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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 09:21

Amante, elle s’élance et capture l’espace

Entre ses bras. Du geste émane un sentiment

D’éternité. Charnel, le tangible trépasse

Et donne un corps au rêve inscrit dans l’immanent…

 

Dans l’arche de ses mains, tout bouge soudain vibre,

Se dissout puis s’anime aux pourtours des matins

Tracés. D’un pas de danse elle s’envole libre   

Et tisse l’éphémère en possibles chemins…

 

Son envol décompose à l’infini des nombres

L’intervalle incertain, l’invisible à l’œil nu,

Le mince filament qui désunit les ombres

De la lumière où naît l’instant discontinu…

 

L’imaginaire est là, contenu dans l’envie

D’harmoniser le vide à son cœur palpitant,

À chaque nouveau souffle elle enfante la vie

Et s’envole au-delà du murmure existant…  

 

Le temps n’existe pas, seuls avancent les astres,

Tout s’érode, s’éteint sans larmes ni désastres,

Tout passe, disparaît puis renaît autrement,

L’être se perpétue au fil du mouvement…

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 14:10

Songeuse, elle est là sur les rives du monde,

Elle écoute le chant des fleurs et des oiseaux,

Tous les sens en éveil, étoilés en faisceaux,  

Elle fait corps avec la nature féconde…

À la fois femme, feuille, arbre, branche et racine,

Elle devient le vent qui glisse sur sa peau

Et frisonne au toucher de l’haleine divine,

Frivoles, ses cheveux flottent comme un drapeau…

Éprouvant les bienfaits du souffle qui l’habite,

L’âme et le cœur tournés face à l’immensité

Ainsi sur le chemin à suivre elle médite  

Et découvre la clef de son identité…

 Osmose, sentiment profond d’appartenance,

À la marge du temps, de la terre et du ciel

Elle augure le lien, l’antique résonnance, 

De la vie à la mort le murmure essentiel…

Elle est libre d’aimer car tout en elle existe,

Conscience d’un bien-être à nul autre pareil

Au rythme des saisons, sa poitrine palpite ;

Elle se sait amante et fille du soleil…

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 13:39

Je marche à contre-jour sur un banc de nuages

Et contemple là-bas d’étranges paysages

Confinés sous la brume où des êtres perdus

Rodent dans ma mémoire aux grés des vents charnus…

 

Au-delà des murs clos sur d’antiques rivages,

Le souffle de mon cœur dessine des visages

Et peuple les déserts d’arbres et puis de fleurs

Qui montent vers le ciel en ignorant les pleurs…

 

Rebelle et bohémienne, arc-en-ciel de mon âme,

Partout la poésie a les yeux d’une femme,

Et le songe m’emporte en des mondes meilleurs

Où j’entends chuchoter le possible et l’ailleurs…

 

Dans ma poche une clef dont je garde discrète

L’existence, l'enceinte et la porte secrète,

Seule, ma muse sait le rêve illimité

Que je nourris pour elle en toute liberté…  

 

Sa présence m’habite et son ombre me grise,

Le silence résonne et le temps s’éternise,

Il me semble l’entendre à chaque endroit du jour,

Elle me dit des mots, de simples mots d’amour…

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 17:19

Aux confins de la Clape, allusif, magnifique,

Sur le seuil de Gruissan, village de pêcheurs,

Aux pourtours de l’Ayrolle, il est un lieu magique,

Une oasis sauvage aux multiples splendeurs

Où l’on pourrait se croire à l’autre bout du monde.

Chaque fois que j’y viens simplement promener,

Par le rêve emporté, mon esprit vagabonde

 Et mon regard frissonne, apaisé, sublimé… 

Un rayon de soleil dans l’hiver monotone,

Les arbres et les fleurs, la cigale en été,

L’hirondelle au printemps et la vigne en automne,

Toutes choses ici chuchotent sa beauté…

Au crépuscule le ciel s’étend… Ses grandes ailes,

De cobalt et de marbre enclosent l’horizon

Et couronnent de sang les neiges éternelles

Qui scintillent au loin sous les dards du tison…

Bruissements sibyllins, froissements de soutanes,

Toutes voiles dehors aux limites des eaux,

Caressées par la mer et ses vagues gitanes

En habits de bohème, aux contours des roseaux,

Sous le souffle exalté des brises occitanes,

Souples comme des arcs ou de frêles rameaux,     

Sur les berges de l’étang d’ancestrales tartanes

Dansent la sarabande au pays des oiseaux…

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 00:53

Lorsque la poésie ensorcelle mon âme,

Les voix de l’au-delà me confient leurs secrets,

Moi-même et différent, consumé par la flamme,

Je perçois l’invisible et les spectres discrets

Qui, dans l’obscurité, donnent une substance

Organique au silence, à ces êtres cachés

Dont les yeux du profane ignorent l’existence

Mais que mon cœur respire aux versos des clichés.

Grisé par les parfums des ondes souterraines,

Je sillonne d’un mot le sensible et le beau,

Parmi les nymphéas glissant sur les futaines

 Le corps désincarné, sans regret ni fardeau,

Je suis l’homme multiple au pays des oiseaux,

La musique et le vent, l’impalpable matière,

Les arbres et les fleurs, le babil des ruisseaux,

La pierre de granit, l’ombre et la lumière,

D’une confidence ou de furtifs bruissements

D’ailes, d’un chuchotis m’enseignent le langage

Universel qui bruisse au creux des sentiments…

Bouleversé par l’aubade émanent des étoiles,

Entiché, subjugué, comme happé par la main

D’une entité céleste à l’abri de grands voiles,

Tous les sens éveillés, je découvre l’humain

Et le souffle de vie inscrit en toutes choses… 

Bohème et musicien, d’un battement de cil,

Dans l’empreinte du père et des anamorphoses, 

Funambule et rêveur, suspendu sur un fil

D’or entre ciel et terre aux frontières du monde

Tangible où l’infini transparaît fragmenté,

Poussière d’oxygène intuitive et féconde ;   

 J’enfante mon poème en toute liberté…

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 17:14

A l’heure où Vénus bat des ailes sous ses voiles,

Ballerine, elle va, le cœur dans les étoiles,

Flâner en de secrets jardins silencieux

 Aux contours imprécis suspendus dans les cieux ...

