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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 10:07

Je n’oserai prétendre être un nouveau trouvère,

Allant à contretemps, j’écris tout de travers,

Je rêve, je divague et chemine à l’envers ;

Sur le sable mouillé fleurit la primevère… 

 

Ma muse me délivre une œillade sévère,

Et d’elle je reçois des volées de bois verts :

« Calligramme ou sonnet, cisèle donc tes vers !... »

Ma plume s’est brisée en mille éclats de verre…

 

L’encre de mon poème emperle les roseaux,

De rimes en quatrains s’envolent des oiseaux,

Sous leurs ailes, la nuit, vient doucement s’étendre…  

 

La lune, quant à elle, assise entre deux eaux,

Laisse flotter mes mots sans vraiment les entendre

Et regarde le monde avec un regard tendre…

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 10:06

Dans la douceur du soir se retrouver soi-même,

Laisser flotter les mots tout le long d’un poème,

Écouter le silence assis en fin de vers,

En comprendre le sens, son cœur pour univers…

 

Sur le bord d’un layon effeuiller l’asphodèle,

Rester à chaque instant à son âme fidèle,

D’un ongle, chatouiller des brins de vérité,

De l’ombre apprivoiser toute l’obscurité…

 

Escorter, pas à pas, l’orphéon des cigales,

Boire le vin nouveau, se moquer des mygales,

Marcher au bord de l’eau le ciel comme horizon,

Danser avec Vénus sur l’air d’une chanson…

 

Une à une tourner les pages du grand livre,

Cocher sur un papier ce qu’il nous reste à vivre,

Se regarder vieillir sans crainte des miroirs ;

Dans un tiroir ranger un à un nos mouchoirs…

 

Faire de toute route un chemin de bohème,

Apprendre simplement à se dire je t’aime !

Dans le creux de nos mains choyer une chaleil,

Accueillir, sans regret, la pluie et le soleil…

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 09:55

La vie, à pas feutrés, s’effile au fil de l’eau ;

S’effrite l’horizon que je ne puis atteindre.

M’en allant dans le soir m’asseoir sous un ormeau,

Je laisse doucement ma chandelle s’éteindre…

 

Dans un coin de mémoire, il est de vieux papiers

Froissés de souvenirs, impossible à proscrire.

De mon dernier poème, en vers de douze pieds,

Ne reste seulement qu’une strophe à transcrire…

 

Je regarde le ciel bleu profond, indigo,

Nuées de papillon folâtrent sous un platane,

Les herbes et les fleurs dansent le fandango

Que la nature est belle en robe de gitane…

 

J’arrive en bout de ligne, il est temps de ranger

Mes crayons de couleurs, de refermer mon livre.

J’entends déjà venir l’ultime messager ;

Résonne dans mon cœur la souffrance du vivre… 

 

 À l’heure où s’allumera l’étoile du Verseau,  

Je ne veux de velours et pas même de marbre,

Cajoler simplement par le chant d’un oiseau ;

Laissez-moi reposer sous l’ombrage d’un arbre…

 

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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 16:07

Dans maints petits carnets, d’une encre aléatoire,

Sur ma table de nuit somnolent des feuillets.

Chacun d’eux, à mots feutrés, me chuchote une histoire,

Et tisse à mon mouchoir de bien tendres œillets…

 

Errance au fil de l’eau, je m’en vais funambule

Glaner des souvenirs en de secrets sillons.

Ma mémoire au ressac va et vient, déambule

Et j’en suis du regard l’envol des papillons…

 

Dans l’opale lueur d’une trouble veilleuse,

Des ombres et des voix folâtrent sur les murs,

Remonte dans mes filets la fable merveilleuse,  

De mon passé, j’effeuille, un à un, les fruits mûrs…

 

Reviennent mes amours et ces heures magiques

Où le temps suspendu s’étirait en douceur.

S’épanchent dans mon cœur des odes nostalgiques 

Et la nuit s’effiloche auprès de l’âme sœur…

 

Mes joies et mes chagrins tissés de brins de laine

Susurrent en chorus des aubes sans dénis.

Je préserve avec soin la blanche porcelaine

De ces petits bonheurs à tout jamais bénis…

 

Dans des vapeurs d’encens flotte une cantilène.

Tiré directement sans regret au pressoir,

Tant j’ai aimé le vin que ma coupe en est pleine,

Là voilà qui déborde au dernier chant du soir…

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 23:00

Posées sur l’horizon, empreintes digitales

Emperlées de vermeil, à pas d’oiseaux, l’été

Entoile l’aube claire et sur l’immensité,

Étoilés en faisceaux, dépose ses pétales… 

 

Le long des frondaisons, nuées de cascatelles,

En coulures de miel, caressent les chemins. 

Éparses dans l’éther, mille petites mains

Habillent les feuillus d’éphémères dentelles…

 

Comme fétus de paille, émiettés par la brise,

S’envolent lestement lors des fenaisons, 

La lumière voltige au sein des feuillaisons ;

D’un pichet de soleil la nature se grise…

 

Des rinceaux de lumière énouent les pierres grises

Et des fils indigo spiralent sous les cieux. 

