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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 10:22

Ivresse du grand large, au fil des caniveaux,

Toutes voiles au vent sur de minces rigoles,

Des bateaux en papier se moquent des gondoles ;

Le rêve, dans leur cœur, tisse des écheveaux…

 

Courses folles, galops, sur des chevaux de bois,

Sous les yeux des parents, comme il est de coutume,   

Des enfants, dans la rue, enchantent le bitume ;

Leurs tours de manège en laisse plus d’un pantois…

 

Se prenant pour un aigle et fier de son déni,

En contemplant le ciel, le coq se pavane.  

L’escargot quant à lui s’en va en caravane

Arpenter des chemins ouverts sur l’infini…

 

Prodige une ammonite, assise au fil de l’eau,

De mille grains de sel se brode un diadème.

Sur le sable, elle écrit les mots clefs d’un poème

En regardant briller l’étoile du Verseau…

 

Résonnances d’un monde au-delà des miroirs,

De l’ailleurs à l’ici, sous l’arche des poternes,

Sensible, l’illusoire allume des lanternes ;

L’imaginaire flamboie au centre des trous noirs…

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 10:20

Lorsque viendra le temps des grandes transhumances,

Je suivrai le chemin que prennent les ibis.  

Sous leurs ailes, chantant d’inédites romances,

Je sèmerai au vent mes peines de jadis…

 

Sur la lande des jours passent des flamants roses.

L’acanthe et le lupin sondent les volubilis :

« Où partent ces oiseaux nimbés de couperoses ? »

Ils s’en vont, dans l’éther, cueillir des fleurs de lys... . 

 

Il est dit que là-bas, il est des aubes claires

Et des lagons turquoise où dansent des ondins.

Entre les frondaisons, des fontaines solaires

S’enivrent des iris embaumant les jardins…

 

Dans l’indigo du ciel voltige une sarcelle.

Sous un chêne sautille un écureuil taquin.

Tissant des brins de paille et des bouts de ficelle,

Le printemps fait son nid sous le grand baldaquin…

 

Baisers venus du ciel, la lumière ruisselle.

L’arbre gorgé de sève offre son plus beau fruit.

La vie entre deux eaux fait de la balancelle ;

Ainsi passe le temps, dans le respect d’autrui !… 

 

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 10:09

La lune et le soleil assis entre deux eaux,

Font ces alexandrins que chantent les oiseaux,

Sur le monde, le ciel dépose un regard tendre ;

L’indigo, ce matin, est venu s’y suspendre…

 

Le thym et la lavande embaument les jardins,

Sur les laisses de mer lambinent des ondins, 

Douce dame, Nature entrouvre sa panière

Et délasse, d’un doigt, sa prodigue crinière…

 

Elfes, un peu taquins, de nacre et de cristal,

Il pleut des grains d’amour dans l’espace vital,

Dans mon cœur nénuphar ondoie une naïade ;

L’eau claire de sa voix fredonne une chanson…

 

Gracile, la lumière emperle les coteaux

La belle roselière a sorti ses tréteaux

Et déballe, à tous vents, ses jupons de dentelles ;

Auprès d’un arbousier papotent des sittelles…

 

Alors qu’un charançon s’enivre d’un iris,

Nuées de papillons courtisent l’ibéris.

Tandis que les lilas enjôlent les glycines,

Les lys s’en vont danser au bal des capucines…

 

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 10:04

Muses et baladins, dans la douceur du soir,

Arpentent, en dansant, des chemins de bohème 

Et composent, en chœur, un long et beau poème ;

Le rêve en bout de vers vient, tout près d’eux, s’asseoir…

 

Accueillant en leur sein tout l’ocre d’un genêt,

Estampées sur un drap soyeux couleur ébène,

Bosquets de jasmins, loin de la folie urbaine,

Tissent des quatrains pour en faire un sonnet…

 

À chaque fin de vers gazouillent des ruisseaux.

L’amour, dans l’interligne, enfante des fontaines.

