Le blog de Philippe Lemoine

Comme un oiseau mon cœur, évanescent, s’envole

Vers des lieux sans mémoire où tout gît cajolé,

Sans larme ni chahut le présent, décalé,

Sous l’aile de l’oubli, se dérobe et s’immole…

 

De mon esprit, le temps, par fragments, se décolle,

Expire lentement son souffle émasculé,

Du vide j’entrevois l’espace immaculé,

De l’être et du non-sens l’exode me console…

                                               

Autant ici qu’ailleurs, simple évocation,

Se prolonge sans nom l’étrange impression,

Détaché du réel le souvenir s’efface…

 

Au-delà du silence, apaisé, suspendu,

Tout entier sur le fil de l’absence, étendu,

C’est en paix, qu’esseulé, je repose sans trace…

 

Lun 27 avr 2009 Aucun commentaire