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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 10:32

 

 

J’entends cet autre moi, d’un trop maigre crédit,

Faible, mû par l’orgueil, sans cesse il se lamente,

L’Ego verbalisé du mal qui le tourmente,

Il ne peut s’empêcher de se croire maudit…

                                                              

Pour guide le renom, d’un rien, il s’applaudit,

Toujours insatisfait, c’est d’une voix démente

Qu’il implore les cieux d’abroger son attente,

D’un besoin d’existence il brave l’interdit…

 

Amis, ne jugez point misérable cette âme,

Elle sait du destin la monstrueuse lame,

De la mort elle entend le souffle originel…

 

Ô ! Miroirs, ô ! Regards, d’une reconnaissance,

D’un éloge, offrez-lui, de la gloire, la stance,

Qu’elle puisse, apaisée, enlacer l’éternel…

 

 

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 10:30

 

Comment appréhender, du destin, l’innommable,

De la vie à la mort l’ultime fusion ?

Comment l’être peut-il, d’une humble vision,

Du vide et du chaos concevoir l’impensable… ?

 

Nulle raison ne sait définir l’ineffable,

Ce qui vit au-delà de la conception

Ne peut être perçu que par l’émotion,

Seul l’art dit en frôler l’arcane inexprimable…

 

Mais d’où vient ce besoin d’exprimer la beauté,

Du mystère vouloir saisir la vérité,

La recherche de sens n’est-elle qu’arrogance… ?

 

Toute œuvre a pour motif l’immuabilité,

De ce don, l’homme accède à la divinité,

Du moins, il veut le croire empli de suffisance…

 

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 10:27

                                             

Toi, dont la folle ardeur éveillait mon désir,

Dont le souffle attisait la fougueuse caresse,

Printemps, moi qui t’aimais pour ta verte jeunesse,

A ta lèvre j’ai bu l’insouciant plaisir…

 

J’ai tant vu dans tes yeux de bonheurs à saisir

Que du chemin de vie éprouvant la  richesse,

Tout le long des saisons, sans regret ni tristesse,

Entre mille trésors, je n’avais qu’à choisir…

 

Et même, si parfois, j’ai connu la déroute,

Je me suis fourvoyé dans l’erreur et le doute,

Lucide face au monde et son lot de douleurs,

 

Je ne peux pour autant m'absoudre de ta prose,

Du rêve et du vécu l’inestimable chose,

Je reste cet enfant fidèle à tes couleurs…

 

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 00:56

D’un trait de sel cochant l’arcade des paupières,

D’évanescents soupirs, des elfes fugitifs

Auréolés de quartz batifolent furtifs,

Sur l’étang de mes yeux scintillent des lumières…

 

Ephémères poudrins de vent et de poussières,

Du verger temporel les papillons captifs,

Echos brumeux, tremblants, des souvenirs rétifs

Enluminent mes cils de larmes nourricières…

 

L’empreinte du passé, cristallin vermisseau,

Serpente sur ma joue et laisse son ruisseau,

Crayeuse, sous ma peau, transparaît l’ecchymose…

 

Résonances d’hier, des calices fanés

Exaltent dans mon cœur des parfums surannés,

D’un baiser, le chagrin sur ma lèvre se pose… 

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 00:55

Dans les esprits musarde un sibyllin visage

Dont nul être ne sait sentir l’intemporel,

L’homme va jusqu’à même en nier le réel

Refusant d'accueillir son baiser en hommage…

 

Aux hasards des faubourgs il chiffonne une page,

Plus loin un lumignon, dans le vide éternel,

Titube et s’éparpille atteint d’un trait mortel,

Insensible l’espace absorbe son image…

 

Vêtu de crêpe noir, larmoyant pèlerin,

Pour offrande le deuil, vient le temps du chagrin,

De rosée et cristaux s’enluminent les larmes…

 

Sur le fil des saisons le souvenir faiblit,

De marées en ressacs se dépose l’oubli ;

Au cœur des astres morts s’effilochent les âmes… 

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 00:53

Maquillant son regard sans grâce ni magie

Pour cueillir de la gloire un bien maigre butin,

Enjôleuse mon âme a des airs de catin,

Sous ce masque factice, elle se réfugie…

 

En cela, pitoyable, elle éteint la bougie,

Cette pauvre clarté qui, tremblante au matin,

Entretient dans son cœur ce souffle clandestin

Qu’elle ne sait sentir prise de léthargie…

 