Des rimes enlacées ondoient sur les futaines ;

Leurs chants mélodieux cajolent les roseaux…

 

Onirique, la lune a sorti ses pinceaux,

Ses voiles d’organdi glissent en cascatelles,

Il pleut sur les étangs des frises de dentelles ;

Sur les laisses de mer folâtrent deux oiseaux…

 

Le thym et la lavande écrivent des romans,

Fleurissent, à fleur d’eau, des mots en porcelaine.

Nuées de rossignols, sur les pas de Verlaine,  

Sifflotent, en chorus, la chanson des amants…

 

La cigale céleste entonne un madrigal.

D’un battement de cils, Vénus l’ensorceleuse

Fait frissonner les cœurs. Mutine et enjôleuse,

Elle reçoit les faveurs du grand théâtre astral…

 

Enfantant des perlots de nacre et de cristal,

La nuit, sur ses vestons, dessine un calligramme,

Musique et poésie en broche le programme ;

L’étoile soprano s’embaume de santal…

 

Et quand l’aurore épand ses doigts bleus horizon,

La belle en son boudoir soudain se fait câline, 

Des embruns de lumière entoile sa crinoline ;

Gai pinson, le soleil lui dédie un blason…

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 10:02

Entiché d’une étoile, un chantre extravagant,

Allant au fil des mots, imagine une histoire.  

Son ode allégorique enjôle l’auditoire ;

Il était une fois sur le bord d’un étang… 

 

Inaltérable empreinte inscrite dans l’aubier,

Résonne dans son cœur un souffle doux et tendre.

L’hirondelle, le soir, lui parle sans attendre ;

Au flanc d’une colline il est un colombier…

 

Quand l’aube souriante écarquille les yeux,

Son chant mélodieux caresse sa mémoire,

Il le transcrit en vers, son âme pour grimoire ; 

Flâne entre ciel et terre un air délicieux…

 

Le long d’un chemin creux ondulent des roseaux…

Ne cherchez pas en vain le titre du poème,

Son sens ni le pourquoi, il ne le sait lui-même ;

Il charme, simplement, les fleurs et les oiseaux…

 

Auprès d’un arbousier, tout au fond du jardin,

Accent chantant du Sud, gazouille une cigale.

Exhalant leurs parfums, le lys et l’astragale

Entrecroisent leurs doigts sous l’œil du baladin…

 

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 10:00

J’imagine la vie auprès d’un caroubier,

Petit bonheur furtif, le chant d’une cigale,

Dans la douceur du soir, me charme, me régale ;

Mon cœur est un bois tendre aux couleurs de l’aubier…

 

S’exhalent dans la nuit des brindilles de thym,

Il suffit de si peu pour que temps s’affole,

D’un mouchoir de coton posé sur l’herbe folle,

D’une flûte de vent aux ailes de satin…  

 

L’obscurité, soudain, évente ses manteaux,

La voix lactée entrouvre son corsage,

S’envolent de ses seins mille oiseaux de passage ; 

L’ébène de ses reins s’empaille de cristaux…

 

L’heure sonne, perchée au plus haut des clochers,

Glissent entre mes doigts de petits grains de sable ;

L’étoile de l’amour s’est assise à ma table,

Sur l’eau de ses regards, je fais des ricochets…

 

Sous le grand baldaquin, douceur et volupté

Entrecroisent leurs doigts de nacre et porcelaine.

Vénus et Jupiter tissent des brins de laine ;

Pyrites et saphirs perlent l’immensité…

 

Des flèches de lumière empaillent le cosmos,

La lune sur sa tige esquisse un pas de danse

Sur de vastes tréteaux, la corne d’abondance

Déverse ses fruits d’or sur les enfants d’Éros…

 

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 14:18

La lumière est artiste aujourd’hui. Funambule,

Entre la frondaison, liquoreuse, elle ondule

Et dépose sur l’eau sa palette d’été.

La couleur prend son sens et trouve identité.

Sous ses doigts, ses pinceaux, avec elle, en osmose,

La nature s’évente et se métamorphose.

L’espace se dilate en maints reflets moirés

Et les arbres, les fleurs s’avivent chavirés.

