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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 00:54

Le drap noir de mes nuits blanches étend ses ailes

Sur la ville endormie, un voile de dentelles

Epoumone blafard l’étal des magasins

Et glisse entre les murs des immeubles voisins…

 

Reflets tremblants sur l’eau, lueurs douces-amères,

Sous le pont des soupirs flottent des éphémères,

Minuit sonne au clocher, mon cœur sur le pavé

Répercute l’écho de mon pas dépravé…

 

C’est l’heure improbable où l’âme solitaire

Doucement déambule aux pourtours du mystère,

Où le sentiment d’être allume ses brûleurs

Et distille l’alcool des intimes douleurs…

 

J’écoute sangloter les ombres délétères

Qui viennent s’échouer aux pieds des réverbères,

Nostalgiques vapeurs, causes de mon émoi,

Reviennent les parfums que j’aime malgré moi…

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 23:41

Sépulcres du silence à la veine de marbre,

Monuments égarés dans un désert sans arbre

Où seuls des gens en noir viennent se promener

Le dimanche ou le jour des morts, le mal nommé ; 

Que reste-il de vous, Un nom sur un grimoire ?...

Ici, ci-git ma mère au cœur de ma mémoire,

Ne croyez surtout pas que je vais tristement,

En cet endroit figé nourrir le sentiment,

Furtifs chuchotements aux lèvres des statues,

Résonnances, j’entends les voix qui se sont tues

Et s’éveille l’écho qui m’a toujours bercé…

Promeneur solitaire, aux sources du passé,

Entrevoyant l’ailleurs au creux du paysage,

Je fais souvent ce rêve insolite et sans âge,

Une femme me dit de simples mots d’amour,

Des mots du temps jadis lorsque enfant chaque jour,

Elle me fredonnait la chanson douce et tendre

Que chaque être à jamais voudrait pouvoir entendre…

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 01:08

 Musardant au hasard des chemins, sans frontière,

Bohémien de passage en habit de lumière,

Entiché de la vie au jour le jour, toujours !

Je chante et puis je danse en mes plus beaux atours…

 

De me voir désœuvré, l’on me dit saltimbanque,

Il est vrai qu’au poignet je n’ai pas de toquante,

Je m’assois sous un arbre et regarde le ciel,

Mon ombre s’épanouit sur les pas du soleil…

 

Trop souvent devant moi, la police rapplique,

Je ne sais ce qu’elle veut et pourtant je m’applique,

Je lui dis que le monde est fait pour voyager,

Elle réfute ce droit car je suis étranger…

 

Il arrive parfois qu’un résident m’écarte

Mais un autre m’accueille au détour d’une carte

Et me dit l’amitié, le plaisir échangé,

Où trouver le souper et le pain partagé…

 

Chaque ville nouvelle est une découverte,

Que m’importe son nom, qu’elle soit grise ou bien verte,

Libre, ici comme ailleurs, je n’ai pas de maison,

Ma richesse et mon bien s’appellent l’horizon…

 

Mais lorsque la lune en chemise de tulle

Sur le drap de la nuit doucement déambule,

D’un accord de guitare, à l’accent fraternel,

Je dévoile mon âme en priant l’Éternel…

 

Comme feuillées au vent glissent sur les futaines,

Le cœur bercé par l’eau joyeuse des fontaines,

En déclamant l’amour sans penser à demain,

Je vais, je viens, je passe une rose à la main…

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 14:25

Chevauchant la lumière au fil du paysage,

Comme ce fou d’alors qui voulait conquérir

Et le ciel et l’espace, au risque de périr,

Sur un cheval ailé, longuement je voyage…

 

Aux pourtours du soleil sur les traces d’Icare,

Ébloui par la flamme émanent du géant,

Improbable centaure aux abords du néant,

Sans ennui ni regret, je sombre, je m’égare…

 

Puisque rose ternit dans le berceau des âmes

D’avoir glané la vie aux rives du couchant,

Du rêve tisser l’or jusqu’à mon dernier chant,

Je pourrai dire alors que j’ai séché mes larmes…   

 

