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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 00:31

Semblable à l’orpailleur les pieds dans la rivière,

Je ne voyais que l’or et creusais mon tombeau,

Moi qui cherchais partout des miettes de lumière,

J’en oubliais le ciel se reflétant sur l’eau…

Grisé par les parfums qu’exaltent les chimères,

 Je devenais aveugle et je vivais la nuit,

Ainsi passaient les jours parmi les éphémères,

Sans même le savoir je marchais vers l’ennui…

Sur mon cœur, doucement, telle une pierre lourde,

La fatigue est tombée. Un voile sur les yeux,

Je rampais à genoux vers une porte sourde

Qui me barrait l’accès au monde merveilleux…

 

Sur la route, j’ai bu le vin des solitudes

Dont, j’avais, malgré moi, distillé la liqueur,

Titubant sous le poids des vieilles habitudes,

À chaque carrefour, sous un soleil moqueur,

J’ai semé sur mes pas des galets de poussières

Que le vent m’a volés sitôt le dos tourné

Et je me suis perdu dans d’obscures clairières

Où, jamais, je n’ai vu les yeux de l’être aimé…

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Published by Philippe Lemoine - dans Souffles d'encre...
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