Le blog de Philippe Lemoine

Pour du monde oublier tous ces regards cupides

Qui lorgnent sur la table un écho du festin

Et flétrissent leurs cœurs pour un maigre butin ;

Saltimbanque, j’irai dans des bouges sordides,

 

Sur des sofas profonds aux miasmes fétides,

Rechercher la tendresse auprès d’une catin,

J’embraserai mon corps d’un souffle clandestin

Et goûterai le fruit des voluptés morbides…

                                                                           

Seule, hélas, la misère imagine le beau,

Ivre, je danserai sur mon futur tombeau ;

Que la vieille sorcière en suffoque d’envie…

 

Avant que sur le roc ne soit gravé mon nom,

A l’amitié, ma sœur, allons boire un canon ;

Moi, je lève mon verre et je trinque à la vie… 

Lun 13 avr 2009 Aucun commentaire