24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 01:59

Le silence a posé ses valises pesantes

Sur les quais de la vie. Il a beau chuchoter

Ses rêves, ses espoirs, des pensées languissantes,

Pas un cœur ne l’entend doucement sangloter ;

Autour de lui la foule, indifférente, passe…

Il agite, pourtant, de multiples mouchoirs

Et lance des appels mais sa voix est trop basse,

Tous ses cris sur les murs s’estampent en pochoirs

Que personne ne voit. Impalpable présence

Alors il tourne en rond gémissant des désirs

Et des brides de mots de bien peu d’existence

Qui rodent dans le temps comme autant de soupirs

Dont la plainte s’essouffle au large des rivages

Qu’elle ne peut atteindre. Ascète infortuné

Ne pouvant délivrer des avis de passages,

Il dérive sans corps. Spectre désincarné,

Nulle oreille ne vient lui donner consistance

Alors sur les chemins, il sème des copeaux,

Des tessons d’espérance et des brins de conscience,  

Que des hommes pressés réduisent en morceaux…

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Published by Philippe Lemoine - dans Vaincu par l'orage...
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