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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 23:23

D’un geste de la main, tu me dis de venir

M’allonger près de toi, doucement m’alunir,

Aux pourtours des volets, des poussières solaires

Ou des elfes, peut-être en lambeaux parcellaires,

S’infiltrent dans la chambre et de miel chamarré

Nimbent ta chair laiteuse, arc-en-ciel éthéré,

Jeu d’ombres et lumière exaltant le mystère

De ton corps alangui sur le lit solitaire…

Symphonique prélude à l’amour consenti,

Au ressac de tes reins, je demeure blotti,

Tu te tournes vers moi, dans l’espace immobile

Tu cueilles un baiser à ma lèvre docile…

Suspendus sur le fil du désir grandissant,

Nous goûtons le fruit mûr de l’extase naissant,

Froissement de draps blancs nos peaux se reconnaissent,

Elles se disent des mots anciens puis se caressent, 

Emporté par l’élan du sentiment charnel,

Du péché bénissant le lien originel,

Nous voilà, mon amante, émancipés du monde,

Ta chaleur, ton parfum, tout ton être m’inonde…

Sous un voile de soie, ineffables atours,

L’ovale de tes seins dessine les contours

De mes mains. Au touché, dans mes paumes frémissent

 Deux boutons délicats dont les fleurs s’épanouissent…

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commentaires

Ibtissem 19/10/2010 01:42



C'est très beau ! J'ai le souffle coupé et les images se faufilent dans mon esprit pour dessiner ce beau poème magique mais emprunt des effluves captivants du désir


poème soyeux ! Merci Philippe !