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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 13:41

L’obscurité vagit sur l’être assujetti. 

Les temps sont corrompus, voués à l’ignorance !

La vague rugissante épand l’intolérance ;

Monte des profondeurs le brasier pressenti…

 

Fétide, la clameur, en bouquets d’épineux,

Insufflent son venin sur des terres amères ;

C’est le bal des maudits, gorgones et chimères

Embrasent l’horizon de mirages haineux…

 

Tandis que nos esprits sommeillent repliés,

Au quatre coins du monde, il pleut de la mitraille.

En plein jour, l’animal, sournoisement, travaille

Et couvre d’un linceul nos rêves oubliés… 

 

La liberté s’essouffle assignée au bûcher.

Pour son corps garrotté, point de miséricorde,

Les quatre fers en l’air, suspendu à la corde,

On la pend, on l’écorche au crochet du boucher… 

 

Cœur nu, flamberge au vent secouons la torpeur

Qui flagorne et endort nos âmes incertaines.

Frères, allons marcher sur ces routes hautaines

Où la teigne promène et le souffre et la peur…

 

 

 

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 13:37

Comme, sous le vent, sont, chancelantes, les branches,

Pétri par le roulis de tes reins enflammés,

À ton sexe empalé, les sens aiguillonnés,

Ivre de volupté, je m’arrime à tes hanches…

Éveillé par ta fougue, effrénée, insolente,

Désirant, désireux de son souffle puissant,  

Je me laisse emporter vers l’extase naissant.

Bouleversé, ravi de cette déferlante,

Je tangue sur les flots, semblable à ce navire

Que l’ouragan malmène. Hanté par le désir

De ton corps exalté, sous l’onde du plaisir, 

Le vertige me prend, je perds pied et chavire.

Va et vient incessants d’une vague féline,

Charbon incandescent, mu par la passion,

Mon esprit se dérobe et tombe en fusion

Dans l’abîme où l’amour enfante le sublime…

 

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 13:27

Horizon éclairé, bleu profond, outre-mer,

Lande de sables fins sur la laisse de mer,

Ton corps est mon refuge. Algues et coquillages,

À la frange des eaux, comme autant de feuillages

En lissent la frontière. En cet enclos fleuré,

Errance de mes doigts sur ton ventre moiré.

Amant Énamouré, je savoure la sève

De chacun de tes fruits épandus sur la grève.

La vague prend naissance aux creusets de tes reins.

J’effleure de tes seins les bourgeons purpurins.

Cristaux épars, le sel, sur ta peau, s’éparpille.

Aux balcons de tes yeux mon désir s’estampille.

Ballotté, cajolé par tes flancs indomptés,

Au puits des voluptés, je muse à pas comptés.

Perle dans un écrin de velours et d’hermine,

L’huitre de ton sexe, au toucher, s’enlumine.

Sur mes sens, le plaisir affûte son couteau.

Sous mon glaive tendu s’entrouvre ton château,

Une gangue de feu m’y retient en otage ;

L’extase me saisit, le brassier se propage…

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 22:44

Sinistre nuit d’écume,

Ciels brouillés, nuées pesantes et sombres,

Soleil de plomb, lumières livides,

Ténèbres et pestilences,

Brûlante de fièvre,

L’humaine conscience se désagrège.

De traîtres yeux barbares

Aiguisent leurs couteaux.

Des égouts montent, nauséabondes,

De funestes clameurs de souffre.

L’ombre, au milieu de la foule,

Plane et avance masquée.

La bête bave, vocifère et puis hurle à la mort, 

Ronces et barbelés claquemurent l’horizon,

Incandescente, la haine dégouline le long des trottoirs.

Piège mortifère, le hasard

Décime l’innocence, du regard.

C’est la nuit des assassins,

Des éclats de mitraille fusent,

Asphalte, pierres et murs maculés du sang des agneaux,

Ultimes cris des trépassés,

La ville brûle !

