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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 10:49

Impalpable présence aux pourtours de ma vie,

Visage en filigrane inscrit dans le miroir

De mes yeux, je l’entends chuchoter dans le noir,

Elle me dit les mots dont je porte l’envie…

 

Un jour, main dans la main et sans autre bagage

Que nos cœurs amoureux, portés par le plaisir,

Pas à pas lentement au rythme du désir

Sur un tapis volant nous ferons le voyage…

 

Nous quitterons ce monde et ses vains tintamarres,

Fugace lune d’eau, l’étoile au firmament

Sous un voile de tulle esquisse l’immanent,

Le grand bateau du rêve a largué ses amarres…

 

Loin des bruits de la foule et ses clameurs futiles,

L’un à l’autre encollé sous des draps de satin

Demain nous glisserons sur l’onde du destin

Vers des pays nouveaux et des terres fertiles…

 

Aux calices des fleurs en des jardins sauvages,

A la fontaine, allons mon amour étancher

Notre soif et laissons doucement s’assécher

Nos anciennes douleurs tout le long des rivages…

 

Dans un nid de verdure unissons nos langages,

A l’instant où nos corps se lient en aparté,

Aux creusets de nos reins cueillons la volupté,

Nous ne sommes plus qu’un à l’abri des feuillages…

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 00:29

Caresses de mes doigts musiciens sur ta peau

De sable blanc, je rêve à de lointains rivages,

Imagine un jardin flottant au fil de l’eau

Et nos corps enlacés sous les palmiers sauvages…

 

Nomades sur les monts nous trouvons le passage,

J’ai déposé ma joue au creux d’un tendre nid,

L’écho de nos soupirs dessine un paysage,

La chambre aux volets clos s’ouvre sur l’infini…

 

J’ai cueilli l’asphodèle au sillon de tes seins,

L’un à l’autre accolés comme des coquillages,

La vague prend naissance aux contours de nos reins,

Le vent chaud du désir disperse les nuages…

 

Intimes dans l’étreinte, amants du sentiment,

Sous un drap de coton nous faisons le voyage,

Filament de lumière inscrit au firmament,

L’extase et là présent fidèle à notre image…

 

Les chemins partagés se révèlent nacrés

Sensuelle Vénus nous insuffle sa flamme,

Nous sommes un, le ciel nous appartient, parés

Des atours de l’amour nos regards ont une âme   

 

Améthyste et turquoise aux prismes éclatés,

Cristaux amalgamés, chatoyants et liquides,

D’une même couleur aux reflets bleutés,

Nos yeux sont des miroirs qui s’épousent lucides…

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 21:43

Assis sur un rocher au bord d’une rivière,

J’apprivoise le souffle ondoyant sous les cieux,

Comme l’herbe je flotte au grès de la lumière,

Et le songe prend corps immergé dans mes yeux…

 

Sur la table d’amour j’ai déposé les runes,

Des petits cailloux blancs sur le sable doré

Scintillent au soleil, sans nuages ni brumes

L’avenir se dévoile et j’en suis pénétré…

 

Gracile silhouette, au détour du rivage,

Une femme apparaît sur le chemin pétré,

Attendri mon regard caresse son visage,

Dans les feuillages glisse un parfum éthéré…

 

A l’écho de son pas l’espace s’évapore

Et le temps se suspend aux ailes du désir,

D’un baiser recueilli, le réel s’édulcore,

Sous ses doigts papillons je criai mon plaisir…

 

