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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:42

Hommes de sable fin, peu à peu, érodé

Par les rumeurs de l’âge, avance, lâche-prise,

Dessine ton chemin sans regret ni méprise,

Ne te prends pas la tête, ose la liberté !...

 

Enlumine ta route. À chaque nouveau pas,

Respire à plein poumons la rose et le clivie,

De la menthe au jasmin, les parfums de la vie,

Marche droit, devant toi, sans crainte du trépas…

 

Ressuscite à chaque heure, abroge tes douleurs,

  Laisse derrière toi les nostalgies anciennes,

Plutôt fier, absous-toi, des corvées quotidiennes,

De tous ces petits riens sans reliefs ni couleurs…

 

Fidèle à tes valeurs, aux raisons de ton cœur, 

Quelques soient les clameurs du temps, reste toi-même.

Sous la pluie et le vent, compose ton poème. 

Des vagues au ressac, désigne-toi vainqueur !...

 

Aux fenêtres du ciel, chante la fraternité,

Goûte jusqu’à plus soif la liqueur d’ambroisie,    

Enivre-toi de vin, d’amour et poésie

Et danse avec la lune au solstice d’été…

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:41

Le long des chemins creux où l’abeille butine

Des rayons de soleil, sous un ciel épuré,

Avec la coccinelle, homme régénéré,

À pas légers, joyeux, j’ai le cœur qui chemine…

 

Le long des chemins creux où fleurit l’aubépine,

La menthe et le lilas, sous l’ombrage des pins,

Exhalent des parfums subtils de poivres fins,

Sur l’aile d’un papillon, j’ai le cœur qui badine…

 

Le long des chemins creux où la brise mutine,

De mille pieds de nez, taquine l’olivier,

La vigne et l’amandier grimpent en espalier,

Sur un vieux clavecin, j’ai le cœur qui lambine…

 

Le long des chemins creux où le moineau lutine,

Rosiers et grenadiers, comme des orpailleurs, 

De sylves en bosquets essaiment leurs couleurs,

Les yeux enluminés, j’ai le cœur qui rapine…

 

Le long des chemins creux où l’herbe batifole,

Capiteux, envoûtants, des arômes de thym,

Aux pieds des grands cyprès, flottent dès le matin,  

Énamouré, grisé, j’ai le cœur qui s’affole…

 

Le long des chemins creux où merle en son faîtage

Louange la futaie, essaims de calicots

Et papiers chiffonnés, de beaux coquelicots

Dansent. Rouge carmin, j’ai le cœur qui voyage…

 

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:38

Valses à quatre temps, la lyre des saisons,

Dans les allées du temps, déposent ses chansons.

Rose, lilas, bleuet, azalée et jacinthe

Exaltent dans les jardins des effluves d’absinthe…

 

Les arbres, sous le vent, s’épouillent bigarrés

Et lancent vers le ciel des calicots ocrés. 

Opéras somptueux aux couleurs éclatantes,

Automne flamboyant célèbrent les bacchantes…  

 

La belle au bois dormant, aux frontières du vivre,

Rêve au prince charmant sous un manteau de givre.

  Mots chuchotés, L’hiver, contemple l’univers 

Et enfante en secret un long poème en vers…

 

Rayonnante, Gaïa entrouvre les yeux clos.

Les oiseaux et les fleurs gazouillent en échos…

Dès l’éveil, le printemps compose, éblouissantes,

Enluminant nos sens, des fugues exaltantes…

 

 Insouciant, l’été vogue jusqu’à Legos

Et sur le sable écrit des odes pour Éros.

Émoustillés, les cœurs chantent ses chansonnettes

Qui font le tour du monde au gré des amourettes…  

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:36

Je voudrais m’enlacer à la vague et danser

Nu sur le sable fin, devenir cette écume

Qui sur les eaux voltige, embraser la lagune

D’elfes évanescents, m’alanguir, m’échouer

Sur la laisse de mer, être ce bois flotté

Qui rêvasse, lascif, au creux des coquillages.

Oiseau bleu, je voudrais décoiffer les feuillages

Somnolant au soleil. L’espace d’un été,

Je voudrais, amoureux, tout en buvant du vin,

De la lune, effeuiller, un à un, tous les voiles.

