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Les Innommables

Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 23:36

Vous ai-je déjà dit, Madame, pour vous plaire,

A quel point sont plaisants vos gestes délicats,

J’en mesure l’esprit, l’indécence exemplaire,

Le raffiné lazzi dont je ne fais pas cas…

 

Si belle est votre moue en cet instant magique,

De vous voir chiffonner votre exquis petit nez,

Je ne puis qu’en priser l’adorable mimique,

De vous mettre à bouder, déjà vous m’étonnez…

 

Bien que je vous préfère autrement que mégère,

J’admets apprécier votre bonne santé,

Vous avez beau cherché, je n’ai pas de colère,

J’aime de vos éclats l’ineffable beauté…

 

Vous pouvez bien jouer, féru de vos supplices,

Par vos frivolités depuis toujours charmé,

Les éclairs dans vos yeux ne sont que mes complices,

A quoi bon m’escrimer ! Vous m’avez désarmé…

 

D’un sourire, d’un mot, belle en cette matière,

Vous minaudez si bien sans même en avoir l’air,

Qu’à vous, je me soumets d’une tendre manière,

Ne vous y trompez point, en vos jeux, je vois clair…

 

C’est d’un vaste plaisir que de vous, je m’enivre,

De votre grâce épris, fasciné, j’en omets

Le caprice ingénu que vous me faites vivre,

Amusé, d’un soupir, à vous je m’en remets…

 

Je vous en fais l’aveu, je ne puis vous maudire,

Ne vous adjurez point ! De vous, je suis troublé

Ma mie, éveillez vous ! Quoique je puisse dire,

De vous voir badiner, mon amour est comblé… 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 23:30

Je veux, apprivoiser, mon Amour, ton regard,

Que sans moi, jamais plus, lointain, il ne s’égare,

De l’absence, abroger l’impression bizarre,

Ne plus être, sans lui, misérable et hagard…

 

A l’ombre de tes cils, au seuil de tes paupières,

Laisse-moi, je t’en prie éclore dans tes yeux,

Permet moi d’effleurer leurs cristaux merveilleux,

Ebloui, m’aviner de leurs tendres lumières…

 

Offre-moi, d’un reflet, le partage des eaux,

Consent moi le bonheur d’en caresser la flamme,

Le rire de l’éclat, la douceur de ton âme,

Du sommeil, entrouvrir les opaques rideaux…

 

Dans ton rêve, apparaître, épouser ton sourire,

Enluminer le flot de joyaux merveilleux,

Contempler du miroir le visage précieux

Et…, d’un souffle, amoureux, lentement te séduire…

 

Sur le vaste océan de mes yeux…, mon Amour,

D’un fil ourlé de soie et d’embruns de tendresse,

A l’infini, tisser chaque instant l’allégresse,

Sur ton lit m’échouer…, sans espoir de retour…

 

De ta larme, épurer l’innommable blessure,

Dériver sous tes cieux comme un oiseau de sel,

De ton cœur, déchiffrer l’ineffable missel

Et…, t’aimer pour toujours d’un écho sans césure…

…………………………..

 

Au puits du miroir

Se creuse le sillon de l’âge

La ride sur mon front

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 23:23

Sibylline inconnue entrevue par hasard,

Avant que dans vos yeux mon vœu ne s’édulcore,

Me ferez-vous le don d’un modeste regard,

Aurai-je la faveur de vous charmer encore… ?

 

Exquise illusion, aux détours d’un chemin,

Nos pas marcheront t’ils, un instant, l’un dans l’autre,

J’élabore en secret un possible jardin,

J’en endigue le temps pour qu’il devienne notre…

 

Pour que dans votre cœur j’apparaisse présent,

J’apprivoise vos cils de mes tendres prières,

Dans votre ombre, attentif à ce signe naissant,

J’en murmure l’envoi grisé par vos paupières…

 

Dans l’attente, éthéré, d’une pâle lueur,

Epris, discret, docile à votre lèvre close,

J’esquisse d’un baiser l’ineffable bonheur,

Viendrez-vous, au pays, où l’amour se dépose… ?

