Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 00:19

Qu’importe d’où il vient, son bouquet, sa valeur,

Son cépage ou son goût, ses tanins, sa couleur,

Le bon vin c’est celui déposé sur la table

C’est celui que l’on sert à l’ami véritable…

C’est celui que l’on boit avec joie et désir,

Sans vraiment le goûter juste pour le plaisir

De l’instant partagé, du bonheur d’être ensemble ;

Le bon vin c’est celui qui le soir nous rassemble…

Quel que soit le domaine où il fut cultivé,

La barrique, la cave où il fut élevé,

Sa teneur en alcool, son flacon, sa bonbonne,  

L’étiquette qu’il porte et le nom qu’on lui donne,

Le bon vin c’est celui du moment solennel

Où l’on trinque gaiement à l’amour fraternel,

C’est celui qui vous grise et vous tourne la tête ;

Le bon vin c’est celui que chante le poète… 

Repost 0
Published by Philippe Lemoine - dans In Vino Véritas
commenter cet article
5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 14:29

Lumière tamisée, alcôve préservée

Des regards et du bruit, un air de violon,

De guitare ou de jazz, quelques fleurs de salon

Aux parfums capiteux, d’une noble cuvée

Vieillie en fût de chêne une bonne bouteille,

Elégance invitant à la félicité,

Sur la table dressée avec subtilité,

Une nappe brodée, une coupe vermeille

Pleine de fruits ambrés dont la chair étincelle

Sous l’intime flamme aux reflets chamarrés

Qui frémissante danse aux pourtours éthérés,

Romantique à souhait, d’une douce chandelle…

  Deux verres de cristal accolés l’un à l’autre

Et nos yeux musiciens, sous l’archet du désir,

Qui se frôlent grisés par l’immanent plaisir

D’être là, dans ce temps que nous avons fait notre…

Mon Amante, les sens aiguisés par l’ivresse

  Que distille le vin, il n’est pas d’interdit,

Laissons-le-nous parler de l’amour inédit

Qui palpite en nos cœurs nous comblant d’allégresse…

Repost 0
Published by Philippe Lemoine - dans In Vino Véritas
commenter cet article
5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 14:00

Éphémère entoilage, étrange floraison,

Fugitives vapeurs, myriades de voiles,

Aux premières clartés de la mauve saison

Entre les bosquets glisse une gerbe d’étoiles…

 

Coquette demoiselle, émergeant de la nuit,

L’aube les yeux mouillés maquille sa paupière,

Avec délicatesse, à pas feutrés, sans bruit,

Essaime sur ses pas des elfes de lumière…

 

C’est l’époque où les ceps parés de beaux atours

Arborent les flambeaux que leur donne l’automne,

Des perlots de cristal éclairent leurs contours

Révélant leur beauté dont le regard s’étonne…

 

Cavalcade d’enclos mollement vallonnés,

Par vagues les coteaux contingentent les plaines

Et peuplent le terroir de rameaux raisinés

Dont les rangs alignés s’échafaudent en chaînes…

 

Indécis l’horizon bascule, l’astre luit,

A l’orient le ciel empourpre son visage,

L’azur, d'un doigt bleuté, déshabillent la nuit

Et dévoile du Sud l’infini paysage…

Repost 0
Published by Philippe Lemoine - dans In Vino Véritas
commenter cet article
10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 00:22

Lorsque coule le vin embrasant le cristal,

Dans l’âtre de tes yeux, mon amour, provocante

Une flamme rougeoie et, comme le métal

Se tord incandescent, scintille fascinante…

 

Aguicheur ton regard, de brûlants chatoiements, 

Aiguillonne mes sens exacerbés…Déesse

Par l’offrande du sang, de troubles sentiments,

 Tu nourris mon désir m’invitant à l’ivresse…

 

Quand ta gorge frisonne, avale le nectar,

 Ta poitrine palpite, effleure ton corsage, 

À ta lèvre je bois le sublime avatar   

Qui, gage sensuel, éclaire ton visage…

 

Oracle à fleur de peau de l’amour annoncé,

Instants privilégiés que le raisin sustente,

Nous savons tout les deux, sans un mot prononcé,

Que le plaisir aussi réside dans l’attente…

 

Vertige et tourbillon, splendeur, ton corps moiré

Se reflète enjôleur dans l’ambre de mon verre,

Il danse, me convie à l’extase enfiévré,

Révélé, contenu que ta lèvre suggère…

Repost 0
Published by Philippe Lemoine - dans In Vino Véritas
commenter cet article
7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 10:01

  Enlumineur d’instants guillerets, conviviaux

Durant lesquels, courtois, se nouent les liens sociaux,

Où les hommes soudain s’allègent des fatigues

Du labeur quotidien et deviennent prodigues

Délivrant la parole et le mot fraternel

Qui du partage dit : l’élan universel,

N’en déplaise à tous ceux d’humeur nauséabonde

Dont le souhait consiste à dominer le monde,

Fils rebelle et prodige aimé, béni des dieux,

Toujours le bienvenu sous n’importe quels cieux, 

Assaini, purifié de l’hydre de la haine,

Survient le sentiment libre de toute chaîne,

  Quel puisse être le lieu, masure ou bien château,

Lorsque coule le fruit descendu du coteau,

Du riche au miséreux, il n’est plus de frontière,

D’un modeste cruchon la racine fruitière

Généreuse dispense allégrement l’octroi

Accordé par le cep de nos tables : le roi !...

Repost 0
Published by Philippe Lemoine - dans In Vino Véritas
commenter cet article
7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 09:52

 Au rythme des saisons sur la route exaltante,

                De la grappe à la cuve et du foudre au raisin,

Comme des vendangeurs d’une ferveur constante,

Nous cueillons le fruit mûr ranimés par le vin...

