Le blog de Philippe Lemoine
De la pluie et du vent qu’importent les raisons,
Car la terre agonise et les hommes s’en moquent,
Assoiffés de pouvoir les Ego s’entrechoquent,
Tout commence et s’achève au rythme des saisons…
L’orage a beau frapper, dévaster la maison,
Toujours les mêmes jeux, la carte détestable
Augure le désastre exposé sur la table,
Vois, la dame de pique endeuiller l’horizon…
Existe-t-il un lieu préservé des rumeurs,
Un modeste carré vêtu de mousse tendre
Enrobé de silence où je puisse m’étendre,
Sans plus penser, absous du monde et ses clameurs…
Je cherche dans le ciel une escadre d’oiseaux,
Une blanche nuée ou la trace d’un ange
Mais seul, à mes appels, répond un rire étrange,
Le démon dans mon cœur a planté ses ciseaux
Et mon âme d’enfant déchirée, en lambeaux,
S’époumone à rester accrochée aux balustres
De l’espoir déjugé par le souffle des rustres
Qui déportent le rêve en de sombres tombeaux…