Qu’importe si le feu consume ceux qu’il touche,

Sous la cendre sommeille un cœur incandescent

Qui n’attend qu’un soupir, qu’un souffle évanescent

Pour soudain de la mort enluminer la couche…

 

Et même si ma voix dans le vide tremblote,

Aux quatre coins de moi j’ai tant la soif d’aimer

Que j’exalte à foison l’horizon enflammé,

Sous les flots assoupis ma liberté chuchote…

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 01:16

 D’un murmure j’éveille, à l’infini des nombres,

Les rivages dormants, mers oubliées et sombres

Dont le cœur à demi-clos n’attend qu’un frisson

Pour s’épandre soudain au fond de l’horizon…

 

Lumineuse caresse inscrite en demi-teinte,

Je pose sur mes pas l’impérissable empreinte

 Qu’abandonne la vague à son dernier soupir

Lorsque sur les récifs trépasse le désir…

 

Fugace oiseau de sel dérivant sur la plage

J’imagine le souffle intrépide et volage

M’emporter au-delà du ressac continu

Qui dépouille mon cœur et l’abandonne nu…

 

Comme le vent nomade, assis sur un nuage,

J’ai déposé mon âme au creux du paysage,

Sur la rive laissé mon sac et mon manteau

Et suspendu le rêve entre le ciel et l’eau…

 

Depuis longtemps je flotte étranger à ce monde,

La solitude est là, l’indéfini m’inonde,

Sur un fil étendu parmi les astres morts

Dans l’espace hors du temps je m’enfante sans corps…

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 21:43

Assis sur un rocher au bord d’une rivière,

J’apprivoise le souffle ondoyant sous les cieux,

Comme l’herbe je flotte au grès de la lumière,

Et le songe prend corps immergé dans mes yeux…

 

Sur la table d’amour j’ai déposé les runes,

Des petits cailloux blancs sur le sable doré

Scintillent au soleil, sans nuages ni brumes

L’avenir se dévoile et j’en suis pénétré…

 

Gracile silhouette, au détour du rivage,

Une femme apparaît sur le chemin pétré,

Attendri mon regard caresse son visage,

Dans les feuillages glisse un parfum éthéré…

 

A l’écho de son pas l’espace s’évapore

Et le temps se suspend aux ailes du désir,

D’un baiser recueilli, le réel s’édulcore,

Sous ses doigts papillons je criai mon plaisir…

 

Poète funambule, au fil de l’eau, je rêve,

Un toit, quatre murs blancs, deux draps immaculés,

J’imagine le monde assoupi sur la grève,

Le soupir des amants à l’ombre des volets…

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 01:02

Délicate et sensible image à fleur de peau,

Comme un souffle de vent sur le miroir de l’eau,

Aux pourtours de ma vie un sourire de femme

Butine délicat l’arc-en-ciel de mon âme…

 

Libellule, Elle tourne espiègle autour de moi,

Subtile, elle sourit d’enfanter mon émoi,

Complice, elle devine avant que je les dise

Les mots que j’imagine éveillés sous la brise…

  

Indélébile empreinte inscrite dans mon cœur,

Les herbes et les fleurs, toutes choses en chœur

Me chuchotent son nom, dessinent son visage,

Ombre tendre nichée au creux du paysage…

 

Et quel que soit le lieu, la saison, le chemin,

Elle marche en cadence et me tient par la main,

Au rythme de son pas, je vole, je dérive,

Et j’avance bercé par le chant de l’eau vive…

 