Elle cherche existence en ce qu’elle n’est pas ,

S'émoustille de peu, du seul bruit de ses pas

Dont l’éphémère timbre à peine éclos s’efface…

 

Alors, elle se perd sur de troubles miroirs

Et rode tristement en de ternes mouroirs

Sans jamais discerner, d’elle-même, la trace… 

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 23:52

Fugace lune d’eau sur le fleuve s'élance

L'éphémère reflet d’un elfe effarouché,

Sur la surface glisse une ombre étrange et dense,

D’un souffle le zéphyr balafre la psyché…

 

Hélice de chiffon un nuage effleure

 L’humide feuillaison du rivage affermi,

Brindille effilée une couleuvre affleure

Et fendille le fil du reflux endormi… 

 

Dans le ciel fluctuant, maints effluves de rêves

Effeuillent l’orchidée assise au firmament,

Un pétale de rose ensemence ses lèvres ;

Fragile un baiser s'y posent furtivement…

 

Ineffable dans l’air flotte un parfum, la lune,

Féline et féminine, enflamme cet oiseau

Qui, dans mon cœur, frisonne assis sur la lagune

Eraflé par le lent tangage d’un roseau…  

 

Je feuillète confus la blancheur filandreuse   

La paupière fermée, envoûté, mystifié,

Charmé par l’effluence infime et fastueuse

Qui, féérique, au ciel offre un front déifié

 

Enflammé par le songe inscrit en demi-teinte,

Fantasque mon esprit furète fasciné

L’émouvante effigie et façonne l’empreinte

Fervente d’une femme au corps désincarné…

 

Fulgurance profane ainsi l’âme musarde

Et d’une fumerolle imagine l’amour,

Fabuleux farfadet niché dans la mansarde

De l’homme solitaire errant à contre-jour…

 

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 00:36

N’ayant pas d’appétit pour la vulgarité,

Hommes d’esprits ténus comme des fils à coudre,

Qui d’entrevoient dans l’art aucune utilité,

Je n’ai, de vous, que faire et point de grain à moudre,

Je vous laisse chérir la médiocrité

Dont vous faites devise emplis de suffisance.

A quoi bon vous mentir, j’avoue en vérité

Ne tenir aucun cas de toute médisance ;

Poète avant d’être homme, en tous lieux magnanime,

Du jugement commun je me montre vainqueur,

Qu’importe si pour vous je n’ai de patronyme,

Je compose mon œuvre à l’aune de mon cœur.

Vous pouvez bien médire et récuser le beau

Je resterai fidèle au nom de l’excellence

Aux vertus du travail dont s’éteint le flambeau

 Et j’absous l’ignorant de sa maigre conscience

Plutôt que de nourrir un triste sentiment,

Ainsi d’user mon temps de paroles stériles,

Je préfère nommer le verbe au firmament

Et révéler du sens les matières subtiles !

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 23:47

Le chagrin, les regrets pour intimes grimoires,

Comme un voleur, le temps s’échappe inaperçu,

Eternel vagabond, ni joyeux ni déçu,

Il passe indifférent aux défuntes mémoires…

 

Tendre, la nostalgie embaume ses armoires,

Un parfum, d’une empreinte, imprègne son tissu,

Des bonheurs d’autrefois il garde le reçu

Puis, complice, l’oubli l’affuble d’écumoires…

 

Le mufle emmitouflé dans son manteau râpé,

Il longe les faubourgs sans être rattrapé,

Seulement une ride annote son passage…

 

Languissante la vie observe l’au-delà,

D’un signe, inscrit sur l’âge, imagine un message,

Le cœur le pense ailleurs et pourtant il est là…

 

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 23:46

Au soir, tombe sur l’eau le jour décapité,

Sur les marais de sel où se penchent les herbes,

Comme des cerfs-volants des guirlandes superbes

Glissent sur l’horizon d’une calme beauté…

 

D’un pas feutré, sans bruit, le ciel désargenté

Bascule sur lui-même et de soleils imberbes

Autant que de géants, d’aubépines en gerbes,

Il se peuple de fleurs d’une étrange beauté…

 

D’une crayeuse empreinte au-delà du vertige,

Sur l’étang, une rose oscille sur sa tige

Et chiffonne le voile effleurant le miroir…

 

Funambule, la lune estampille la vague,

Indécis, son éclat se reflète et divague ;

Dans son ombre, amoureux, deux oiseaux vont s’assoir…

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