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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 14:37

 

 


Ombrageuse splendeur aux puits des métaphores,

Sur le seuil du chaos résonne le néant,

Sublime désaveu sur les pas d’un géant,

De colère, les dieux parfument leurs amphores…

                                                                     

O ! Terrible fracas, crainte des doryphores,

Purge de ses griefs le spectre malséant,

Hurle, gronde et mugit, chasse le mécréant,

Enlumine le ciel d’éclairs et sémaphores…

 

Éphémère est la gloire à l’aune du destin,

Saisi d’effroi, l’esprit contemple sa déroute,

De son âme, l’orgueil s’éclipse clandestin…

 

Comme un enfant craintif, esseulé dans le doute,

L’homme prie à genou l’orage à l’horizon

Mais divine, la foudre ignore l’oraison…

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 14:35

 

 

A ceux qui font l’effort de voir et puis d’entendre,

Penché sur le métier s’échinent rigoureux

Et cherchent la beauté seulement pour comprendre,

Appréhender le sens du monde ténébreux.

A l’inventeur perclus cheminant dans le doute

Mais qui sans compromis porte en lui l’idéal

A l’être créatif que l’inculte redoute,

          A celui qui nourrit le verbe capital.

A ceux qui, pas à pas, cheminent dans l’exigence

Et de sang et de sueur forgent par le travail

L’ancestral savoir-faire au lieu de l’indigence

Et portent le souci du plus petit détail.

A celui qui fait front en toute circonstance

Et demeure fidèle à ses rêves d’enfant,

A celui qui donne à son œuvre consistance,

 A celui qui ne peut se vendre au plus offrant.

Et enfin à tous ceux de même appartenance

Qui du ciel à la terre imaginent le lien,

Ressuscitant ainsi l’antique souvenance,

Qui libère le mortel de l’acte régalien :

Insigne clarté, l’art, résonance de l’âme,

Dévoile dans la douleur les sentiments du cœur,

Sensibles et tremblants, comme l’eau de la flamme,

Ces univers cachés dont l’artiste est vainqueur

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 14:33

 

 

Vêtus de longs draps noirs aux cols immaculés,

Comme un vol de corbeaux nourris par la charogne,

Orgueilleux procureurs : ils jugent sans vergogne

Et fondent leurs verdicts d’arguments éculés…

 

Imbus de leurs fonctions, par leurs rôles saoulés,

Baladins et bouffons achèvent la besogne ;

La justice bafouille et se dandine ivrogne :

La cour est un théâtre aux acteurs décalés…

 

L’arbitraire pour toise, oscille la balance,

Son peson est faussé, chacun n’a pas sa chance,

Sous l’or et l’apparat l’humain apparaît nu !

 

Ni ange, ni démon, innocent ou blâmable,

Avant le jugement considéré coupable ;

C’est le dos courbé que se tait le prévenu…

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 14:32

Il en est un qui prie et pleure à chaudes larmes

Tandis qu’un autre dîne estimant son butin,

Regarde le, repu digérer son festin,

Son indifférence est : la plus lâche des armes…

 

De l’humaine laideur il porte les vacarmes,

Ne sachant dispenser les bienfaits du destin,

Egoïste et avare il en est le pantin ;

Des vertus du partage il ignore les charmes…

 

Détourant le regard pour ne pas l’écouter,

Sans remords, de son frère il semble s’écarter

Et méprise la main qui vers lui s’est tendue…

 

Sur ce mal effrayant que nul ne sait guérir,

O ! Vérité cruelle, à quoi bon discourir :

« Il en est un qui meurt et l’autre qui le tue ! »

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 14:29

 

 

D’une vaste langueur le temps sans fin se traîne

Insensible à l’ennui qui grisâtre m’entraîne

Vers l’abysse d’ébène où seul le moribond,

Irrémédiablement, tombe sans faire un bond…

Dans le gouffre béant, immobile, je plonge,

Amorphe mon esprit, poreux comme une éponge,

S’imbibe de l’alcool de l’indécision

Et tergiverse au bord de la dépression…

Vers le bas, une main me pousse et une autre

Me tire et le néant m’attire, je me vautre

Dans l’amer de mes pleurs et flotte entre deux eaux

Semblable à ce nuage au faîte des coteaux

Que la pente emprisonne et que le vent bouscule ;

Aphasique, mon cœur dans le vide bascule…

Seul m’obsède l’affreux remords aux doigts crochus,

Je l’entends ricaner : « Vois tes rêves déchus,

Allongés dans la tombe, ils sont à ton image ;

Larmoyants mollassons sans espoir ni courage. »

Que ne ferais-je, hélas ! Pour à ce point aimer,

Jusqu’à verser le sang heureux de m’abîmer,

Me fondre dans les bras d’un sanglant crépuscule

Où le ciel agonise et l’horizon recule ! 

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 14:28

 

 

Coupable d'être née en un mauvais endroit,

De l'humaine laideur l'innocente victime,

Elle rode partout, sans ressource ni droit,

Sans cesse côtoyant, la peur, la faim, l'ultime...

 

Il arrive parfois, d'un bénéfique instant,

Qu’elle aborde l'espoir abrogeant son errance

Et trouve le repos simple et réconfortant,

Que d'un moment de paix vienne la délivrance...

 

Illuminant la nuit d'une sombre clarté,

Ange frêle aux grands yeux d'une beauté rebelle,

Elle bénit les dieux pour leur piètre bonté

Et déniche un butin au fond d'une poubelle...