Dans les vergers fleuris, elfes malicieux,

Gourmets des passereaux picorent des cerises… 

 

Coquelicot froissé tapi dans l’herbe folle,

Enivré des senteurs d’un merveilleux verger,

J’ai le cœur qui frisonne aux doigts du vent léger,

De futaies en buissons, l’abeille batifole…

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 14:22

Dans la bibliothèque, à l’heure du goûter

S’exhalaient des parfums de menthe et d’oranger.

Tout en buvant le thé avec ma châtelaine,

Je regardais rosir son teint de porcelaine…

 

La clepsydre s’enroule aux doigts du vent léger.

Qui d’elle ou bien de moi, de l’autre est l’étranger ?

Autours des abat-jours toupillaient des phalènes.

Je chuchotais en vain de vieilles cantilènes...

 

Des nuées de coton épincent les buissons.

La neige cette nuit voltige en colimaçons.

Dans la trouble clarté des flammes, Marjolaine,   

Assise près de l’âtre, échevèle la laine…

 

Tout le long de l’hiver, en un secret verger,

Je la savais rêvée à ce charmant berger

Dont les moutons, l’été, transhument dans la plaine ;

Quant à moi je lisais quelques vers de Verlaine…

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 14:14

Quand le peintre s’expose aux regards du profane,

On ne fait qu’effleurer le tissu de son âme.

Sur la pointe des pieds au cœur de ses couleurs

Musent à mots feutrés des échos de douleurs…

 

Des nuances de gris toutes en demi-teintes

Enchatonnent le ciel d’ineffables empreintes, 

Cristalline, une voix fredonne une chanson ;

La nostalgie affleure au fond de l’horizon…

 

Palette en éventail, semant des grains de sables,

L’artiste retranscrit les choses insondables.

Sa peinture est un chant. Lumières en rinceaux,

Le temps qui passe vibre au bout de ses pinceaux…  

 

Un voile de pudeur dérive sur sa toile,

Nul ne connaît vraiment sa muse, son étoile.

Courbes, lignes, dessins fleurissent son cahier ;

S’envolent déguisés des oiseaux de papier…

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 11:26

Ineffable soupir mille fois défroissé,

Sur la montre solaire, un crayon empressé

Esquisse le mot fin. Sous la voûte éternelle,

À tout instant, le temps avance à tire-d’aile…

 

Envolées de feuillets tout justes préfacés,

Comme fumées au vent, tant de jours sont passés

Par le chas d’une aiguille et tant de souvenances

Rejoignent le chemin des grandes transhumances…

 

Mémoire, fil à fil, s’effiloche en lambeaux ;

L’immortel Chronos souffle, un par un, ses flambeaux.  

Tout le long du cadran, graines, jadis fécondes,

À pas serrés, l’horloge essaime les secondes…

 

Le maitre des tarots sonne l’heure au clocher.

Le tocsin n’y peut rien, assidu le cocher

Recueille au pied du lit et les cœurs et les âmes ;

Sur la rose des vents, la semeuse émorfile ses lames…

 

Dès l’aurore, la vie arpente le trottoir

Qui mène au laminoir où l’attend l’émondoir.

Sous nos portes la nuit s’infiltre le silence ;

Sur chaque arbre, un oiseau sifflote et puis s’élance… 

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 11:22

Almées au vent léger, au jardin de mon cœur,

La jonquille et l’iris papillonnent frivoles.

Espiègles farfadets parmi les herbes folles,

Fauvette et rossignol se dandinent en chœur...

 

Au bas d’un volet bleu à demi entrouvert,

Gai luron le printemps s’assoit sous la tonnelle.

Un rayon de soleil, doux comme la flanelle,

Efface les derniers stigmates de l’hiver…

 

Cascatelles de miel à la neuve saison,

Ribambelles de mots, dans les nids, dans les têtes,

Sacralisent le temps des bourgeons et des fêtes ;

Sur la pointe des pieds revient une chanson...

 

Envolées de cristal, eaux claires des ruisseaux,

Dès le matin naissant, une femme fredonne

Une ode au piano. Sous ses doigts de madone,

Emperlés de satin, s’envolent des oiseaux…

 

Des papillons fleuris folâtrent sous les pins

Et l’abeille repart butiner l’astragale.

Des nuées de parfums font une martingale ;

Dans les futaies, l’amour chausse ses escarpins…

 

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 11:20

Musant dans l’aube claire au chant de la colombe,

Aux croisées des chemins, sur le flanc d’une combe,

Froissements d’organsin, soyeux présage aillé,

Sous un vieil olivier l’oiseau s’en est allé…

 

Au hasard de mes pas sourires en allées,

De trouées en sous-bois, cistes et azalées,

Aux doigts du vent léger, fleurent inaltérés

De délicats parfums sous des cieux éthérés…

 

Luminescence enclose, angélique brindille,

Au coin d’un œil de pierre une larme brandille.

Leste comme une anguille un mince filet d’eau

Gazouille entre deux seins nichés sous un ormeau…

 

Enchatonné de miel, voilette safranée,

L’horizon se répand bleu méditerranée.

Lacis échevelé, lent roulis assaini,

Par vagues la lumière arpège l’infini…

 

Un sentiment de paix pointe son nez d’hermine.

D’un battement de cils nature s’enlumine.

Sur l’océan céleste ondoie un églefin,

De l’astre en fusion, il pleut du sable fin…

 

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