Fermer
Au soir, tombe sur l’eau le jour décapité,
Sur les marais de sel où se penchent les herbes,
Comme des cerfs-volants des guirlandes superbes
Glissent sur l’horizon d’une calme beauté…
D’un pas feutré, sans bruit, le ciel désargenté
Bascule sur lui-même et de soleils imberbes
Autant que de géants, d’aubépines en gerbes,
Il se peuple de fleurs d’une étrange beauté…
D’une crayeuse empreinte au-delà du vertige,
Sur l’étang, une rose oscille sur sa tige
Et chiffonne le voile effleurant le miroir…
Funambule, la lune estampille la vague,
Indécis, son éclat se reflète et divague ;
Dans son ombre, amoureux, deux oiseaux vont s’assoir…
Publié le 27/04/2009 à 01h46 dans Poussière d'Oxygène