 

Il lui suffit de peu, d'un vieux guignon de pain,

D'un petit peu de rien, d'une étoffe fanée,

D'avoir pour seul trésor un vieux sous dans la main,

Remerciant la chance, elle se sent fortunée...

 

Mais le monde, insensible au cycle des malheurs,

Cruel, toujours plus loin, dans les limbes la pousse

Alors, elle grandit percluse de douleurs

Et de la mort attend la terrible secousse...

 

Lorsque, déjà petite, elle courait pieds nus,

Et cueillait de la vie un peu du nécessaire,

Effluves de bohème aux regards ingénus,

Comme une ombre sans nom, je l'appelais misère...

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 14:27

Sylphide, à ton corsage, aussi doux que cruel,

Lors d'une étrange nuit j'ai bu jusqu'à la lie

Le mirifique alcool de la mélancolie

Dont le sang fauve et noir me grise, sensuel !

 

Et mon âme en catin se prête au rituel,

Lorsqu'elle titube ivre au bord de la folie,

Lasse, elle s'abandonne et se trouve jolie

Embrasant ma langueur d'un sanglot virtuel...

                                                                                     

Fugace vision, à la fois belle et sombre,

Sans cesse me poursuit un visage dans l'ombre ;

D'en chercher le reflet, je m'épuise séduit...

 

Musarde dans mon cœur, présence inexplicable,

Le rêve inavoué d'une femme improbable ;

Enjôleur, son sourire inonde mon ennui...

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 14:23

Je perçois tous vos mots le cœur en catharsis,

Encollés, l'un à l'autre, à cette table, assis,

Nul d'entre vous n'entend la vaste solitude

Dont je porte, muet, la triste servitude.

J'aurai voulu vous dire..., avec vous partager,

A quoi bon, je me tais pour ne point déranger !

Vous riez, vous chantez déclamant des « je t'aime ! »

Mais vous n'écoutez pas mon ultime poème.

Étrange impression, parmi vous, je suis là,

Et pourtant esseulé, transparent, au-delà,

Suspendu sur le fil ténu de l'espérance,

Dans l'attente, guettant avec persévérance

Une lueur de vos yeux, seulement désireux

D'un peu d'attention, d'un regard chaleureux...

Mais plus seul que jamais, perdu dans mon errance,

Revient le sentiment cause de ma souffrance ;

Je suis un étranger de vous tous méconnu,

Sur un cheval ailé, comme je suis venu,

L'image est là présente à chaque coin de page ;

Un jour, je partirai, discret sans équipage,

Pour un pays plus froid que l'hiver sibérien...

Demain, je serai mort et vous n'en saurez rien !...

Peut-être l'un de vous contera mon absence ;

Vous parlerez de moi...L'espace d'un silence,

Lors d'un fugace instant perdu dans l'avenir,

Soudain, j'existerai comme un vieux souvenir,

Une ombre ou bien un spectre, un fantôme halogène

Mais il sera trop tard, poussière d'oxygène

Emporté par le temps, je voguerai si loin

Vers un lieu sans mémoire où tout git dans un coin,

Hélas, puisque mon âme hante d'autres alpages,

A ma santé, buvez la liqueur des cépages ! 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 14:18

Calme langueur d’été sous le ciel alité

Le jour a les couleurs que lui prête mon âme,

Il respire à son pas les parfums qu’elle émane

Et s’étire comme un chat plein de volupté…

 

Entrelaçant l’azur et ses vastes auvents 

Olympien l’horizon, de sa lèvre nimbée

D’or liquide, flamboie, électrise, galbée

La ligne où les coteaux dressent leurs paravents…    

              

Nomade intemporel, l’imaginaire inné

D’un murmure entrebâille une porte possible ;  

Commence ici le rêve au-delà du visible, 

J’en dessine l’étroit passage enluminé…

 

Toute chose est soumise au rythme de mon cœur

Et n’a pour fonction que de nourrir le songe,

Transmutant l’apparence en sublime mensonge

J’invente l’univers dont je suis le vainqueur…  

 

J’interpelle la mort, je révoque l’ennui,

Le soleil peut mourir la lumière demeure,

De l’ailleurs j’ai bâti l’allogène demeure,

L’un me dit c’est le jour, je réponds c’est la nuit…

 

Une horloge au loin sonne et j’entends un oiseau,

Croyez-vous que la mort de son doigt me désigne,

Utopique, insurgé, je persiste et je signe :

« Je me moque du vent car je suis un roseau… »

 

 

 

 

 

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 14:15

  Plutôt crever de faim et vivre vagabond

Que de brader mon art car même moribond

En moi, je porterai la richesse abondante,

Celle qui nourrit le cœur de manière éclatante

Et de l’être, en tous lieux, désigne les valeurs

Dont les vertus de l’âme arborent les couleurs.

Et même réprouvé, moi, modeste félibre,

Face à l’adversité, solitaire mais libre,

Ne pouvant oublier l’adage capital,

Je trouverai la force au sein de l’idéal

Car nul bien n’est plus beau que d’exister fidèle

A ses rêves d’enfants. Ainsi toujours rebelle

A tous les compromis du monde matériel

Qui galvaude l’éthique et le verbe essentiel,

Je mènerai sans peur le combat poétique

Et resterai moi-même encensant l‘authentique.

Je pourrai dire alors, que d’avoir bien vécu,

Qu’importe si demain, squelette étique, vaincu,

Grignoté par les vers mon corps se décompose :

« Je n’ai pas le regret de la métamorphose ! » 

  

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