Dès l’aube son parfum embaume l’horizon,

Dans les arbres, zéphyr crayonne une chanson,

J’en respire le poème et le rêve persiste,

Le monde a la couleur de ses yeux améthyste…

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 00:42

Tout près d’une rivière aux limites du monde,

Comme feuillées au vent déambulent sur l’onde,

Sur la route qui mène à l’antique pont romain,

Décryptant les sillons burinés dans ma main,

Je vais conter fleurette à la belle endormie

Qui nourrit en son sein la douleur ennemie

Mais n’attend qu’un baiser pour soudain s’éveiller

Et renaître à mon bras libre d’appareiller

Sur un nuage blanc vers cette île aux rivages

Inondés de soleil où les herbes sauvages

Batifolent en paix, elle est là devant moi…

Ne sachant contenir et la joie et l’émoi,

Troubadour éclairé par les yeux d’une femme,

Le sentiment d’amour apostrophe mon âme :

 J’ai rêvé d’un château dont chaque pierre tendre

Me chuchote un secret que seul je peux entendre,

Je le sais c’est ici que les coquelicots

Dévoilent de leur cœur les brûlants calicots…

A la marge du temps dans un coin de garrigue

A sa lèvre j’ai cueilli des arômes de figue…

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 01:51

 Gazouillis de lumière aux portes du sommeil,

Dès l’aube, dans mes yeux, se dépose vermeil,

Comme un filet d’eau claire aux bords d’une fontaine,

Le sourire attendu d’une femme lointaine…

 

Une plume s’envole, un brin d’herbe insensé

Ondule sous le vent, dans le ciel apaisé

Passent de blancs moutons, sur le sein d’un nuage

L’azur a dessiné les contours d’un visage…

 

Les fleurs du jardin chantent à l’unisson,

Quelqu’un t’attend là-bas, va ! Cours vers l’horizon,

Un arbre me salue, un autre m’accompagne,

M‘indique un raccourcis à travers la campagne…

 

Un arc-en-ciel se lève au dessus des coteaux,

Le jour est fastueux, une escadre d’oiseaux

M’invite à chevaucher leurs grandes ailes blanches,

Amour et liberté bourgeonnent dans les branches…

 

Sentiment de flotter vers l’antique oasis,

O femme libellule, en quel pays jadis

Vous ai-je rencontrée ailleurs que dans ce rêve

Que mon âme entrevoit chaque nuit sur la grève ?…

 

Ivre de poésie, un peu fou, langoureux,

Que voulez-vous amis mon cœur est amoureux

Aubade, ritournelle ou joyeux babillage,   

Un rossignol pépie au faîte du feuillage…

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 12:00

 Lors d’une étrange nuit, tandis que sous les arbres

D’une triste forêt, homme seul et perdu

Sur un chemin pétré parmi les fleurs macabres,

Les ronces, les rochers, j’allais le cœur fourbu,

Tandis que les yeux clos, allongé sous un chêne,

Doucement je glissais dans un mauvais sommeil,

Doux soupir dans ma tête une voix allogène

Me parlait des oiseaux, du soleil et du ciel,

Elle disait que plus loin, au-delà des nuages,

Il était sans douleur un bien tendre jardin,

Qu’il fallait feuilleter l’épaisseur des feuillages,

Et décrypter la nuit pour trouver son chemin…  

Une femme m’attend au détour d’un poème,

Je ne l’ai jamais vu mais mon cœur la connait,

Elle habite son rêve et lui dit des « je t’aime » !

Par le charme envoûté dans l’aube qui renait   

J’ai dessiné l’ailleurs que mon âme imagine,

Vénus apparaît nue à la lisière de l’eau,

Elle sort de son bain, silhouette androgyne

Dans l’ombre en demi-teinte à côté d’un roseau…

Aux pourtours de la mare un cygne déambule,

Une biche vers elle avance à pas furtifs,

De grands saules lascifs, sous un voile de tulle,

Se balancent au vent danseurs contemplatifs…

Dans l’opale clarté d’une lune complice,

Humide de rosée, entre la frondaison,

Un sillon s’est ouvert, un elfe avec malice

Volète autours de moi préludant l’oraison :

« O ! Muse si longtemps j’ai cherché ta caresse,

Tu es là ma déesse, offres moi ton baiser,

Je veux boire à ton sein le nectar de l’ivresse,

Dans tes bras me nicher, et mourir apaisé… »

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