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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 13:43

À l’ombre d’un géant, fontaine du titan, 

Dans la vasque de pierre aux gazouillis d’eau claire,

Vois l’enfant au poisson ; il rêve l’océan

En effeuillant des yeux l’immensité stellaire…  

 

Dans les mains du félibre, il est un livre d’or.

Bréviaire d’amour sous de vertes ombrelles,

Résonne dans l’éther, une voix de stentor ;

Romantique son chant charme les asphodèles…  

 

Lorsque l’aède rêve à des bosquets fleuris,

Capelines de soie et robes de dentelles,

Dans les allées du parc, sous des arbres équarris,

Musent à pas d’oiseaux de douces demoiselles…

 

En espalier s’étage un coin de paradis.

Flânerie à fleur d’âme au plateau des poètes,

Au cœur de la cité, ce jour comme jadis,

De futaies en buissons sautillent des fauvettes…

 

Le cœur amouraché d’un merveilleux verger,

Je compose des vers couché dans l’herbe folle.

La clepsydre s’enroule aux doigts du vent léger

Sous l’indigo du ciel, ma plume batifole…

 

 

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 13:42

Souvenances d’antan alunées au rivage

Ondoient à fleur de cœur des cieux abricotés,

Aux premiers jours d’avril, comme des bois flottés,

Revenaient au jardin les oiseaux de passage…

 

Au loin s’effilochait l’hiémale brune grise.

Envolées de parfums, d’humus et de limons

La terre, souffle clair, décrassait ses poumons ;

La vigne et l’olivier ondoyaient sous la brise…

 

Sur la pointe des pieds, à pas de loup, sans trace,

Des elfes de lumière ourlaient les feuillaisons.

Des larmes de rosée emperlaient les buissons

Et le chat ronronnait couché sur la terrasse…

 

Au creux du paysage, estampes digitales,

L’amour ensemençait tous les nids de bourgeons,

Sur le bord des chenaux roucoulaient des pigeons,

Et des graines d’amour s’étageaient en fractales… 

 

Ce matin là ma sœur était en robe blanche,

Mon père fredonnait une vieille chanson,

Une odeur de cuisine errait dans la maison,

Ma mère avait sorti la nappe du dimanche…

 

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 13:27

Longues coulées de lave en fusion, ultime

Sursaut d’orgueil, agonie et splendeurs

Démesurées, happé, pris par les profondeurs

Vacillant sur son trône un empereur s’abîme…

 

Discobole olympien terrassé de fatigue,

Tragique l’hélianthe ensanglante l’azur,

Son faste lentement se dissout dans l’obscur ;

 Déjà, la sombre ébène assiège la garrigue… 

 

Magnificence astrale au front froissé d’albâtre, 

La beauté se suspend au souffle agonisant

Car bien que moribond le disque incandescent

Ne saurait s’éclipser, lâchement, sans combattre…

 

   Sous un voile nuiteux, l’insolite et l’étrange

Ourdissent des complots. Semblable au naufrager,

L’homme, soudain, se sent à son monde étranger ;

L’horizon s’éparpille en pelures d’orange… 

 

L’insondable chemine et ouvre son opuscule.

Tandis que la nuit cerne et gobe le soleil,

Nul ne sait de la mer, de la terre ou du ciel

Nul n’en sait la frontière, au chant du crépuscule…

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 13:25

Au creux de ma mémoire, une ombre romanichelle

Musarde à pas d’oiseaux. Résonances d’antan,

Le lierre et le lilas se font la courte échelle ;

Sous la tonnelle flotte un vieil air occitan…

 

Sonorité limpide aux doigts d’une cithare 

Vibre un paysage aux accents de jadis.

Découpe à l’horizon, un sépulcre cathare,

Aquarelle au fusain un coin de paradis…

 

Au plus haut d’un chemin, souvenirs et vestiges

Lézardent au soleil. Tout contre un olivier,

Des remparts crénelés me donnent des vertiges ;

Résonnent dans l’éther le cri de l’épervier…

 

À l’heure ou le soleil chuchote à mots feutrés,

Des souffles de lumière inondent ses voussures.

