Le blog de Philippe Lemoine

Lors qu'arrive le temps des sanguines vendanges,

Teintés de cuivre brun, d’un vieil or inédit,

S’exaltent des couleurs dont le cœur s’ébaudit,

Le cep offre ses fruits nimbés de cheveux d’anges…

   

Délicate, une main dégrafe son corsage,

De la grappe estimant la pulpeuse moisson,

Elle observe avec soin l’automnale toison

Et de ses doigts, se fraie un intime passage…

 

Au contact de la peau la ramure gémit,

Par la pulpe, taché, l’épiderme frémit

Et détache les grains de la souche râpeuse… 

 

Docile à la caresse, à ce geste attentif, 

Complice, le raisin s’abandonne lascif

Et révèle au cueilleur sa chair d’ambre juteuse.

Jeu 25 jun 2009 1 commentaire
Ce poème est magnifiquement sensuel.....
Trop trop beau... 
Renard - le 26/06/2009 à 01h26
Une belle façon d'envisager les vendanges...non ! Et dire que les machines de plus en plus remplacent les hommes...
Amitiés Poétiques 
Philippe Lemoine