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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 11:22

Almées au vent léger, au jardin de mon cœur,

La jonquille et l’iris papillonnent frivoles.

Espiègles farfadets parmi les herbes folles,

Fauvette et rossignol se dandinent en chœur...

 

Au bas d’un volet bleu à demi entrouvert,

Gai luron le printemps s’assoit sous la tonnelle.

Un rayon de soleil, doux comme la flanelle,

Efface les derniers stigmates de l’hiver…

 

Cascatelles de miel à la neuve saison,

Ribambelles de mots, dans les nids, dans les têtes,

Sacralisent le temps des bourgeons et des fêtes ;

Sur la pointe des pieds revient une chanson...

 

Envolées de cristal, eaux claires des ruisseaux,

Dès le matin naissant, une femme fredonne

Une ode au piano. Sous ses doigts de madone,

Emperlés de satin, s’envolent des oiseaux…

 

Des papillons fleuris folâtrent sous les pins

Et l’abeille repart butiner l’astragale.

Des nuées de parfums font une martingale ;

Dans les futaies, l’amour chausse ses escarpins…

 

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 11:20

Musant dans l’aube claire au chant de la colombe,

Aux croisées des chemins, sur le flanc d’une combe,

Froissements d’organsin, soyeux présage aillé,

Sous un vieil olivier l’oiseau s’en est allé…

 

Au hasard de mes pas sourires en allées,

De trouées en sous-bois, cistes et azalées,

Aux doigts du vent léger, fleurent inaltérés

De délicats parfums sous des cieux éthérés…

 

Luminescence enclose, angélique brindille,

Au coin d’un œil de pierre une larme brandille.

Leste comme une anguille un mince filet d’eau

Gazouille entre deux seins nichés sous un ormeau…

 

Enchatonné de miel, voilette safranée,

L’horizon se répand bleu méditerranée.

Lacis échevelé, lent roulis assaini,

Par vagues la lumière arpège l’infini…

 

Un sentiment de paix pointe son nez d’hermine.

D’un battement de cils nature s’enlumine.

Sur l’océan céleste ondoie un églefin,

De l’astre en fusion, il pleut du sable fin…

 

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 11:16

Lorsque la résurgence entrouvre son missel,

Flottent de-ci-delà des papillons de sel.

Soupirs évanescents d’encres impérissables

Des empreintes de pas lambinent sur les sables…

 

Aphorisme entre terre et ciel, de tous côtés

Musardent des embruns de miels abricotés.

D’éther et de cristal, estampe sinuée,

Blanche voile, au loin, s’effile la nuée…

 

Sensible monogramme en fractale arpégé,

Ondoyant sur la houle, échos au vent léger,

Douce luminescence aux écailles d’aloses,

Émerge du levant le chant des voix encloses…

 

Au souffle lent du temps tendrement ballotés,

Allant au fil de l’eau comme des bois flottés,

Sur la laisse de mer, autant qu’ils s’en souviennent,

Dans le cœur des amants les souvenirs reviennent…

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 11:38

À l’ombre des lilas grimpant en espalier,

Au bas de volets bleus nimbés de citronnelle,

Éclairé seulement par un vieux chandelier,

Je passerai, mes nuits, assis sous la tonnelle…

Sous un rayon de lune, attablé sous l’auvent,

En sirotant le vin rosé des souvenances,

J’écouterai frémir les ombres sous le vent

Et attendrai l’instant des grandes transhumances…

En regardant nymphéas, lentilles d’eau, roseaux

Danser un vieux tango sur un air d’opérette,

Sur les berges du fleuve où nichent les oiseaux,

Je cueillerai sur l’onde une plume d’aigrette…

J’irai le cœur léger, demain comme jadis,

Ramasser le bois mort sur l’herbe velouteuse.

Tout le long du jardin des envolées d’iris

Enjôleront rêveurs la rose capiteuse…

À l’heure, où au lointain, sonnera le clocher,

Je fumerai alors d’ultimes cigarettes

Et puis je partirai simplement me coucher

En effeuillant des yeux de douces pâquerettes…

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 11:35

Brins de laine tissés sur les rouets du temps,

Des elfes ciselés de soie et de dentelles

Enfantent chaque jour des nuées d’étincelles ;

Sous les doigts de l’hiver chantonne le printemps…

Sur la roue au zénith, l’Hermite des tarots,

Tout le long du voyage allume des lanternes

Et des souffles de vie aux arches des poternes ;

Sous la lune, la nuit, voltigent des pierrots…

Comme barque amarrée auprès d’un batardeau,

Je contemple rêveur les méandres du fleuve.

Au chant de l’hirondelle émerge une aube neuve ;

Parmi les nymphéas glissent des lunes d’eau…

Je sais de grands soleils nichés au creux des cœurs

Et des bouquets de fleurs sur les pierres tombales.

Sous les ailes du vent, tambourins et cymbales

Accompagnent en chœur de beaux merles moqueurs…

Déjà brunante tombe à la pointe du soir

Ma jeunesse s’enfuit à tire, tire-d’aile

Mais la ride embellit mon âme d’asphodèle ;

À l’ombre d’un tilleul demain j’irai m’asseoir…

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 11:31

Le graveur a rejoint l’antique sanctuaire.