Dans les rues de Paris,

Point de miséricorde,

Inertes, désarticulés,

Privés du souffle essentiel,   

Les corps s’amoncellent.

Rêves de paix et d’amour,

Nos châteaux de sable s’effritent en lambeaux.

Justice et Liberté se désespèrent

Et déambulent, hagardes, au sillon des catacombes.

L’âme déchiquetée, marquetée au fer rouge,

Les tripes à l’air,

Le cœur percé d’une aiguille,

La république vacille

Et le précieux métal s’oxyde.

Mille et cent cris, à l’arme blanche,

Lacèrent le bitume.

Ô, tristes et lancinantes plaintes,

Longs sanglots de chair et de sang,

Sur les bords de Seine,

Marianne pleure, pleure ses enfants…

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 22:39

Quand la parole prêche et la haine et la rage.

Lorsque la barbarie outrage nos couleurs,

Que d’un garrot, la bête étrangle nos valeurs,

Indicible l’horreur, s’inscrit en bout de page …

 

Errance de mon cœur sur des châteaux de sable,

Sur ma joue, une larme aiguise son rasoir,

J’arpente les pavés mouillés du désespoir,

Où s’abîme âprement l’horizon périssable…  

 

Parmi les trépassés couchés sous les décombres,

Je cherche l’étincelle en regardant les cieux,

Cet amour absolu prôné par tous les Dieux,

De petits grains d’espoir perdus dans les jours sombres…

 

La rose et le lilas périssent à nos portes,

À l’ombre des tilleuls je n’irai plus m’asseoir.

Le cœur au bout des doigts, dans la douceur du soir,

Je partirai prier au bal des feuilles mortes… 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:42

Hommes de sable fin, peu à peu, érodé

Par les rumeurs de l’âge, avance, lâche-prise,

Dessine ton chemin sans regret ni méprise,

Ne te prends pas la tête, ose la liberté !...

 

Enlumine ta route. À chaque nouveau pas,

Respire à plein poumons la rose et le clivie,

De la menthe au jasmin, les parfums de la vie,

Marche droit, devant toi, sans crainte du trépas…

 

Ressuscite à chaque heure, abroge tes douleurs,

  Laisse derrière toi les nostalgies anciennes,

Plutôt fier, absous-toi, des corvées quotidiennes,

De tous ces petits riens sans reliefs ni couleurs…

 

Fidèle à tes valeurs, aux raisons de ton cœur, 

Quelques soient les clameurs du temps, reste toi-même.

Sous la pluie et le vent, compose ton poème. 

Des vagues au ressac, désigne-toi vainqueur !...

 

Aux fenêtres du ciel, chante la fraternité,

Goûte jusqu’à plus soif la liqueur d’ambroisie,    

Enivre-toi de vin, d’amour et poésie

Et danse avec la lune au solstice d’été…

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:41

Le long des chemins creux où l’abeille butine

Des rayons de soleil, sous un ciel épuré,

Avec la coccinelle, homme régénéré,

À pas légers, joyeux, j’ai le cœur qui chemine…

 

Le long des chemins creux où fleurit l’aubépine,

La menthe et le lilas, sous l’ombrage des pins,

Exhalent des parfums subtils de poivres fins,

Sur l’aile d’un papillon, j’ai le cœur qui badine…

 

Le long des chemins creux où la brise mutine,

De mille pieds de nez, taquine l’olivier,

La vigne et l’amandier grimpent en espalier,

Sur un vieux clavecin, j’ai le cœur qui lambine…

 

Le long des chemins creux où le moineau lutine,

Rosiers et grenadiers, comme des orpailleurs, 

De sylves en bosquets essaiment leurs couleurs,

Les yeux enluminés, j’ai le cœur qui rapine…

 

Le long des chemins creux où l’herbe batifole,

Capiteux, envoûtants, des arômes de thym,

Aux pieds des grands cyprès, flottent dès le matin,  

Énamouré, grisé, j’ai le cœur qui s’affole…

 

Le long des chemins creux où merle en son faîtage

Louange la futaie, essaims de calicots

Et papiers chiffonnés, de beaux coquelicots

Dansent. Rouge carmin, j’ai le cœur qui voyage…

 

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:38

Valses à quatre temps, la lyre des saisons,

Dans les allées du temps, déposent ses chansons.