Le temps suspend son vol ; sous des cieux éthérés,

Le thym, le romarin embaument ses fissures…

 

Ni le feu, ni le fer et pas même l’oubli

Ne peuvent effacer l’empreinte millénaire

De ce castel déchu que vieillesse ennoblit ;

Ocre, la pierre d’Oc nourrit l’imaginaire….

 

Drapeau flottant au vent, défiant tous les rois,

Sur un drap incarnat, lorsque les nuits sont blanches,

Fidèle sentinelle à coté de la croix,

Au firmament, scintille une étoile à sept branches…

 

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 13:23

Je sais à l’horizon la turquoise tisser

Sur les rouets du ciel des anneaux d’aube claire.

De vermeil, fil à fil, le soleil les éclaire

Et le jour doucement s’éveille vernissé…

 

Le coq en chef d’orchestre affute son clairon.

Bergères des jardins, corolles de pétales,

Tout le long des murets dansent des digitales ;

Des nuées de moineaux s’ébrouent sur le perron …

 

Éparpillant l’ombrée autour de la maison,

Lutine, la lumière emperle les persiennes 

Et porte dans son sein ces mélodies anciennes,

Que reprennent en chœur le merle et le pinson…

 

Une brise marine enivre les buissons.

La rosée au matin chromatise platanes,

Oliviers et grands pins de teintes océanes ;

Des elfes de cristal voltigent polissons…

 

Aux détours d’un chemin, bouquets désenclavés

Sous un ciel améthyste, embruns de porcelaine

Mouchetés de saphirs, fleurit la marjolaine ;

S’exhalent des parfums à jamais emblavés…

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 13:21

Sur des chemins de sel flânent des coquillages…

Irisé du souvenir, dans un coin du jardin,

Les ailes déployées en joyeux babillages,

Le rire d’une enfant enjôle un baladin.

 

Avec elle, le vent fait de la balancelle…

Légère comme l’air, pieds nus sans escarpins,

En ce lieu de mémoire où la vie étincelle,

Il la revoit danser sous l’ombrage des pins.

 

Dans sa petite main de soie et de flanelle,

Des crayons de couleurs griffonnent le bonheur.

Un rayon de soleil s’assoit sous la tonnelle.

Le chant de l’hirondelle éveille le rêveur.

 

Silhouette d’argile enchantant la charmille,

Jeunesse fait son nid. En des bosquets fleuris

Bruisse un doux parfum de pomme et de vanille ;

Un tendre colibri lutine les iris…

 

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 13:17

Androgyne silhouette invisible à l’œil nu

Dont seul le cœur pressent l’ineffable apparence,

Une encre bleue azur, toute de transparence,

Sillonne le feuillet blanc d’un monde inconnu…

Dans les taillis touffus où nichent les oiseaux,

Ombres tapies dans les sous-bois de ma mémoire,

Il est des clefs donnant accès au vieux grimoire ;

Sous le voile nuiteux dansent des lunes d’eau…

Eau-forte dévolue au mystère transcrit     

D’un trait de plume au sein même des métaphores,  

Subtil l’illusoire enfante des amphores ;

Le rêveur, d’une image ou d’un mot, en décrit

L’ineffable liqueur. Venu d’ailleurs un chant

Éclaire l’initié tout le long du voyage.

Merveilleuse égérie alunée au rivage,

Une flamme flamboie aux berges du couchant… 

Dans le feu tellurique aux portes du chaos,

Un mage s’est assis sur un amas de toiles.

Sans forme ni visage, il tisse des étoiles ;

La parole en transmet les multiples échos…

Incandescente l’onde enlumine les cieux.

La multitude épand ses ailes de lumière.

D’un univers à l’autre, il n’est plus de frontière ;

Sur l’infini je vogue et me brûle les yeux…

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 13:06

Éclair dans la nuit, fulgurance, ma plume

Voltige en bout de page. Une escadre d’oiseaux

Emperle chaque ligne et sous les mots s’allume

Ce sentiment d’être emporté par les eaux…

 

Adjectifs et parfums, comme des funambules,

S’ébrouent en lettres d’or dans le soleil rasant.