Des anges sont venus au matin l’emporter.

Ailleurs, il est parti peindre l’éternité

Emportant avec lui son monde imaginaire…

Au puits de la mémoire, il reste l’alchimiste.

Mains et cœur grands ouverts, homme passionné,

Ce maître incontesté du livre enluminé

Dont l’œuvre inachevée enchante le puriste…

À tout jamais présents dans la clarté des lampes,

Ouvrages ciselés restant à préfacer,

Dans les sillons en creux des pointes à tracer

Le ciel s’est entrouvert sur des nuées d’estampes…

Les mots jadis aimés, coiffés de capelines,

Cheminent à pas lents sur le chemin du deuil.

De toutes les couleurs, couchées sur un linceul,

Languissent au soleil des encres orphelines…

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 11:30

Je sais à l’horizon la turquoise tisser

Sur les rouets du ciel des anneaux d’aube claire.

De vermeil, fil à fil, le soleil les éclaire ;

À pas de loup, le jour s’éveille vernissé…

Le coq en chef d’orchestre affute son clairon.

Bergères des jardins, corolles de pétales,

Tout le long des murets dansent des digitales ;

Des nuées de moineaux s’ébrouent sur le perron …

Éparpillant l’ombrée autour de la maison,

Lutine, la lumière emperle les persiennes

Et porte dans son sein ces mélodies anciennes,

Que reprennent en chœur le merle et le pinson…

Une brise marine enivre les buissons.

La rosée au matin chromatise platanes,

Oliviers et grands pins de teintes océanes ;

Des elfes de cristal voltigent polissons…

Aux détours d’un chemin, bouquets désenclavés

Sous un ciel améthyste, embruns de porcelaine

Mouchetés de saphirs, fleurit la marjolaine ;

S’exhalent des parfums à jamais emblavés…

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 11:24

À l’heure où l’écureuil se grise de rosée,

Rossignol, au matin, éveille le jardin.

Chevelure de nacre, ondoyante, irisée,

L’aube claire s’emperle aux doigts d’un baladin…

Le lys et le lilas se font la courte échelle.

La rose refleurit parmi les épineux.

Sur sa tige, l’iris joue à la balancelle.

Le printemps fait son nid sur un sol limoneux…

Le merle et le pinson chantent des vocalises.

Sur les marais salants s’embrasent des cristaux.

Les oiseaux migrateurs ont posé leurs valises.

Mille paillettes d’or mouchètent les coteaux…

L’abeille, de senteurs, remplit son escarcelle.

Petit grain de soleil ourlé d’accroche-cœurs,

Sur les bourgeons en fleur se pose l’étincelle ;

L’amour universel bourgeonne dans les cœurs…

De naguère à demain, le temps se superpose.

Maints gazouillis d’eau fraiche affleurent les buissons.

Sur les rives du fleuve un cygne blanc se pose ;

Une graine frisonne aux creux des frondaisons…

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 11:22

Rrésonance d’un monde éthéré, naturel,

À l’heure propice où les ondines lutinent,

Mutine la lumière enfante l’immortel,

Cette roue au zénith que les flots dodelinent …

De célestes soupirs, estampés d’aquarelles,

Fascinent le regard tourné vers l’infini.

Voilages lactescents, des nuées de dentelles

Moutonnent mollement dans l’espace assaini…

J’en respire les embruns que les brises marines

Chuchotent aux rêveurs. Aux limites des eaux,

L’horizon et le sel composent des rimes

Que chantonnent en chœur d’éphémères oiseaux…

Ineffable présence ondulatoire, un cygne

Blanc glisse indolemment sur l’onde. Bois-flotté

Sur les pages du livre, inscrit dans l’interligne

Le temps suspend son vol, tout n’est que volupté…

En bas maillés de bleus et soyeuses guêpières,

Éventail torsadé de coulures de miel,

À l’infini le ciel maquille ses paupières,

Sous ses doigts l’indigo se nimbe de vermeil…

Souffle lent sur le sable, enlacé à l’écume

Des vagues, coquillage adossé à la mer,

Tous les sens en éveil et léger comme plume ;

Je dérive ébloui sous la voûte outremer…

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 11:20

Malgré le froid, le vent, les rudesses du temps,

Considérant l’hiver comme simple anicroche,

Souffle lent sous le givre, une graine s’accroche

À la vie. Elle porte en son sein le printemps

Renaissant, l’avenir, les enfants de demain.

L’espérance est son bien et l’amour sa parole.

Elle proclame sa foi en versant son obole

Et nous désigne ainsi les beautés du chemin.

Exaltant les couleurs du monde en devenir,

Éveillant les parfums contenus aux rivages,

De l’ombre à la lumière, elle traverse les âges

Sur les pas du soleil, sans jamais se flétrir…

Cette graine est en nous, elle n’attend pour germer

Dans nos cœurs, nos esprits que les hommes soient frères,

Que la paix, le respect deviennent ordinaires,

Que l’on sache en tous lieux simplement l’essaimer…

Il suffirait de peu pour en faire un destin ;

De tuer le veau d’or, de donner davantage,

De bonnes volontés, d’un peu plus de partage ;

D’une graine à semer, je rêve d’un jardin…

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