Poète funambule, au fil de l’eau, je rêve,

Un toit, quatre murs blancs, deux draps immaculés,

J’imagine le monde assoupi sur la grève,

Le soupir des amants à l’ombre des volets…

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 00:43

Le vide, le néant, le fardeau de l’absence

Inonde de son cri l’épaisseur du silence,

Le rayon de soleil posé sur l’horizon,

Les fleurs, les papillons, la prochaine moisson,

L’espérance et la foi, Le désir et l’envie

Les promesses d’hier, l’essence de la vie,

Le chemin à venir et celui parcouru,

N’ont pas de sens, tout meurt sans être secouru…

Seul le rêve parfois nous chuchote à l’oreille

Une douce chanson sans nul doute pareille

A ce souffle de vent qui fait croire aux roseaux

Qu’ils peuvent s’envoler sur l’aile des oiseaux…

Ainsi l’âme tremblante au pourtour du rivage,

Sur l’écriteau du cœur, nourris par le mirage,

Pour simplement survivre à chaque jour nouveau,

Nous inventons l’amour assis au fil de l’eau,

Comme des écoliers sans savoir ni comprendre,

Nous écrivons les mots que nous voulons entendre…

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 01:35

Un manche de guitare, un vieux livre écorné,

Pêle-mêle allongés gisent sur le bitume,

Une tache de sang, une chanson posthume

Et puis figé le corps d’un homme condamné…

 

Martelant le pavé le pas du milicien

Résonne satisfait dans la nuit amnésique,

Ils ont brisé les os du tendre musicien,

Bâillonné le poète, interdit sa musique…

 

Ils ont bâti des murs plus ternes que prison,

Inoculés la peur mais l’homme se relève,

A travers les barreaux, regarde l’horizon,

A demi-voix il chante exalté par la fièvre ;

 

Liberté, mon amour à l’ombre de tes yeux,

Le ciel peut bien me dire « ou tu plies ou tu crèves ! »

Je me moque du vent, du tonnerre et des dieux,

Je porte dans ma tête un grand sac plein de rêves !…

 

Au rythme de son cœur face aux démons anciens

Les femmes, les enfants, le peuple solidaire

Répercutent l’écho de ses couplets païens

Que m’importe la mort, je ne saurais me taire !...

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 11:43

Aux prémices de l’aube inscrite en demi-teinte,

Se pose sur mon cœur l’empreinte d’une main,

Sous ma paupière close, une fugace étreinte

Eveille ma mémoire au souvenir lointain…

 

Sur des sentiers pétrés soudain le vent chuchote,

Résonance des jours que je croyais anciens,

Des limbes ressurgit une vielle roulotte,

Autours d’un feu de bois chantent des musiciens…

 

Au rythme d’un cheval, guidés par une étoile,

Etrangers au village, à pas de loup, sans bruit,

Hommes, femmes, enfants, installés sous la toile,

Citoyens de nulle part ils sont venus la nuit…

 

Bien des gens au village on fait des commentaires,

    Ceux qui viennent d’ailleurs, qui peut dire pourquoi

Inspirent le soupçon des âmes sédentaires

Dont l’esprit trop souvent se manifeste étroit…     

 

Tzigane aux yeux de braise, une fillette

A traversé ma vie assise sur un banc

Ce n’était qu’une enfant, étrange silhouette,

Tout au fond de la classe à côté d’un mur blanc…

 

Je n’ai jamais osé m’asseoir tout près d’elle,

Et pourtant je voulais lui dire que j’aimais

Ses rubans colorés, sa coiffure rebelle,

Je n’ai pas fait ce pas regretté désormais…

 

Un matin la rumeur apporta la nouvelle,

Les gitans sont partis comme ils étaient venus

Chaque année au printemps j'appelle l’hirondelle

Mais l’horizon est désert, les chemins restent nus…

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 01:02

Délicate et sensible image à fleur de peau,

Comme un souffle de vent sur le miroir de l’eau,

Aux pourtours de ma vie un sourire de femme

Butine délicat l’arc-en-ciel de mon âme…

 

Libellule, Elle tourne espiègle autour de moi,

Subtile, elle sourit d’enfanter mon émoi,

Complice, elle devine avant que je les dise

Les mots que j’imagine éveillés sous la brise…

  

Indélébile empreinte inscrite dans mon cœur,

Les herbes et les fleurs, toutes choses en chœur

Me chuchotent son nom, dessinent son visage,

Ombre tendre nichée au creux du paysage…

 

Et quel que soit le lieu, la saison, le chemin,

Elle marche en cadence et me tient par la main,

Au rythme de son pas, je vole, je dérive,

Et j’avance bercé par le chant de l’eau vive…

 