 

De la grappe à la cuve et du foudre au raisin,

Nous revenons comblés par la foi persistante, 

De l’ivresse éprouvant le vertige assassin

Nous repartons joyeux vers la vigne envoûtante...

 

Comme des vendangeurs d’une ferveur constante,

Nous récoltons la pulpe à son noble bassin

Puis les sens avinés par la vie existante

Nous façonnons son ambre aux couleurs du destin...

  

Nous cueillons le fruit mûr ranimés par le vin,

Répétant le labeur de façon méritante,

Sans cesse émerveillés par le sang du divin

Nous grappillons du cep la vigueur éclatante...

 

Repost 0
Published by Philippe Lemoine - dans In Vino Véritas
commenter cet article
7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 09:44

Quand un verre à la main, guilleret, je titube,

Mille feux fraternels scintillent dans mes yeux,

Ma langue se délie, égayant le bitume,

J’imagine à foison un monde merveilleux…

 

Dessinant les contours d’un lendemain possible

J’accueille l’étranger quelque soit sa couleur,

Je le baptise frère et chemine sensible

Sur le fil de sa vie ému par sa chaleur…

 

La paume sur le cœur comme les soirs de fêtes,

Pour abroger la haine, ensemble mes amis,

Dans l’amour bâtissons à l’abri des tempêtes

Un oasis de paix où tous seraient admis…

 

Emporté par l’élan, du geste à la parole,

De partager le vin, le pain et l’amitié

Loquace et plein d’espoir sur les mots je m’envole,

Je chante et puis je trinque éméché pour moitié…

 

Et même si je sais que souvent j’affabule,

Exaltant sur l’instant la joie au quotidien,

Je ne peux m’empêcher d’être ce funambule

Qui s’enivre et qui boit pour oublier le sien…

Repost 0
Published by Philippe Lemoine - dans In Vino Véritas
commenter cet article
18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 15:02

J’aime sentir captifs les regards envoûtés

Se poser sur ma robe et contempler sa trame  

Où des reflets nimbés d’ambre et sombres clartés

Jouent avec la lumière enluminant ma larme…

 

Affleurant sur les bords du cristal biseauté,

À qui sait entrevoir les contours de mon âme,

Là, dans les yeux soudain mon étrange beauté,

 Se révèle à celui qui décrypte ma flamme…

 

Ce que l’œil prophétise, exalte les senteurs,

Les arômes subtils de ma terre natale,

Des limons argileux j’ai reçu les faveurs

Dont l’odorat perçoit l’ampleur sentimentale…

 

L’amalgame fleuré sublime l’horizon

Du nez qui sous l’emprise évidement vacille

Sur l’aile des tanins octroyant à foison     

   Les parfums éthérés que mon souffle distille… 

 

Puis vient l’instant béni, de l’amer au sucré,

J’épouse de mon corps liquide, toute entière,

La bouche, mâchouillé d’amoureuse manière,

Je révèle au palais mon univers secret…

 

La richesse complexe enfantée avec soin

De ma chair liquoreuse excite les papilles

Et donne consistance à ces maintes grappilles

Qui comblent du plaisir l’ineffable besoin

 

Longuement attendu par les sens aiguisés

De l’homme qui le verre à la main détermine

De mon identité le caractère intime,

J’éprouve le bienfait des désirs apaisés…

 

Sous le charme présent, extase et volupté

Délivrant ma chaleur d’une douce caresse

 Tissent en chœur la joie immanente à l’ivresse

Pour laquelle, je suis, moi le Vin, adulé…

 

Prodige arrive enfin l’émérite union ;

Je coule dans la gorge et de mon sang j’inonde

Le corps de l’être aimé qui, délivré du monde,

Vacille sous l’effet de la communion…

Repost 0
Published by Philippe Lemoine - dans In Vino Véritas
commenter cet article
18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 14:29

Des rives de la mer jusqu’aux flancs des coteaux,

Sur la plaine et les monts, de maisons en châteaux,

Sur chaque arpent de terre argileuse ou calcaire,

Quel que soit le canton du plus riche au précaire,

Sur les corps, les esprits, le plus mince sentier

Et sur l’arbre et la pierre ou la fleur d’églantier,

Jusqu’aux troncs des feuillus, l’eau vive des rivières

Ou la mare endormie, aux tréfonds des ornières,

Essaimant sur ses pas le bonheur, la beauté

Inscrite en filigrane en la moindre clarté

L’indicible présence étendue en étoile,

Sans frontière, aérienne enlumine la toile

   Sur les ailes d’Éole et la trame des cieux,

Quel puisse être le nom de la chose ou des lieux,

Estampille du Sud, l’âme du vin voyage

Et porte l’allégresse au cœur du paysage…

Repost 0
Published by Philippe Lemoine - dans In Vino Véritas
commenter cet article
18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 14:22

 Attachée au sarment, sinople chevelure,

A la neuve saison, le cep échevelé

Folâtre guilleret sous le souffle étoilé

De la brise enivrant le terroir d’un murmure…

 

Annonces du printemps, de la fleur en garrigue,

Joyeuse ritournelle en guise d’oraison,

Le chant de l’hirondelle embaume sa toison,   

Exhalant les saveurs dont la terre s’irrigue

 

Bruissements furtifs aux creux des paysages,    

Le bourgeon ressuscite et aux flancs des coteaux

S’éveillent des parfums, des arômes nouveaux ;

Intrépide la vie envahit les feuillages…

 

L’espérance fleurit dans les nids, dans les têtes

Quand, d’un rire de femme ou bien d’une chanson

        Soudain l’amour revient égayer l’horizon ;

La vigne a les couleurs que chantent les poètes…

Repost 0
Published by Philippe Lemoine - dans In Vino Véritas
commenter cet article