Les ailes déployées, aux comptoirs des étoiles,

Je voudrais m’attabler, côtoyer le divin.

À cette source claire où l’amour, en secret,

D’un mot doux s’enracine et chuchote sa flamme,

Je voudrais, chaque nuit, désaltérer mon âme,

De la vie à la mort, m’enivrer sans regret.

Je voudrais m’endormir, m’envoler vers l’ailleurs,

Longuement dériver vers ces îles lointaines

Dont rêvent les marins lors des marées soudaines.

Je voudrais cheminer sur les pas des orpailleurs,

Extirper de la glaise et la paix et mon cœur,

Exalter le vivant et la blanche colombe

Et de chants fraternels enluminer le monde ;

Je voudrais, simplement, crayonner le bonheur…    

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:35

Il y a des jours où le temps file la laine  

Des souvenirs. Des jours comme çà, où lointaine,

Ma plume flotte au vent sous l’aile d’un oiseau

Et l’encre de mon cœur s’effile au fil de l’eau…

 

Un rayon de soleil bruisse des persiennes.

Froissements de papier, les nostalgies anciennes,

Dans la clarté du jour, s’estompent à mots feutrés.

Un ange me sourit sous des cieux éthérés…

 

Il y a des jours où les lettres d’un poème

Musardent sous les toits et chantent la bohème.

Un air d’accordéon éveille l’horizon, 

Des parfums de moka flânent dans la maison…

 

Sur la carte du tendre en rimes rectilignes, 

La caresse du vivre affleure entre les lignes.

Une femme fredonne un bouquet de chansons,

Il pleut de l’or liquide au creux des frondaisons…

 

Il y a des jours où le rêve déambule.

Sous l’ombrage des pins fleurit la campanule,

S’évadent des taillis des arômes de thym,

La douceur d’un baiser m’effleure dès le matin…

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:33

Aux premières fraîcheurs d’octobre, vent d’automne,

Prémices de l’hiver, affûte ses couteaux 

Dont l’arbre ébouriffé, feuille à feuille, s’étonne.

Colverts et bois flottés musardent sur les eaux…

 

Octobre au teint de braise, ouvre son opuscule,

S’exalte des senteurs d’humus et champignons

Chancis. À pas de loup, tombe le crépuscule.

La nature s’effrite en pelures d’oignons…  

 

Des nuées de coton toupillent. Gris ardoise,

Le ciel, sur les jardins, dépose ses manteaux.

Marquetées de jasmin et mouchetées d’armoise ;

Ses dentelles de soie, effrangent les coteaux…

 

Feuillages gangrenés, piquetés de mitraille,

Tapis d’herbes jaspé de sang, de rouille et d’or, 

Ultimes flamboiements que la grisaille assaille,

Enfantant le printemps, la nature s’endort…  

 

Un violon sanglote un vieil air de bohème,

Les fleurs comme les cœurs en frissonnent d’émois,

Arabesque de craie, estampe d’un poème,

Le souvenir s’affole et glisse sous les toits…

 

Effluves surannés de rose et d’ancolie,

J’apprivoise des yeux un oiseau migrateur.

Dans les rues, et partout flottent la nostalgie

Et son aile m’emporte, au loin, vers l’équateur… 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:30

Mes rêves les plus fous, au-delà des nuages,

En des ailleurs lointains, m’invitent aux voyages.

 Sur une balancelle, entre doute et clarté,

Des choses de la vie, ils chantent la beauté…

 

Mes rêves les plus fous effleurent l’ineffable.

De l’être à son contraire, ils racontent La fable.

Mes rêves les plus fous sont des oiseaux de sel

Qui guettent dans l’azur le verbe universel…

 

Mes rêves les plus fous effeuillent, une à une,

Les pages du grand livre et cherchent dans chacune

La genèse des mots, l’once de vérité,

La syllabe qui rime avec éternité…

 

Mes rêves les plus fous dérivent à la source

De l’œuvre originelle où l’être se ressource

Et trouve appartenance avec l’immensité.

Quête du nombre d’or, en toute humanité,

 

   Mes rêves les plus fous bannissent la souffrance

Et sèment pour demain des graines d’espérance.