L’interrogation ouvre des yeux crédules,

Une rivière d’encre éveille le jusant…

 

De marées en ressacs, je cueille des brins d’herbe

Que mon souffle disperse avec légèreté.

Encorder au grand mât où s’arrime mon verbe

Il n’est plus une rive ou je ne puis accoster…

 

Froissements de papier, errance des virgules, 

Une flûte de vent cajole les roseaux.

Trait de plume indigo, un vol de fuligules

Tracent des sillons où dansent des damoiseaux…

 

Dérive vers l’ailleurs, l’inconnu me fait signe.  

À chaque fin de vers, points de suspension …,

S’exhalent les couleurs cachées dans l’interligne,

Et des souffles errants hantent ma vision… 

 

Estampées au pochoir, il pleut des métaphores.

Ineffable présence embaumé de liqueur,

Subtil, l’imaginaire enfante des amphores     

Où viennent s’abreuver et mon âme et mon cœur… 

 

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 13:00

Je reviens d’un pays où personne ne va

Se promener la nuit. C’est un endroit étrange.

Lorsque la lune est pleine et de couleur orange,

L’on y entend parfois chanter une diva.

Sortilège ou bien rêve, un vieil ait lancinant

Répercute l’écho venu du fond des âges.

Apparaissent ainsi des voix et des visages

Qui donnent consistance à ce monde étonnant

Où, l’au-delà, soudain, s’éveille fascinant.

Ô souvenir, ô songe inscrit dans les annales ;

J’ai vu des morts danser sur leurs pierres tombales,

J’ai respiré l’encens, les parfums émanant

D’autels où des chamans invoquaient le divin.

Guidé par des tambours, sous l’œil des coryphées,

Pensif, j’ai visité d’incroyables nymphées

Où gazouillaient en chœur des fontaines de vin.

Tandis que j’explorais l’univers souterrain,

Comme pris de vertige, aux abords d’une flamme,

J’ai senti chavirer mon esprit et mon âme ;

Des elfes m’ont alors retenu par la main.

Assis en cercle autour de moi, des farfadets

Lançaient des osselets dans un carré de cendres

Que l’on avait tracé parmi les herbes tendres ;

Attentifs, les lutins semblaient jouer aux dés.

Ils parlaient à voix basse et puis l’un d’eux, soudain 

Debout, a prononcé l’oracle issu des runes.

Dans un demi-sommeil, enveloppé de brumes,

Longuement j’ai flotté vers l‘espace incertain

Où naît le sentiment de côtoyer les dieux.

Face à ces grands trous noirs qu’enfant les étoiles,

J’effeuillais le néant de ses multiples voiles ;

Sur le seuil d’une crypte enfin j’ouvrais les yeux….

 

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 11:26

Ineffable soupir mille fois défroissé,

Sur la montre solaire, un crayon empressé

Esquisse le mot fin. Sous la voûte éternelle,

À tout instant, le temps avance à tire-d’aile…

 

Envolées de feuillets tout justes préfacés,

Comme fumées au vent, tant de jours sont passés

Par le chas d’une aiguille et tant de souvenances

Rejoignent le chemin des grandes transhumances…

 

Mémoire, fil à fil, s’effiloche en lambeaux ;

L’immortel Chronos souffle, un par un, ses flambeaux.  

Tout le long du cadran, graines, jadis fécondes,

À pas serrés, l’horloge essaime les secondes…

 

Le maitre des tarots sonne l’heure au clocher.

Le tocsin n’y peut rien, assidu le cocher

Recueille au pied du lit et les cœurs et les âmes ;

Sur la rose des vents, la semeuse émorfile ses lames…

 

Dès l’aurore, la vie arpente le trottoir

Qui mène au laminoir où l’attend l’émondoir.

Sous nos portes la nuit s’infiltre le silence ;

Sur chaque arbre, un oiseau sifflote et puis s’élance… 

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