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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 15:32

Sur le quai d’une gare un papillon s’envole,

La brûlure s’évase et ravive l’émoi,

Bientôt je serai nu, déjà mon sang s’affole,

Je regarde le ciel et les jours devant moi,

 La flamme, le brassier, immense l’incendie

Déferle sur mon cœur, quand tout sera brûlé,

Consumé, calciné subsistera bannie

L’empreinte du passé sur laquelle empalé

Je gémirai sans fin mon chagrin et ma peine…

J’écouterai la plainte aux mots décapités

Se briser sur les murs du silence d’ébène…

Ô limbes, profondeurs et chemins désertés,

Condanné, je suis seul les mains pleines de cendres,

Je ne peux oublier le jardin, l’oasis,

Le verger de l’amour et tous ces matins tendres

Qui fleurissaient à l’aube au temps heureux, jadis !…

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Published by Philippe Lemoine - dans Vaincu par l'orage...
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