Mes rêves les plus fous parlent de liberté,

D’amour, de tolérance et de fraternité… 

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 02:05

Des rayons de soleil défeuillent la forêt

De ses ombres. Ses doigts d’or, se posent, limpides,

Au croisement des rameaux. Son regard chamarré

Paillette les sous-bois et les torses livides.

Les vieux troncs aguerris et les pieds des chenus

Dans la mousse, engoncés s’enduisent d’améthystes

De nacre, de cristaux. Liquides, argentins.

Des elfes, ondoyants, flottent parmi les schistes.  

Laissés par Séléné, des rubans byzantins,

De mille sacrements, emperlent les boutures.

Les herbes et les fleurs se nimbent de couleurs

Acidulées. La sylve, hissée en arcatures,

Tamise la clarté. Des arbres enjôleurs,

Fragmentant la lumière, enchantent la charmille.

  Aquarelliste, l’aube éclaire le chemin.

Je vois un orgelet glisser d’une ramille.

Le cœur régénéré, vers lui, je tends la main,

 Je suis la goutte d’eau, la larme iridescente

Qui caresse et nourrit la feuille. Mon bonheur

De vivre est si profond ; j’ai l’âme incandescente.

Quelque part des oiseaux se répondent en chœur.

Je chante et puis je danse avec eux. Ritournelle,

Dans ma tête, j’entends la vie envahir les fourrés.

Vertige, la beauté, la nature pérenne

Affile, à fleur de peau, mes sens énamourés…

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 02:01

 Une tour, des remparts, une carte postale,

Toits rouges, des maisons au bas d'un vieux d’un château, 

Une image posée entre le ciel et l’eau,

Un coin de paradis sous la voûte vestale.

Un quai, une jetée, un phare sentinelle

Avancent sur la mer où les cieux bigarrés

Déposent des colliers de rubis chamarrés,

Des écharpes d’iris que la vague crénèle.

Calme langueur d’été sur les eaux fluctuantes,

Sous les ocres chaulés du village endormi, 

Dans la rade du port, tournées vers l’infini,

Humant l’Albe venu d’Espagne, dilettantes,

Des barques, l’une à l’autre accolées, amarrées,

Câlinées par les flots, rêvent de dériver,

De voguer vers le sud, ensemble d’éprouver

L’ivresse du tumulte et des grandes marées.

Avec elles, je flotte entoilé au rivage,

La volupté du vivre exalte ses couleurs ;

L’âme en apesanteur, parmi les oiseleurs,

Je me sens amoureux de ses rives sans âge…

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 01:57

Minces reflets bleutés, subtile anamorphose,

Aquarelliste, l’aube, indécise, dépose

Ses doigts mouillés sur le trait d’horizon.

Le jour se lève, avance, allume son tison

Et la nuit, à pas feutrés, enclot son opuscule,

S’estompe, se retire et puis soudain bascule

Sous les ors du soleil. Paysage éthéré,

Diaphane, irisé de rose. Chamarré,

Le ciel semble épouser les crêtes et les cimes,

Délaver les reliefs, toiletter les abîmes. 

Des larmes de rosée emperlent les roseaux.

Des volutes de sel scintillent à fleur d’eaux. 

Deux barques sur l’étang, sous l’œil compréhensif,

De l’ancestrale tour de Dame Barberousse,

Sommeillent bercées par l’essoufflement lascif

D’Éole amouraché de l’aguicheuse rousse.   

Errance de l’artiste aux rives du tangible,

Effleures de pinceaux sur le monde invisible,

La lumière répand sa semence à foison

Et confère un visage aux ombres. Au diapason,

Un brin de brise anime et les arbres et les herbes.

La nature s’ébroue et se magnifie en gerbes.

Promenant, un matin, du côté de Gruissan,

Aux pourtours des Salins, en quadrille, valsant

Sur la pointe des pieds, j’ai vu maintes aigrettes,

Un ballet de flamands, des gerbes, guillerettes,

De myrtes et d’orchis dévaler les coteaux,

Les Pyrénées, au loin, dresser leurs chapiteaux…

Vision matinale, hors du temps, féérique,

D’un monde préservé, naturel et lyrique… 

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