Le blog de Philippe Lemoine

Au soir, tombe sur l’eau le jour décapité,

Sur les marais de sel où se penchent les herbes,

Comme des cerfs-volants des guirlandes superbes

Glissent sur l’horizon d’une calme beauté…

 

D’un pas feutré, sans bruit, le ciel désargenté

Bascule sur lui-même et de soleils imberbes

Autant que de géants, d’aubépines en gerbes,

Il se peuple de fleurs d’une étrange beauté…

 

D’une crayeuse empreinte au-delà du vertige,

Sur l’étang, une rose oscille sur sa tige

Et chiffonne le voile effleurant le miroir…

 

Funambule, la lune estampille la vague,

Indécis, son éclat se reflète et divague ;

Dans son ombre, amoureux, deux oiseaux vont s’assoir…

Lun 27 avr 2009 Aucun commentaire