle émane

Et s’étire comme un chat plein de volupté…

 

Entrelaçant l’azur et ses vastes auvents 

Olympien l’horizon, de sa lèvre nimbée

D’or liquide, flamboie, électrise, galbée

La ligne où les coteaux dressent leurs paravents…    

              

Nomade intemporel, l’imaginaire inné

D’un murmure entrebâille une porte possible ;  

Commence ici le rêve au-delà du visible, 

J’en dessine l’étroit passage enluminé…

 

Toute chose est soumise au rythme de mon cœur

Et n’a pour fonction que de nourrir le songe,

Transmutant l’apparence en sublime mensonge

J’invente l’univers dont je suis le vainqueur…  

 

J’interpelle la mort, je révoque l’ennui,

Le soleil peut mourir la lumière demeure,

De l’ailleurs j’ai bâti l’allogène demeure,

L’un me dit c’est le jour, je réponds c’est la nuit…

 

Une horloge au loin sonne et j’entends un oiseau,

Croyez-vous que la mort de son doigt me désigne,

Utopique, insurgé, je persiste et je signe :

« Je me moque du vent car je suis un roseau… »

 

 

 

 

 

 

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