Le blog de Philippe Lemoine

Au gibet du destin, ô ! Combien de blessures,

D’improbables bonheurs et d’espoirs clandestins,

Suspendus, moribonds comme menus fretins,

S’épuisent, sans espoir, atteints de moisissures…

 

Sournoisement, guettant de moindres vomissures,

Arpentant la douleur, de saumâtres catins

Rançonnent le passant en quête de butins,

Ne reste de l’amour que des éclaboussures…

 

Sur le sable, échoués, par le flot, apportés,

Quand le ciel tout entier gémit sa solitude,

S’époumonent, muets, des oiseaux mazoutés…

 

Lorsqu’à l’ultime verre échoit l’incertitude,

L’on entend seulement, tristement nasillard,

Le long gémissement d’un sombre corbillard…

 

………………………………   

                      

J’emporterai dans mon cœur la misère du monde,

Dans ce triste caveau, j’enfermerai l’immonde,

Allez ! Riez, chantez, prenez vous par la main,

D’allégresse, dansez ! N’attendez pas demain… !

 

Dim 26 jui 2009 1 commentaire
il fait très sombre

Il fait un noir de tombe
Tu pleures ta jeunesse perdue
Je pleure mon amour tordu
Je ne sais pas, à cette grisaille vite je succombe
Tu pleures ta triste vie
Je pleure cette envie d’absence et d’oublie
Nous sommes deux tendres âmes réunies
Par la douceur du moment nos mains
Se sont unis …

Il pleure dans ton cœur ?
Moi j’ai vraiment très peur
Peur que la lumière de mes yeux s’éteint
Il pleure dans ton cœur ?
Oui je sens vraiment cet abattement
Qui se faufile dans mon âme tout doucement
Tu es pour moi si spécial
Que ta souffrance me rend si frêle
Je ne sens plus cette étincelle
Qui me fais voler tellement haut
Haut comme une hirondelle
Dans mon cœur il n’y a que des pleurs
Une envie de succomber à la tristesse oh malheur !
Ibtissem Sassi
ibtissem - le 31/08/2009 à 16h20

Joie de ce poème offert en réponse mon amie Ibtissem

Philippe Lemoine