Le blog de Philippe Lemoine

 

 


Le vent, ami du sable, ensevelit profond

Les ruines d’Eleusis, l’essence du félibre,

Condamnée à l’exil, solitaire mais libre,

Muse entre terre et marne où son cœur se morfond…

 

Servant d’un culte mort sous un terne plafond,

Alchimiste des mots, de son art, il calibre

La beauté de sa rime en quête d’équilibre,

L’oracle de ses vers décrypte le bas fond…

 

Sur le seuil de l’oubli l’aède de ses verbes

Enlumine le sens et, des laideurs acerbes

Autant que du sublime il se montre devin…

 

En disciple d’Orphée il bannit l’artifice,

D’un quatrain sans emphase il frôle le divin,

De son maître il comprend l’utile sacrifice…

 

Sam 9 mai 2009 Aucun commentaire