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Insurgé Poétique

Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 18:48

Souviens-toi du malheur qui jadis t’a frappé

Et dévide le fil des anciennes blessures,

La maladie et la mort, comme des moisissures,

Enferme ton esprit dans un gouffre escarpé…

 

Il te semble, sans cesse, être montré du doigt,

Une ombre te poursuit, son chagrin est palpable,

Une voix t’interpelle et tu te sens coupable,

Coupable de survivre à cette histoire en toi…

 

Tu es seul dans le noir et tu ne comprends pas

Le pourquoi, le comment, le sentiment étrange

Qui te ronge le cœur et que rien ne dérange,

Tu as peur de savoir et tu comptes tes pas…

 

Embastillé, reclus, sans mémoire, éprouvé

Par un long cauchemar, dés ta première enfance,

Tu te sens différent et cherche subsistance

Dans les yeux de ta mère à l’azur délavé…

 

L’on peut dire et vouloir, voyons la vérité ;

Chacun porte sa croix, ses secrets, son mystère…

Connaître d’où l’on vient forge le caractère,

Le chemin parcouru nous donne identité…

 

 Projeté dans le monde avec brutalité,

Il m’a fallu trouver la clef de ma souffrance,

Redescendre à la source où l’être prend naissance,

Affronter mes démons tapis dans l’obscurité…

 

Je n’ai pas de regrets car ce que j’ai vécu

Naguère, m’a permis d’être, avec le temps, l’homme

Sensible à fleur de peau que je suis devenu ;

Humaniste mais libre aujourd’hui je me nomme !...

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique - Communauté : Les artistes engagés
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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 03:21

Le peuple bien pensant avec moi n’est pas tendre

C’est écrit, c’est ainsi, nul ne cherche à comprendre

Le pourquoi de l’exil, qui je suis, d’où je viens,

Condamné, l’on me jette en pâtures aux chiens !...

L’on me toise souvent et parfois l’on me traque

Je connais le mépris et même la matraque,

Pour beaucoup d’entre vous, je présente un danger,

J’en connais la raison car je suis l’étranger, 

Celui dont la couleur de peau vous semble étrange,

Celui qui vient d’ailleurs, qui gène et puis dérange,

Celui qui sans papier ne possède aucun droit,

Celui que l’on dénonce et désigne du doigt,

Celui qui vous fait peur, celui que l’on surveille

Et celui dont le nom vous écorche l’oreille…

 

Le cœur sec, l’âme froide, enfermés sur eux-mêmes,

Dans leurs tours de béton, bâtisseurs d’anathèmes,

Cohortes sont ceux qui se disent, comme vous,

Respectueux de l’autre et crient avec les loups. 

Multitudes, sont ceux, qui comme vous, se disent

Humanistes et puis d’un mot se contredisent,

Plus encore nombreux sont les indifférents,

Ceux qui ferment les yeux tout en considérant,

Que la misère du monde et son lot d’injustices

Ne les concernent pas et porte préjudices

À leur tranquillité. L’égoïsme est leur loi

Du rêve fraternel, ils ont perdu la foi        

El lorsque l’un d’entre eux me refuse sa porte

Et détourne sa main ; c’est l’amour qu’il déporte !...

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique - Communauté : Poetes Maudits
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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 01:06

  Internet s’électrise et les esprits s’enflamment,

Il suffit de bien peu, toutes les voix le clament, 

Meurtri, sans foi ni loi, le monde marche à l’envers,

L’on découvre, soudain, notre triste univers,

L’état calamiteux de notre pauvre monde,

Les maux de notre temps, l’injustice, l’immonde…

Instruits par ce savoir, l’on devient citoyen,

On en parle partout, qu’importe le moyen,

De la cause commune, il nous faut être digne,

Comme tout un chacun alors fier, l’on s’indigne !

Même si l’on ne sait la chose et le pourquoi,

Il est bon de le dire et ne pas rester coi,

Cela n’engage à rien d’être parmi la foule,

S’indigner, c’est plaisant, surtout cela défoule...

C’est comme un jour de fête et puis, en aparté,

On en rajoute un peu manière d’exister.

Une fois qu’on l’a fait, avec grande impatience,

L’on se sent beaucoup mieux, l’on a belle conscience

Et l’on peut de soi-même entrer en pâmoison…

Aujourd’hui s’indigner dépasse la raison ;

C’est le mot à la mode et la juste attitude,

Il est vrai que beaucoup n’en ont pas l’habitude,

Certes çà ne sert à rien mais, Dieu, çà fait du bien 

D’oublier un instant son ennui quotidien !...    

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique - Communauté : Poétra
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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 01:43

 Parjures et tyrans de sinistres mémoires

Dont les noms répudiés salissent les grimoires,

Sous le marbre glacé de vos riches tombeaux

En des cercueils moisis s’effritant en lambeaux,

Vous qui avez vécu sous le front de la gloire

Et souillé par le sang la trame de l’histoire,

A présent dans l’exil, pareils à tout mortel,

Squelettes désossés seuls face à l’Eternel,

Sans rêve ni conscience au pays de l’absence

A tout jamais maudits, prisonniers du silence,

Crânes nus, dépouillés, taraudés par les vers ;

Je vous salue, ô ! Rois vaniteux et pervers !...

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique - Communauté : Les artistes engagés
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Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /Déc /2010 15:45

Aujourd’hui mes amis, souffrez que je méprise

L’emphatique discours sans cesse divergent

De ces marchands de sable alimentant la crise

En demeurant soumis au pouvoir de l’argent…

 

Regardez-les danser comme des girouettes

Le nez au fil du vent, hommes incompétents,

Ils excellent dans l’art subtil des pirouettes ;

D’un ministère à l’autre ils prennent du bon temps…

 

Le chômage est un fond de commerce rentable

Il fait beaucoup parler mais surtout sans arrêt

Il s’accroît, le sujet présente un intérêt,

Laitue ou pissenlit chacun vend sa salade…

 

Voyez-les ! Se pavaner hautains, fiers de leurs œuvres,

La misère grandit mais ils ont le talent

Avéré de nous faire avaler des couleuvres,

C’est ainsi qu’ils se font élire, trop souvent…

                                                                                            

Ne soyez pas inquiet, ces êtres vénérables,

Ignorent les soucis du peuple au quotidien,

Entre deux grands banquets ils disent tout va bien,

Nous prenant pour des cons de façons détestables…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique - Communauté : Vive le désordre !
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