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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 14:11

Sur le seuil de la nuit, vestales des hermines

Pointent leurs nez de fouine aux rochelles du ciel.

Nitescence de l’aube, instant confidentiel,

Déambulent dans l’air de blanches étamines…

 

Affable, l’Orient ouvre grande sa soute,

Des anneaux de soleil spiralent dans l’éther.  

L’oracle s’accomplit, le jour s’annonce clair ;

Un sentiment de paix chemine sous la voûte…

 

L’âme, le cœur, l’esprit pétris d’imaginaire,

Appréhendant L’osier du berceau maternel,

Je moissonne le blé de l’amour fraternel

Et tisse l’indigo de la vie ordinaire… 

 

Épouillé des clameurs de l’onde coutumière 

Le souffle suspendu aux vœux de l’Éternel,

Contemplant la splendeur du monde originel

Je trouve appartenance au sein de sa lumière…

 

Cerclé de bleu, Hermès, revenu d’outre-tombe,

Aux doigts du vent léger, joyeux comme un pinson,

Sème des lampions sur le trait d’horizon ;

L’or jaillit de la mine au chant de la colombe…

   

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 14:04

Nitescence de l’aube au coin d’un œil mouillé,

Perle de cristal ou pétale d’asphodèle,

Une larme, à fleur d’âme, au soleil s’échevèle ;

Émerge de l’abîme un vieux phare enrouillé…

 

Felouque de coton, galbes, traits dépouillés,  

Au souffle lent du vent s’effiloche un nuage.

Résurgence du temps, dans mon cœur coquillage

Dérivent des échos à mi-mots gribouillés…

 

Sur la courbe du monde aux limites des eaux,

Almée aux pieds légers, sous un voile de tulle

Enchatonné d’azur, une sirène ondule

Et funambule au loin sur l’aile des oiseaux…

 

Empreinte digitale inscrite dans l’éther,

Rêve de paix, d’amour noté sur un grimoire,

Le vocable premier me revient en mémoire ;

Le chant d’une colombe ouvre l’horizon clair…

 

Sur le buvard des jours, le précepte essentiel

Dessinent des chemins estampillés de rose.

Lavande et bouton d’or fleurissent en osmose ;

L’espérance s’installe aux rochelles du ciel…

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 14:02

Transhumance des jours déployés en étoile,

Le rose et le lilas sillonnent les chemins,

Ancolies et bleuets s’accouplent aux jasmins,

Une flûte de vent ondule sur la toile…

 

Points en suspension sur la courbe du monde,

Des escadres d’oiseaux mouchettent l’horizon,

À la marge du temps, lyrique effloraison,

Résonne dans l’éther le chant de la colombe…

 

Dans ma tête un murmure, à la fois doux et tendre,

M’emporte vers l’ailleurs. Sous des cieux tricotés

D’azur et sables blancs aux draps abricotés ;

En songe, je m’en vais, à pas feutrés m’étendre…

 

Mon cœur est un chiffon estampé d’encres claires,

D’un baiser échangé face à l’immensité,

Mot à mot chuchoté lors d’une nuit d’été,

L’amour s’y est inscrit en lettres circulaires…

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 13:37

Comme, sous le vent, sont, chancelantes, les branches,

Pétri par le roulis de tes reins enflammés,

À ton sexe empalé, les sens aiguillonnés,

Ivre de volupté, je m’arrime à tes hanches…

Éveillé par ta fougue, effrénée, insolente,

Désirant, désireux de son souffle puissant,  

Je me laisse emporter vers l’extase naissant.

Bouleversé, ravi de cette déferlante,

Je tangue sur les flots, semblable à ce navire

Que l’ouragan malmène. Hanté par le désir

De ton corps exalté, sous l’onde du plaisir, 

Le vertige me prend, je perds pied et chavire.

Va et vient incessants d’une vague féline,

Charbon incandescent, mu par la passion,

Mon esprit se dérobe et tombe en fusion

Dans l’abîme où l’amour enfante le sublime…

 

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 13:27

Horizon éclairé, bleu profond, outre-mer,

Lande de sables fins sur la laisse de mer,

Ton corps est mon refuge. Algues et coquillages,

À la frange des eaux, comme autant de feuillages

En lissent la frontière. En cet enclos fleuré,

Errance de mes doigts sur ton ventre moiré.

Amant Énamouré, je savoure la sève

De chacun de tes fruits épandus sur la grève.

La vague prend naissance aux creusets de tes reins.

J’effleure de tes seins les bourgeons purpurins.

Cristaux épars, le sel, sur ta peau, s’éparpille.

Aux balcons de tes yeux mon désir s’estampille.

Ballotté, cajolé par tes flancs indomptés,

Au puits des voluptés, je muse à pas comptés.

Perle dans un écrin de velours et d’hermine,

L’huitre de ton sexe, au toucher, s’enlumine.

Sur mes sens, le plaisir affûte son couteau.

Sous mon glaive tendu s’entrouvre ton château,

Une gangue de feu m’y retient en otage ;

L’extase me saisit, le brassier se propage…

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:08

Ailes de papillon sur les sables dormants,

Caresses de velours, mes lèvres batifolent

Et s’enivrent de miel en des ruchers charmants,

Sous l’effleure, tes sens s’éveillent puis s’affolent…

 

Comme pierre à fusil aiguise les couteaux,

L’extase nous emporte, amoureux et dociles.

