Présentation

Recommander

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Texte Libre

Derniers Commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Intime confidence...

Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 11:47

Ce soir, j’irai quérir l’amour comme naguère,

La pomme et le raisin grimpant en espaliers,

La rose et le lilas au jardin de mon père,

Les amandiers en fleurs parmi les peupliers…

Dans la pâle clarté d’une lune complice,

Je prendrai le chemin qui mène aux cerisiers,

J’en goûterai les fruits avec joie et délice,

J’humerai le thym caché sous les lauriers…

Je marcherai joyeux jusqu’aux bords des futaines

Dans le ciel passeront des oiseaux migrateurs,

J’écouterai chanter l’eau vive des fontaines

Des elfes danseront au loin sur les hauteurs…

Couché sous un bosquet à la noble voilure,

Je regarderai Vénus s’épandre tendrement

Et je suivrai des yeux sa longue chevelure

Semant des grains de sable au cœur du firmament…

Grisé par son parfum que la nature infuse,

Je laisserai couler mes larmes en chorus,

Tel un enfant niché dans les bras de sa muse,

Je baiserai le front des êtres disparus…

J’effleurerai des doigts les astres funambules,

Dés lors, je laisserai mes rêves enchanteurs

Dans la nuit divaguer comme des somnambules

Et puis je dormirai sous des saules-pleureurs…

Poètes, dites-moi : croyez-vous aux chimères,

À ces femmes aux yeux gris-vert comme la mer,

Qui reviennent la nuit vous rappelez vos mères,

Dont vous gardez, secret, le sentiment amer ?... 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Intime confidence... - Communauté : Île des Poètes Immortelles
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 00:56

Lorsque rose se fane au velours de ta peau

Le miroir de tes yeux, jaspé d’ardoises grises

Et de brumes, ressemble à ses eaux indécises

Qui sommeillent la nuit auprès d’un batardeau

Et tu sembles flotter, tristement dériver,

Vers des ailleurs lointains, ces horizons de givre

Où ton cœur effrayé cherche la route à suivre ;

Le jour n’attend que toi pour enfin se lever

Pourtant tu ne vois pas, doucement, se poser

Les oiseaux pèlerins aux pourtours des futaines 

Et le soleil danser sur le bord des fontaines,

Tu ne sens pas le vent t’effleurer d’un baiser…

Lentement, sur ta joue, un sillon de sel

Glisse jusqu’à l’ourlet de tes lèvres trop sages,

Tu regardes passer, dans le ciel, les nuages

Et marmonne en secret les mots saints d’un missel…

Quand ton regard se perd sur des quais ivoirins

Sans savoir où aller. Quand simplement tu pleures,

Quand au clocher le glas éternise les heures ;

Tes plus humbles douleurs sont mes plus grands chagrins !...

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Intime confidence... - Communauté : Poé-vie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 04:25

D’étincelles de sel en prismes éclatés,

Furtifs attouchements de prunelles complices,

À l’ombre de nos cils, intimistes clartés,

Expression du cœur, nos yeux, avec délices,

Se reconnaissent puis se caressent troublés

Alors le temps s’arrête à la marge du monde,

Le bruit des voix s’estompe et seuls restent les blés

De nos iris ondoyants. Chaque frêle seconde

S’éternise sur l’eau trouble de nos regards

Qui se frôlent brûlés par la flamme limpide

Où couve ce désir qui nous transporte hagards

Vers l’horizon tremblant sur les rives du vide…

Enchaînés aux miroirs nos corps, discrètement,

Dérivent l’un vers l’autre à la fois immobiles

Et fiévreux sur le fil tendu du sentiment

Dont nous tissons déjà les liens indélébiles…

Sortilège des sens, subtils effleurements

Tactiles et secrets, magiques estampilles,

Prémices du plaisir, de maints frémissements

L’oracle de cristal dilate nos pupilles…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Intime confidence... - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 03:38

Un sillon de cailloux nimbé d’herbes sauvages

Caché parmi les ceps, les figuiers et les pins,

Il serpente parfois aux pourtours des rivages,

L’on y croise souvent écureuils et lapins,

La terre et les étangs y mêlent leurs épices,

Dévoilant ses furtifs secrets au fil des pas,

En pente douce, il mène à de grandes bâtisses

En bois, il en est une assise, en contrebas,

Plus modeste, semblant s’échouer sur la grève,

Des comportes de fleurs charment le visiteur,

 A l’ombre, sur un banc, une chat s’étire et rêve.

L’on peut s’imaginer y voir un vieux pêcheur

Recoudre ses filets, peut-être aussi, sensible,

Un couple d’amoureux s’enlacer tendrement

Sous la tonnelle ou dort un bel enfant paisible,

Il pleut de l’or liquide en ce jardin clément,

Autours de la maison comme un parfum d’orange,

Une fontaine, un puits, des arbres, des oiseaux

Et puis au bord de l’eau cette cahute étrange

Où des elfes parfois, étoilées en faisceaux,

Semblent flotter au gré des brises occitanes,

C’est ici que souvent, seul parmi les roseaux,

En regardant danser d’ancestrales tartanes,

Je viens la nuit me perdre en des mondes nouveaux…

 Ballade en d’autres temps, j’enfante des histoires,

Nul n’en saura jamais le juste sentiment,

Je puise l’utopie en des lieux de mémoires,

L’endroit que je décris n’existe pas vraiment…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Intime confidence... - Communauté : Inspirations poétiques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 04:52

Adolescent fugueur, j’ai dormi dans des caves,

Les couloirs du métro, sur des bancs, sous des ponts,

Côtoyé des clochards couchés sur des cartons,

J’ai conjuré la faim et bien d’autres enclaves…

En des gouffres sans fond, j’ai vu tombé mes frères

D’infortune, échinés, découragés, minés

Par la drogue et l’alcool. Vaincus par ces vipères

Bien trop nombreux sont ceux à jamais aliénés…

J’ai du serrer les poings pour simplement survivre,

Parfois aussi me battre au bord de l’abandon

Pour de pas déraper sur des plaques de givre

Et dans un caniveau m’allonger, moribond…

J’ai connu le mépris, le froid, l’indifférence,

La misère de ceux qui ne possèdent rien

Mais aussi la chaleur de ces gens dans l’errance

Qui partage le peu qu’ils ont au quotidien…

Je n’ai pas oublié, fidèle à mon histoire,

Le mal-être engendré par la précarité,

Les ans de pauvreté conservés en mémoire,

De notre société l’indigne absurdité…

Toujours les mêmes mœurs, l’injustice m’insurge,

Pour que naisse le temps de la fraternité,

Il faudra bien qu’un jour le ciel enfin se purge !…

Tout simplement humain, chagriné, révolté,  

Je ne peux oublier les douleurs, la souffrance

Des ombres que le monde enfante sans pitié,

J’en sais la solitude et la désespérance

Le manque et le besoin d’amour ou d’amitié…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Intime confidence... - Communauté : Poetes Maudits
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés