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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:03

Un soir d’été brûlant, sur le sable et la cendre,

Intime, à fleur de peau, tel le chant d’un oiseau,

      Comme un souffle de brise, aux limites de l’eau,

Musicienne, aérienne, éclot une voix tendre…

 

D’où vient cet air sensible aux longs échos de lyre

Qui, tangible, s’élève à la chute du jour ?...

Quel est, délicieux, ce lent sanglot d’amour, 

Dont l’affable murmure éveille mon sourire ?...

 

C’est un filet d’eau claire, épuré de toutes ombres.  

À la fois vierge et doux, estampé au pochoir,

Juste un coin de ciel bleu pas plus grand qu’un mouchoir

Qui m’ouvre l’horizon à l’infini des nombres…

 

C’est l’aura d’une femme, une âme singulière,

Qu’il me semble connaître, un parfum coutumier,

 C’est complice en tous lieux, un être familier

Qui dans le temps dérive, en robe de lumière…

 

Chevelure de paille, à nulle autre pareille,

D’un soupir, enjôlant et mon âme et mon cœur,

Elle me dit des mots qui ruissellent en chœur

Et déposent l’amour au creux de mon oreille…

 

Des étoiles au bout des doigts, elle ensoleille

La page blanche puis, d’un geste de la main,

Essaime des bouquets qui fleuriront demain ;

Pailleté d’ambre et d’or, son regard m’émerveille…

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:02

Lors d’une chaude nuit d’été, suave et douce,

Comme un copeau de brise, un simple courant d’air,

Une empreinte de pas, sur la laisse de mer,

Laisse le souvenir d’une ombre qui s’émousse…

 

Bois flotté sur la grève, il est un vieux retable

Qui fièrement, jadis, côtoyait l’infini.

Sur les dunes s’envole un manuscrit jauni,

Il ne reste plus rien de nos châteaux de sable…

 

La mer toujours avance et nimbe les rivages

D’une mantille bleue. Au loin, dans le grésil,

Un pâle oiseau de sel dérive vers l’exil

Puis d’une aile s’estompe au fond des paysages…

 

   Emportées par le flot des vagues musiciennes,

À l’heure ou l’aube étire, un à un, ses flambeaux,

Chroniques du passé, délavées, en lambeaux,

S’essoufflent, dans l’azur, les nostalgies anciennes…

 

Sur la lande des jours et la crête des heures,

De minute en seconde, exalter de l’instant

Le souffle merveilleux, quitter toutes demeures

Et connaître l’oubli, sans regret, lentement…

 

   

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 11:59

Sur le grand canapé, dans la lueur des flammes,

Prés de l’âtre le soir, ils sont là, simplement,

L’un à l’autre accouplés, nourrissant cœurs et âmes,

De chaleur et douceur, le tendre sentiment…

 

Dans la molle clarté des lampes tamisées

Il caresse son dos et son cou douloureux.

Bercée, elle s’endort sous ses mains apaisées,

Il veille sur son souffle et se sent bienheureux…

  

Sur un coussin, le chat, se déploie et ronronne.  

Une bûche crépite, il la prend dans ses bras.

Tout contre lui blottie, elle bouge et frisonne,

Dans ses cheveux ses doigts s’enroulent, délicats…

 

Au creux de son sommeil, elle soupire encore

Et marmonne à mi-voix et lui, n’ose bouger

De peur de l’éveiller. Plus que tout il l’adore.

Il la trouve si belle et veut la protéger…

 

Ainsi passe la nuit, elle dort et lui rêve

Éveillé. Son amour effleure l’infini,

Il déborde palpable et s’épand sur la grève.

Face à elle, il se sent tendrement démuni…

 

Dehors le vent mugit, c’est la fin de l’automne,

Il fait froid. Dans le parc, les arbres dépouillés

Gémissent sous les coups de butoir. L’heure sonne,

Il l’écoute dormir, les yeux émerveillés… 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 11:57

Dans les rues de Gérone, ils musent au hasard,

Étoile scintillante, effleures du regard,

Un geste de la main, un sourire, un je t’aime !

Amoureux, ces deux là n’ont rien d’autre qu'eux même…

 

Loin des bruits quotidiens, merveilleux voyageurs,

L’un à l’autre accolé, quelque part dans l’ailleurs, 

Ils portent avec eux un grand sac plein de rêves,

Un souffle de printemps musarde sur leurs lèvres…

 

Sans chaîne ni promesse, ils marchent enlacés,

Titubent enivrés des plus simples baisers,

Gazouillis de mots doux que l’on peut entendre,

Ils dessinent l’amour sur la carte du tendre…

 

Une porte cochère, un coin d’éternité

À l’abri des passants, en toute intimité,

D’une étreinte fougueuse, apprivoisant les ombres,

Ils désirent s’aimer oublieux des jours sombres…

 

Dans les rues de Gérone, ils musent au hasard,

Étoile scintillante, effleures du regard,

Un geste de la main, un sourire, un je t’aime !