Du ciel, à satiété, il pleut de l’or liquide.

La rivière ondoyante est un miroir limpide

  Jaspé de nénuphars. J’y regarde danser

Le pourpre et le cobalt, l’améthyste épouser

Le jade, le citron emperlés les ramures,

Les larmes d’un saphir, comme des chamarrures

Enluminées citrine et rubis, le lilas

Glisser entre deux eaux, l’ocre, le chasselas

Piqueter les talus,  les rives radieuses

Se nimber, s’entoiler de pierres précieuses.

Sous mes yeux éblouis, des rinceaux de daphnés,

Des coulées macramés, des pampres safranés,

Paysage rêvé, tentures naturelles,

S’harmonisent dans l’ombre, estampés d’aquarelles...

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 14:12

Subtils bruissements, résonnances de cil,

Froissements de draps bleus sur l’ourlet des ténèbres,

Un pâle diadème émerge du grésil ; 

Timidement le jour étire ses vertèbres…

 

La terre, à plein poumons, les yeux lourds de sommeil,

S’épure des sanglots nocturnes. Houppelandes

Aux fenêtres du ciel, des coulures de miel,

Sur l’indigo naissant, ruissellent en guirlandes…

 

Châle rose étendu sur le trait d’horizon,

L’aube, flamberge au vent, poinçonne les nuées.

Nimbé d’or, son pommeau brille comme un tison ;

Les herbes et les fleurs brasillent embuées…

 

La nature, une à une, affute ses couleurs.

Une étoile ondoyante, à travers les feuillages, 

Déploie en éventail ses rayons enjôleurs

Du ciel en fusion, il pleut des coquillages…

 

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 14:07

Longuement, j’ai marché sur les berges de jade

Estampées d’incarnats, d’or ancien, de jasmin.

Verdoyants compagnons de mon cœur en ballade 

De grands arbres courtois m’ont ouverts le chemin.  

 Des taillis, mortaisés, estampillés par l’ombre,

Émanaient des senteurs capiteuses de fleurs

Et d’humus. Bruissements discrets dans la pénombre,

Sur la rive, j’ai vu, sous des saules-pleureurs,

Sautillait l’écureuil. Une houppe s’est posée

Près de lui. Vif argent, l’animal a bondi

Sous la coiffe d’un chêne et la vie apaisée

A repris son long cours. Sous un dôme arrondi,

Entre la feuillaison, des elfes de lumière

Enluminaient les troncs de reflets chamarrés.

Calme ruban jaspé de feuilles, la rivière

Langoureuse étirait ses méandres moirés  

Sous un ciel azuré. J’avais l’âme lutine,

Lascive, à demi-nue, entre deux nénuphars,     

Assis, au fil de l’eau, je rêvais d’une ondine

Émergeant de son bain, avenante et sans fards…

 

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 13:50

Sur les berges de l’Aude, errance au fil des eaux,

Une nymphe voltige, un peu folle, s’étonne.

Soupir évanescent parmi les fleurs, les roseaux,

Une feuille glisse au vent frivole de l’automne…

 

Des brisures de miel nimbent maints voiles fins

Que la brise, un par un, éparpille en dentelles.

Rouges, blancs, jaunes, bleus, des pétales, des parfums

Tourbillonnent légers comme des balancelles…

 

Une lyre bruisse entre la frondaison.

Sur un carré de mousse, un brin d’herbe frisonne.

Un souffle d’âme entonne un refrain de saison,

L’hirondelle s’envole et son écho résonne…

 

Ce que rouille corrode, empourprés de vermeil,

Esquisse un pas de danse. Enluminant septembre,   

Coiffé de cheveux d’ange, un long doigt de soleil

Folâtre dans l’éther. Le ciel a la voix tendre…

 

À ma porte ronronne un vieux chat abyssin

Et mon cœur se ballade. À l’ourlet de tes lèvres, 

Je goûte, mon amour, la pulpe du raisin,

La liqueur d’un baiser enjolive mes rêves…   

 

 

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