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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 14:02

Même si mon œuvre est de maigre qualité

Indigne de survivre à la postérité

  Que Dieu m’en soit témoin, en toute circonstance

Fidèle à l’idéal, j’aurai de la substance

Poétique nourri la musicalité

Et trimé sur l’ouvrage en quête de beauté…

J’aurai dans la douleur, au nom de l’excellence,

Tout au moins dans mon art, fait preuve d’exigence

Et respecté mon vœu d’en parfaire le fond

Autant que la forme et l’esprit profond.

Ainsi j’aurai, toujours, avec persévérance

Œuvré, par le travail sans moindre suffisance,

Pour que ma poésie effleure l’éminent,

L’ineffable et transcrive au plus près l’immanent,

Ces univers cachés côtoyant l’invisible

Qui chuchotent tremblants aux sources du sensible.

Du mystère, j’aurai courtisé la clarté,

Du verbe originel cherché la vérité,

Le lien universel animant toutes choses,

Le secret de la vie et ses métamorphoses…

Egalement poète insurgé, révolté

Contre toute injustice, avec intégrité,

Unissant la parole à l’acte nécessaire,

Prônant l’égalité, Caïn comme adversaire,

J’aurai prêté ma voix à tous les innocents

Victimes du despote et ses laquais indécents.

J’aurai combattu l’infâme et la misère,

Dénoncé sans faillir les vertus de la guerre,

De la corruption, du pouvoir, de l’argent ;

Ce que l’homme produit d’ignoble et d’indigent

Et plus encore, loué l’offrande du partage, 

Sans couleur ni frontière, et même d’avantage :

Déclamé fort et clair l’amour, la liberté

Et brandi l’étendard de la fraternité !

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 14:00


Saumâtre et long, le jour s’annonce lapidaire,

Vois, la dame de pique aiguiser ses poignards,

A ses jupons pendus d’innommables bagnards

Consument la lueur du divin lampadaire…

 

Sans éclat, le conforme étreint l’imaginaire,

Poète sans orgueil, de sentiments mignards,

Tu souilles la clameur de tes mots charognards ;

Valet du consensus, tu survis mercenaire…

 

Révolte, ô ! Vérité ressuscite en mon cœur,

Du lyrisme et du beau fais de moi le vainqueur ;

D’un souffle incandescent je veux trouver l’éthique…

 

Ô ! Muses, ô ! Miroirs, d’un verbe flamboyant,

Offrez-moi la splendeur du pouvoir poétique ;

J’en serai l’insoumis, le coupable voyant… !

 

 

 

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 13:58

A ta lèvre je bois la douceur sulfureuse

D’un baiser sensuel et j’effleure à dessein

La courbe palpitante autant que langoureuse

Qui me laisse entrevoir l’ovale de ton sein.

Ondule sous ma main la luxure infernale

De tes reins excavés rutilants de désir 

 Et je sens contre moi, faussement virginale,

Ta cuisse s’entrouvrir comme offerte au plaisir.

Ton souffle dans mon cou, d’une brûlure ardente,

Embrase mon bassin et tes doigts papillons

Folâtrent sur mon corps de façon insolente

Et le monde bascule ;  enivrants tourbillons

Les senteurs de ta peau réveillent mon envie,

Emporté par l’élan vers l’abîme charnel,

  J’enivre tous mes sens des splendeurs de la vie

Et bénis du péché l’extase originel…

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 13:55

Un éditeur me dit laisser tomber la rime

Moins le lecteur comprend plus le livre est vendeur,

Qu’importe le moyen, l’argent n’a pas d’odeur,

Seul compte le profit, n’en faisons pas un crime !

 

Le talent n’a plus cours, regardez la peinture,

Plus c’est laid, plus c’est cher, l’on barbouille à foison

L’informe, le néant sans dire la raison

Et le monde applaudit l’informelle nature.

 

Ecoutez mon conseil, gratuit et sans nuance,

Il faut se faire un nom pour être reconnu,  

Tuez votre voisine ou le premier venu,

Immonde et criminel vous aurez votre chance !

 

Flattez les bas instincts plutôt que d’être digne,

Devenez pornographe inculte et déplaisant,

Vous verrez sans mentir, le rôle est amusant

Et chacun guettera, de vous, le moindre signe…

 

  Préférez-vous attendre alité sous la terre

Que l’un ne nous soudain en quête d’un auteur

Se souvienne de vous le parfait prosateur

Et se dise cupide allons je le déterre…

 

Il est mort j’en ferai sans frais une vedette,

Un bon plan marketing, un hommage enjoué,

Une larme versée et le tour est joué ;

Pour dégager du cash pourquoi pas un poète ?

 

 

 

 

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 13:53

Je ne peux négliger le funeste matin 

En filigrane inscrit sur les mains du destin, 

Si l’on porte le deuil du pouvoir poétique :

Le monde de demain périra sans éthique !

 

Face à l’intolérance, aux dangers de l’affront,

Je déclame ma rime et ferai toujours front ;

Sous le poids des clameurs résonnant sous la voûte,

Je ne suis pas de ceux dont l’échine se voute !

 

En ce siècle perclus, gangrené de douleurs,

Je clame de mon art les plus nobles valeurs

Et provoque en duel la sinistre inculture

Qui de l’homme flétrit le verbe et la nature.

 

Vous pouvez me maudire et même ricaner,

Il faudra vous y faire ou bien m’assassiner,

Et même si je n’ai que ma plume comme arme ;

Augurez-vous vraiment que la crainte m’alarme ?

 

Rustiques spécimens, bâtisseurs de gibets,

Fini le temps contraire où sous les quolibets,

Le poète rasait les murs frappé par l’ironie

De l’humaine bêtise et de sa tyrannie !

  

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 12:40

A quoi bon se mentir, voyons la vérité :
Nous vivons une époque insipide et brutale,
La chose matérielle apparaît capitale
Et le monde fait fi de son hérédité...

L'on ensence l'obscur et la banalité,
L'excellence n'est plus l'idéal suprême,
Plutôt que le travail l'on flagorne à l'extrême,
Complice du nons sens, la moindre absurdité...

Sur l'autel du profit périt l'humanité,
Funeste, la laideur sans fin se perpétue,
Appâté par le gain l'homme se prostitue
Et galvaude son oeuvre avec duplicité...

Il n'est plus un domaine où survit l'équité,
D'une haleine fétide éclaboussant son âme,
Le désir de richesse époumone la flamme
Et de ses bras puissants étouffe la clarté...

Qu'importe le talent, le sensible et le beau,
Inculte, l'art se vend comme une marchandise
Et l'artiste lui-même, atteint de couardise,
Pour un maigre salaire immole son flambeau... 

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 00:20


Moi ! Seul comme sujet, libre sans dictionnaire,

Comme l’on pèle un fruit, avec soin, lentement,

Afin d’en côtoyer l’envers du sentiment,

J’ai dépouillé les mots de leur sens ordinaire…

 

Sans effet ni raison, de mon imaginaire,

Sur les sonorités, d’un rêve, longuement,

J’ai laissé dériver mon esprit autrement

Et pillé l’alphabet de son vocabulaire…

 

Émancipés des noms, exempts de préjugés

Des symboles nouveaux, tant abstraits qu’imagés,

Transposent le réel en souffle allégorique…

 

Ce qui fut ressuscite à l’aune du devin,

Il n’est plus de frontière à l’œuvre du divin ;

Toute chose s’inscrit sur l’eau métaphorique…

 

 


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