Dès l’aube son parfum embaume l’horizon,

Dans les arbres, zéphyr crayonne une chanson,

J’en respire le poème et le rêve persiste,

Le monde a la couleur de ses yeux améthyste…

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 00:42

Tout près d’une rivière aux limites du monde,

Comme feuillées au vent déambulent sur l’onde,

Sur la route qui mène à l’antique pont romain,

Décryptant les sillons burinés dans ma main,

Je vais conter fleurette à la belle endormie

Qui nourrit en son sein la douleur ennemie

Mais n’attend qu’un baiser pour soudain s’éveiller

Et renaître à mon bras libre d’appareiller

Sur un nuage blanc vers cette île aux rivages

Inondés de soleil où les herbes sauvages

Batifolent en paix, elle est là devant moi…

Ne sachant contenir et la joie et l’émoi,

Troubadour éclairé par les yeux d’une femme,

Le sentiment d’amour apostrophe mon âme :

 J’ai rêvé d’un château dont chaque pierre tendre

Me chuchote un secret que seul je peux entendre,

Je le sais c’est ici que les coquelicots

Dévoilent de leur cœur les brûlants calicots…

A la marge du temps dans un coin de garrigue

A sa lèvre j’ai cueilli des arômes de figue…

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 01:51

 Gazouillis de lumière aux portes du sommeil,

Dès l’aube, dans mes yeux, se dépose vermeil,

Comme un filet d’eau claire aux bords d’une fontaine,

Le sourire attendu d’une femme lointaine…

 

Une plume s’envole, un brin d’herbe insensé

Ondule sous le vent, dans le ciel apaisé

Passent de blancs moutons, sur le sein d’un nuage

L’azur a dessiné les contours d’un visage…

 

Les fleurs du jardin chantent à l’unisson,

Quelqu’un t’attend là-bas, va ! Cours vers l’horizon,

Un arbre me salue, un autre m’accompagne,

M‘indique un raccourcis à travers la campagne…

 

Un arc-en-ciel se lève au dessus des coteaux,

Le jour est fastueux, une escadre d’oiseaux

M’invite à chevaucher leurs grandes ailes blanches,

Amour et liberté bourgeonnent dans les branches…

 

Sentiment de flotter vers l’antique oasis,

O femme libellule, en quel pays jadis

Vous ai-je rencontrée ailleurs que dans ce rêve

Que mon âme entrevoit chaque nuit sur la grève ?…

 

Ivre de poésie, un peu fou, langoureux,

Que voulez-vous amis mon cœur est amoureux

Aubade, ritournelle ou joyeux babillage,   

Un rossignol pépie au faîte du feuillage…

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 12:00

 Lors d’une étrange nuit, tandis que sous les arbres

D’une triste forêt, homme seul et perdu

Sur un chemin pétré parmi les fleurs macabres,

Les ronces, les rochers, j’allais le cœur fourbu,

Tandis que les yeux clos, allongé sous un chêne,

Doucement je glissais dans un mauvais sommeil,

Doux soupir dans ma tête une voix allogène

Me parlait des oiseaux, du soleil et du ciel,

Elle disait que plus loin, au-delà des nuages,

Il était sans douleur un bien tendre jardin,

Qu’il fallait feuilleter l’épaisseur des feuillages,

Et décrypter la nuit pour trouver son chemin…  

Une femme m’attend au détour d’un poème,

Je ne l’ai jamais vu mais mon cœur la connait,

Elle habite son rêve et lui dit des « je t’aime » !

Par le charme envoûté dans l’aube qui renait   

J’ai dessiné l’ailleurs que mon âme imagine,

Vénus apparaît nue à la lisière de l’eau,

Elle sort de son bain, silhouette androgyne

Dans l’ombre en demi-teinte à côté d’un roseau…

Aux pourtours de la mare un cygne déambule,

Une biche vers elle avance à pas furtifs,

De grands saules lascifs, sous un voile de tulle,

Se balancent au vent danseurs contemplatifs…

Dans l’opale clarté d’une lune complice,

Humide de rosée, entre la frondaison,

Un sillon s’est ouvert, un elfe avec malice

Volète autours de moi préludant l’oraison :

« O ! Muse si longtemps j’ai cherché ta caresse,

Tu es là ma déesse, offres moi ton baiser,

Je veux boire à ton sein le nectar de l’ivresse,

Dans tes bras me nicher, et mourir apaisé… »

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