 

De vos yeux dans mes yeux, comme dans un miroir,

Il suffirait d’un mot, d’avoir l’air de vous plaire,

D’un rien, même ténu, d’un geste, d’un espoir,

Que s’effleurent nos doigts pour que mon cœur s’éclaire…

 

………………………………

 

Cascades d’iris

Célestes escaliers de roses

Sur ma joue une larme

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 23:17

Etincelles de vie effilées comme la nuit, longues femmes d’ébène, à la fois racines, matrices et flammes, nourries par le soleil, extirpées du sable et de la poussière…, elles enfantent d’elles-mêmes la survie quotidienne… Fiers, leurs regards, d’une force sereine, portent au loin le poids sur leurs têtes, l’enfant qu’elles ont fait naître pour le monde de demain…

 

Mères et déesses…, séculaires, leurs pas répercutent l’écho rare des fontaines, tous leurs gestes perpétuent la splendeur primitive. Leurs poitrines, gardiennes du fruit originel, se gonflent de sève. Généreuses, elles annoncent la promesse des prochaines moissons…

 

Le mystère est inscrit dans leurs chairs, d’une ride sur l’eau, intemporelles, jusqu’aux sources profondes, de leurs souffles gracieux, d’un murmure millénaire, elles délivrent l’espérance d’un long voyage…

 

Inutile de chercher dans le rêve des fragrances d’Eden, de se perdre sur la mer, d’épouser des chimères, d’inventer des étoiles nouvelles, de guetter de l’amour la présence soudaine…, de la vie l’évidence, présente dans leurs yeux, l’image est là ! Magique…

 

Dans le ciel et sur la terre, en toutes choses comme dans nos gènes, il y a tant de chants, de prières, de poésie, d’espoirs et de beautés…, tant de lumières à saisir, tant d’offrandes à cueillir et d’ivresses à partager…

 

Toi ! Qui comme moi ne fait que passer, entrouvres ton œillère et changes ton regard, des secrets de la vie appréhendes l’essentiel…Dans la paix retrouvée, écoutes la respiration de ton cœur, à chacun de ses clin d’œil, contemples ce lieu enchanté :

 

« Immense, multiple et coloré, hybride et riche de ses différences, le monde est merveilleux… »

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 23:13

D’opale, cette nuit, au firmament la lune

Dévoile avec douceur sa chevelure brune,

Frêles foulards glissez sur son œil transparent,

Laissez là ! S’enlacer à sa tige autrement…

 

D’un voile de satin, lentement, feuille à feuille,

D’ivoirine nimbée, exquise, elle s’effeuille,

Enluminant mes yeux d’une grise clarté,

Elle ondoie un tango d’une tendre beauté…

 

Cristalline euphonie à la voix impalpable,

Avinant mon esprit d’un soupir délectable,

D’un nostalgique écho, d’un murmure argenté,

Elle enrobe mon cœur de sa féminité…

 

D’un parfum, d’un effluve, en secret, vient le rêve,

Par sa lèvre, envoûté, j’en recueille la sève,

La saveur du regret, le désir du baiser,

Tout l’espoir contenu dans son chant apaisé…

 

Sans âge, suspendu sur un songe, précaire,

En un chemin caché, je rode solitaire,

Je cherche la lueur d’un amour éclairé,

D’un possible jardin du chagrin, épuré…

 

O ! Sublime orchidée, étreignant ma poitrine,

Au matin, viendras-tu ? Comme je l’imagine,

De ta main libérer cet ibis esseulé

Qui n’attend que tes yeux pour…, vers toi, s’envoler…

 

…………………………………..

 

 

Echo d’améthyste

Nacre bleu d’un coquillage

Souffle d’espérance

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables
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