Amoureux, ces deux là n’ont rien d’autre qu'eux même…

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 11:54

Long soupir, le silence, entre nos corps sertis,

Bruisse caressant. Estampes libertines,

Exultant les plaisirs des amants avertis,

Nos ombres sur les murs s’apprivoisent mutines…

 

Froissements de lin blanc, effleures et baisers,

Exacerbent nos sens. Des ondes sensuelles,

Au toucher de nos doigts, sur nos corps embrasés,

Hantées de souffles courts, flânent consensuelles…

 

Lent roulis, Va-et-vient sur les sables ambrés,

 Des embruns de marée emperlent la flanelle

De nos peaux. Le désir, farouche, reins cambrés,

  Nous emporte enlacés à la vague charnelle…

 

Tout au bout du naufrage, assis entre deux draps, 

Le cœur désaltéré, chevalier sans armure,

Gémissant mon bonheur dans l’ancre de tes bras ;

Sur les chemins dormants mon souffle est un murmure…

 

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 11:33

 

Sur la rose des vents, j’ai dispersé mes larmes

Et dans un sac rangé mon armure et mes armes.

Épandu dans l’ailleurs, loin, si loin du chaos,

Tout est calme, apaisé. Seuls de tendres échos

Me chuchotent des mots aimables à l’oreille.

Une sirène brune, à nulle autre pareille,

Apparaît, disparaît, m’enjôle à pas feutrés,

Me dévoile, un à un, son âme et ses secrets.

Comme des lunes d’eau, la douceur d’un sourire

Se pose sur le sable et la mer se retire…

Des cristaux de tendresse emperlent ses grands yeux,

Ému par tant de grâce enluminant les cieux,

Rêveur, je vais, je viens, dérive sur la toile

Blanche ou mon cœur palpite entiché d’une étoile…

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 10:59

De sable, de ciment et de chaux, le maçon,

Pierre à pierre, construit les murs de sa maison.

Comme cet artisan procède avec adresse,

Soin et attention, de lin et de tendresse,

Je tisse, fil à fil, le drap immaculé

D’un amour authentique. À ce rêve entoilé,

Aux pourtours d’un étang qu’il me semble connaître,

J’en exalte l’étoile en instance de naître.

Un murmure de vent folâtre entre deux eaux.

La voix d’une sirène enjôle les roseaux

Et le sel papillonne irisé d’étincelles ;

Petit oiseau, mon cœur brasille et bat des ailes…   

Sur la grève, il dessine un sourire avenant,

Un visage, un regard dont il serait l’amant.

De miel et romarin, le songe déambule,

Sous la voûte outre-mer, danse une libellule…

 

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 09:17

Interminable attente au chevet de l’amour,
Mon étoile, ma muse, ô ! Vénus, mon amante,
À ta lampe la nuit, mon âme se lamente,
Comme la lune est grise et monotone le jour…

Sur des quais désertés, je traîne ma douleur.
Une à une, je lis les pages du grand livre,
Rien ne vient alléger mon mal-être de vivre.
Tristes, les heures ont une même couleur…

Reclus dans cet exil pire que le trépas,
Loin de toi, de ton cœur, je perds ma raison d’être,
Je demeure transi le nez à la fenêtre
Et regarde passer ces trains où tu n’es pas…

De jour comme nuit, je fais le grand écart,
Le silence m’étripe et toujours me condamne.
Chaque jour un peu plus s’effiloche ma flamme.
Je soupèse ma vie et songe au grand départ…

Il me faut du chagrin adoucir les humeurs,
Comme l’on jette, à la mer, une bouteille, une épître,
D’un ongle dessiner un cœur sur une vitre
Embuée, apaiser les constantes clameurs…

Je m’accroche à l’espoir, ce mince fil de lin,
Pris par l’émotion, je sens que je déraille,
J’ai l’âme qui défaille et mon esprit m’assaille ;
J’ai perdu le sommeil, mon cœur est orphelin…

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 08:57

Friandises acidulées
Aux couleurs de l’arc-en-ciel,
Elle déguste les mots,
Se grise de musique,
Musarde entre les lignes,
Compose des intervalles
Où tout n’est que chant.
Son sourire au miroir
Dévoile des profondeurs d’âme,
Des lacs d’eaux claires
Où les oiseaux viennent boire.
Elle parle aux étoiles,
Cueille des embruns d’absolu
Qu’elle sème et cultive
En un jardin secret
Où la beauté du cœur
Avec douceur se pose.
Dans sa façon d’être tout est céleste,
Au bout de ses doigts des lucioles dansent,
La magie étincelle.
Aux souffles des chandelles,
Même le silence sur ses lèvres
Distille des arpèges de volupté…

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 14:52

Entre deux eaux, flottant au loin, femme gracile,
Elle agite un mouchoir peuplé d’oiseaux agiles,
Comme des papillons, au bout de ses doigts fins,
Des pétales de fleurs essaiment leurs parfums…

Rose parmi les lys, les bluets, les jacinthes,
Elle semble glisser sur un tapis d’absinthes,
D’un leste pas de danse, aérienne flotter,
Cheveux offerts au vent, doucement s’envoler…

Dans les arbres chantonne une flûte de rêves.
Un souffle printanier enlumine ses lèvres,
Soupir voluptueux, écho repris en chœur,
L’esquisse d’un baiser apprivoise mon cœur…

Les nuages, ambrés de miel, sur son passage,
S’effacent. Arc-en-ciel, l’ombre sur son visage
N’est qu’un sourire tendre, un rayon de soleil,
Un cantique à l’amour où s’épanche le ciel…

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