Rose, lilas, bleuet, azalée et jacinthe

Exaltent dans les jardins des effluves d’absinthe…

 

Les arbres, sous le vent, s’épouillent bigarrés

Et lancent vers le ciel des calicots ocrés. 

Opéras somptueux aux couleurs éclatantes,

Automne flamboyant célèbrent les bacchantes…  

 

La belle au bois dormant, aux frontières du vivre,

Rêve au prince charmant sous un manteau de givre.

  Mots chuchotés, L’hiver, contemple l’univers 

Et enfante en secret un long poème en vers…

 

Rayonnante, Gaïa entrouvre les yeux clos.

Les oiseaux et les fleurs gazouillent en échos…

Dès l’éveil, le printemps compose, éblouissantes,

Enluminant nos sens, des fugues exaltantes…

 

 Insouciant, l’été vogue jusqu’à Legos

Et sur le sable écrit des odes pour Éros.

Émoustillés, les cœurs chantent ses chansonnettes

Qui font le tour du monde au gré des amourettes…  

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:36

Je voudrais m’enlacer à la vague et danser

Nu sur le sable fin, devenir cette écume

Qui sur les eaux voltige, embraser la lagune

D’elfes évanescents, m’alanguir, m’échouer

Sur la laisse de mer, être ce bois flotté

Qui rêvasse, lascif, au creux des coquillages.

Oiseau bleu, je voudrais décoiffer les feuillages

Somnolant au soleil. L’espace d’un été,

Je voudrais, amoureux, tout en buvant du vin,

De la lune, effeuiller, un à un, tous les voiles.

Les ailes déployées, aux comptoirs des étoiles,

Je voudrais m’attabler, côtoyer le divin.

À cette source claire où l’amour, en secret,

D’un mot doux s’enracine et chuchote sa flamme,

Je voudrais, chaque nuit, désaltérer mon âme,

De la vie à la mort, m’enivrer sans regret.

Je voudrais m’endormir, m’envoler vers l’ailleurs,

Longuement dériver vers ces îles lointaines

Dont rêvent les marins lors des marées soudaines.

Je voudrais cheminer sur les pas des orpailleurs,

Extirper de la glaise et la paix et mon cœur,

Exalter le vivant et la blanche colombe

Et de chants fraternels enluminer le monde ;

Je voudrais, simplement, crayonner le bonheur…    

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:35

Il y a des jours où le temps file la laine  

Des souvenirs. Des jours comme çà, où lointaine,

Ma plume flotte au vent sous l’aile d’un oiseau

Et l’encre de mon cœur s’effile au fil de l’eau…

 

Un rayon de soleil bruisse des persiennes.

Froissements de papier, les nostalgies anciennes,

Dans la clarté du jour, s’estompent à mots feutrés.

Un ange me sourit sous des cieux éthérés…

 

Il y a des jours où les lettres d’un poème

Musardent sous les toits et chantent la bohème.

Un air d’accordéon éveille l’horizon, 

Des parfums de moka flânent dans la maison…

 

Sur la carte du tendre en rimes rectilignes, 

La caresse du vivre affleure entre les lignes.

Une femme fredonne un bouquet de chansons,

Il pleut de l’or liquide au creux des frondaisons…

 

Il y a des jours où le rêve déambule.

Sous l’ombrage des pins fleurit la campanule,

S’évadent des taillis des arômes de thym,

La douceur d’un baiser m’effleure dès le matin…

 

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