Le blog de Philippe Lemoine

 

 

De l’ennui, monotone arrive la saison,

Sombre et neigeux l’hiver, de givre s’encagoule,

Agnostique, le ciel sur lui-même s’enroule,

De grands oiseaux de proie encrassent l’horizon…

 

Du sentiment, mon cœur n’entend plus l’oraison,

Insipide, le temps, goutte à goutte, s’écoule,

Le chagrin comme route et perdu dans la foule,

Triste, je tourne en rond ton ombre pour prison…

 

Des volutes de suie enclave ton visage,

Misère et pauvreté, d’une clameur sans âge,

En dressent l’échafaud, complices des bourreaux…

 

Liberté, du miroir s’estompe ton image,

Sous l’aile du conforme il n’est plus de présage,

Dans tes yeux, je ne vois que sinistres barreaux...

Dim 24 mai 2009 Aucun commentaire