Le blog de Philippe Lemoine

Je regarde la rue au visage mouillé,

Le pavé brille, il pleut depuis l’aube sans trêve,

D’une calme langueur, le temps coule émaillé

    Par le souffle de l’eau ruisselant sur la grève.

 

Sur la place un feuillu danse au rythme du vent

C’est un jeune platane hirsute semblant ivre

Il gesticule seul, se penche vers l’auvent

Qui reste pondéré pareil à un vieux livre…

 

Parfois le vieux tressaille et hausse le sourcil

Qu’a-t’il donc pu lui dire, injure ou rigolade ?

Plus loin une ombre, sans même lever un cil,

Se presse et disparaît au coin d’une enfilade…

 

Sous l’abri d’un muret sautillent des oisons,  

Je lève mon regard, grisâtre chevelure,

Le ciel semble coiffer la tête des maisons

Et couvrir le clocher d’une fine voilure…

                                                                 

Voici donc l’artimon, marin sonne l’appel,

Le grand large m’attend, compagnons de voyage

Ramez, souquez, priez le sublime archipel :

De mes rêves, commence ici le convoyage…

 

 

 

 

 

Dim 26 avr 2009 1 commentaire
La bienvenue dans la communauté "Les mots dans tous leurs états" !
Almaterra - le 26/04/2009 à 08h38
Merci Almaterra de ton accueil, j'ai plaisir à rejoindre "Les mots dans tous les états" à rejoindre ta communauté...

Amitiés poétiques

Philippe 
Philippe Lemoine