 

L’âme étendue en croix au-delà du visible,

Elle part dans l’ailleurs écouter l’indicible

Qui chuchote à voix basse et tisse doucement

Et le temps et l’espace au fil du sentiment…

 

Au rythme des soupirs, en parfaite ingénue,

Sous la voûte céleste elle lambine nue

 Et se dévoile intime aux regards de tous ceux

Qui dérivent comme elle aux sources des aveux…

 

Dans un rayon de lune, aériens, funambules,

J’imagine ses doigts, comme des libellules,

Tendrement butiner de ci-de-là les mots,

Avec subtilité déposer leurs échos…

 

Sensible à fleur de peau, sur l’onde universelle,

Elle rêve d’oiseaux, d’un air de violoncelle,

Embaumant les bosquets de parfums musiciens,

D’un amour infini, d’arc-en-ciel bohémiens…

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 16:47

Loin des clameurs du jour, étrange funambule, 

Sur le fil d’un murmure, issu des profondeurs,

Comme un voile éthéré l’infini déambule

Et chuchote à l’esprit des secrets, des splendeurs…

Emportés par le songe, Il est des bohémiens,

De simples vagabonds dont les mots noctambules

Dérivent sous la lune et puis des magiciens

Qui troublent le sommeil des âmes somnambules…

Ils glissent sous le seuil des portes. Musiciens,

Ils laissent sur leurs pas la douceur d’une empreinte,

L’ineffable parfum des souvenirs anciens

A moins que ce ne soit, inscrits en demi-teinte

Sur l’échelle du temps, les soupirs vaporeux  

D’un possible futur en instance de naître,

Timide écho tremblant d’un prélude amoureux

Qui n’attend qu’un hasard pour soudain apparaître … 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 01:15

Aux solstices d’hiver, lors des grandes marées

Et des jours de tempête obstruant l’horizon

Pêle-mêle colorés, coiffures amarrées

Aux murs de chaux blanchis par la belle saison,

Sous l’œil compréhensif de la tour Barberousse,

Affable et vieille Dame aux airs de chaperon,

Au carrefour des vents, lorsque la lune est rousse,

Comme des chats frileux, les toits font le dos rond…

 

Je parle d’un pays où la mer et la treille

Enclosent les étangs, refuges des oiseaux.

Je parle d’un pays dont le cœur s’émerveille,

Où le sel étincelle aux pourtours des coteaux…

Je parle d’un pays où l’agate du ciel

Epouse sans frémir la méditerranée,

Où le temps alangui couché sous le soleil

S’écoule en pente douce offrant sa destinée…  

 

Je parle d’un joyau serti par la garrigue,

D’un écrin préservé, véritable oasis

Parfumé de lavande et d’arômes de figue,

Dont le seul nom évoque un coin de paradis

Village millénaire empli d’apothéoses,

Quand l’orient, à l’aube affute son pinceau,

Imagine Gruissan nimbé de tuiles roses

Posé sur la lagune, entre le ciel et l’eau…

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 11:26

Autours d’un feu de camps tout près des caravanes,

Sur le bord de la route à l’endroit convenu,

Hommes, femmes, enfants, assis le soir venu,

Au rythme saccadé des guitares  tziganes,

Ecoutent résonner la plainte bohémienne ;

S’élèvent dans la nuit les chants issus d’ailleurs

Qui célèbrent en chœur l’amour et ses douleurs

Et disent du destin la route quotidienne…

Famille fraternelle aux multiples visages,

Comme depuis toujours en se tenant la main,

Vers un autre rivage ils partiront demain

Poursuivre le voyage au fil des paysages…

Ils perpétuent ainsi l’ancestrale mémoire

Et préservent du temps la fière identité

De ce peuple nomade épris de liberté

Dont l’empreinte demeure en marge de l’histoire…

Citoyens de la terre aux coutumes altières,

Une étoile pour guide au mépris des dangers,

Sans attache ni port en tous lieux étrangers,

Ils traversent le monde ignorant les frontières…

 

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 21:35

A qui sait écouter les rites séculaires

Du monde originel, l'eau vive des ruisseaux,

Le bruissement du vent sur l'axe des roseaux,

Les échos du silence et ses voix solitaires;

Transformera la nuit en vastes champs stellaires...

Et qui, suivra sans peur le chemin de l'éveil

Effleurera du doigt le secret essentiel;

Tous objets dans le ciel résonnent solidaires...

 

Est-il être plus grand et nature plus belle

Que celle de l'amour qui, au fil des saisons,

Fertilise en son sein les nouvelles moissons

Et perpétue ainsi la vie universelle...

Les arbres, les oiseaux, les pierres, les rivières,

Les étoiles et les fleurs ont langage commun,

Chaque chose me dit la beauté de l'hymen,

De ce lien fondateur dont parlent nos prières...

 

Mon amante, allongés parmi les coquillages,

Comme vague au ressac l'un dans l'autre entoilé,

Esprits et corps unis sous le dôme étoilé,

Aux souffles de nos coeurs palpitant aux rivages,

en secrète harmonie embrasés par la flamme,

Puisant racine au sein même du sentiment,

Dans l'ivresse et la foi du partage immanent,

De l'univers sacré nous avons trouvé l'âme...

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