Dans un rayon de lune, étrange, à fleur de peaux,

Le bonheur fait son nid sur des terreaux fertiles…

 

Désirant, désireux, exauçant tous nos vœux,

Bateaux ivres, nos corps s’enlacent, se délassent.  

Les vagues au rivage expirent nos aveux,

L’un dans l’autre, entoilés, nos souvenirs s’effacent…

 

Froissements de draps blancs et de papiers froissés,

Sur l’onde du plaisir, nous tanguons somnambules.

Aux ressacs de nos reins, de soupirs en baisers, 

Dérive au fil de l’eau, nous allons funambules…

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:03

Un soir d’été brûlant, sur le sable et la cendre,

Intime, à fleur de peau, tel le chant d’un oiseau,

      Comme un souffle de brise, aux limites de l’eau,

Musicienne, aérienne, éclot une voix tendre…

 

D’où vient cet air sensible aux longs échos de lyre

Qui, tangible, s’élève à la chute du jour ?...

Quel est, délicieux, ce lent sanglot d’amour, 

Dont l’affable murmure éveille mon sourire ?...

 

C’est un filet d’eau claire, épuré de toutes ombres.  

À la fois vierge et doux, estampé au pochoir,

Juste un coin de ciel bleu pas plus grand qu’un mouchoir

Qui m’ouvre l’horizon à l’infini des nombres…

 

C’est l’aura d’une femme, une âme singulière,

Qu’il me semble connaître, un parfum coutumier,

 C’est complice en tous lieux, un être familier

Qui dans le temps dérive, en robe de lumière…

 

Chevelure de paille, à nulle autre pareille,

D’un soupir, enjôlant et mon âme et mon cœur,

Elle me dit des mots qui ruissellent en chœur

Et déposent l’amour au creux de mon oreille…

 

Des étoiles au bout des doigts, elle ensoleille

La page blanche puis, d’un geste de la main,

Essaime des bouquets qui fleuriront demain ;

Pailleté d’ambre et d’or, son regard m’émerveille…

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:02

Lors d’une chaude nuit d’été, suave et douce,

Comme un copeau de brise, un simple courant d’air,

Une empreinte de pas, sur la laisse de mer,

Laisse le souvenir d’une ombre qui s’émousse…

 

Bois flotté sur la grève, il est un vieux retable

Qui fièrement, jadis, côtoyait l’infini.

Sur les dunes s’envole un manuscrit jauni,

Il ne reste plus rien de nos châteaux de sable…

 

La mer toujours avance et nimbe les rivages

D’une mantille bleue. Au loin, dans le grésil,

Un pâle oiseau de sel dérive vers l’exil

Puis d’une aile s’estompe au fond des paysages…

 

   Emportées par le flot des vagues musiciennes,

À l’heure ou l’aube étire, un à un, ses flambeaux,

Chroniques du passé, délavées, en lambeaux,

S’essoufflent, dans l’azur, les nostalgies anciennes…

 

Sur la lande des jours et la crête des heures,

De minute en seconde, exalter de l’instant

Le souffle merveilleux, quitter toutes demeures

Et connaître l’oubli, sans regret, lentement…

 

   

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 11:59

Sur le grand canapé, dans la lueur des flammes,

Prés de l’âtre le soir, ils sont là, simplement,

L’un à l’autre accouplés, nourrissant cœurs et âmes,

De chaleur et douceur, le tendre sentiment…

 

Dans la molle clarté des lampes tamisées

Il caresse son dos et son cou douloureux.

Bercée, elle s’endort sous ses mains apaisées,

Il veille sur son souffle et se sent bienheureux…

  

Sur un coussin, le chat, se déploie et ronronne.  

Une bûche crépite, il la prend dans ses bras.

Tout contre lui blottie, elle bouge et frisonne,

Dans ses cheveux ses doigts s’enroulent, délicats…

 

Au creux de son sommeil, elle soupire encore

Et marmonne à mi-voix et lui, n’ose bouger

De peur de l’éveiller. Plus que tout il l’adore.

Il la trouve si belle et veut la protéger…

 

Ainsi passe la nuit, elle dort et lui rêve

Éveillé. Son amour effleure l’infini,

Il déborde palpable et s’épand sur la grève.

Face à elle, il se sent tendrement démuni…

 

Dehors le vent mugit, c’est la fin de l’automne,

Il fait froid. Dans le parc, les arbres dépouillés

Gémissent sous les coups de butoir. L’heure sonne,

Il l’écoute dormir, les yeux émerveillés… 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 11:57

Dans les rues de Gérone, ils musent au hasard,

Étoile scintillante, effleures du regard,

Un geste de la main, un sourire, un je t’aime !

Amoureux, ces deux là n’ont rien d’autre que même…

 

Loin des bruits quotidiens, merveilleux voyageurs,

L’un à l’autre accolé, quelque part dans l’ailleurs, 

Ils portent avec eux un grand sac plein de rêves,

Un souffle de printemps musarde sur leurs lèvres…

 

Sans chaîne ni promesse, ils marchent enlacés,

Titubent enivrés des plus simples baisers,

Gazouillis de mots doux que l’on peut entendre,

Ils dessinent l’amour sur la carte du tendre…

 

Une porte cochère, un coin d’éternité

À l’abri des passants, en toute intimité,

D’une étreinte fougueuse, apprivoisant les ombres,

Ils désirent s’aimer oublieux des jours sombres…

 

Dans les rues de Gérone, ils musent au hasard,

Étoile scintillante, effleures du regard,

Un geste de la main, un sourire, un je t’aime !

Amoureux, ces deux là n’ont rien d’autre que même…

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