Le blog de Philippe Lemoine
Rosière énamourée oscillant sur sa tige,
Le vrai comme horizon, elle exalte le beau,
De musique et de chants, la rime pour flambeau,
De quatrains en sonnets, sur l’encre, elle voltige…
De ce souffle inédit que la raison fustige,
Elle métamorphose en cygne le corbeau,
De la chose non dite entrouvre le tombeau,
Du furtif, le poète éprouve le vertige…
L’un la déclame, l’autre en écrit l’idéal
Mais les deux, d’une image, en filtrent le cristal,
Son ruisseau, d’un arpège, éclaire les rivages…
Sous ton aile, ô ! Combien de rêves sous-jacents
N’attendent qu’un regard…, que des mots innocents
Colportent ton écho jusqu’au fin fond des âges… ?