Le blog de Philippe Lemoine

N’ayant pas d’appétit pour la vulgarité,

Hommes d’esprits ténus comme des fils à coudre,

Qui d’entrevoient dans l’art aucune utilité,

Je n’ai, de vous, que faire et point de grain à moudre,

Je vous laisse chérir la médiocrité

Dont vous faites devise emplis de suffisance.

A quoi bon vous mentir, j’avoue en vérité

Ne tenir aucun cas de toute médisance ;

Poète avant d’être homme, en tous lieux magnanime,

Du jugement commun je me montre vainqueur,

Qu’importe si pour vous je n’ai de patronyme,

Je compose mon œuvre à l’aune de mon cœur.

Vous pouvez bien médire et récuser le beau

Je resterai fidèle au nom de l’excellence

Aux vertus du travail dont s’éteint le flambeau

 Et j’absous l’ignorant de sa maigre conscience

Plutôt que de nourrir un triste sentiment,

Ainsi d’user mon temps de paroles stériles,

Je préfère nommer le verbe au firmament

Et révéler du sens les matières subtiles !

Lun 27 avr 2009 Aucun commentaire