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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 13:04

Chaque jour, au matin, rituel apaisé,   

Le cul sur son tracteur l’homme, le front creusé,

Par le souffle fougueux descendu des montagnes,

Contemple en rangs serrés dévalant les campagnes

Les cohortes de ceps qui comme des guerriers

Brandissent leurs sarments sans être roturiers.

Puis grisant ses poumons des parfums que la terre

Ressuscite à foison, fier de son ministère,

Lui, le viticulteur, intègre et vertueux,

Fidèle à son pays, homme respectueux,

Honore les valeurs reçues en héritage,

Professées par son père aux prémices de l’âge.

Lorsqu’il ferme les yeux, la voix rauque revient

Lui conter ce crédo, que personne ni rien,

Ne pouvait entacher, même aux temps difficiles,

L’amour de la nature et des travaux utiles…  

Il arrive parfois qu’il se dise à quoi bon,

Ainsi continuer mais l’instant vagabond

Passe à pas empressés quand il pense au vieil homme

Qui, du matin au soir, à toujours œuvré comme,

Les générations précédentes l’on fait

Avant lui célébrant l’ineffable bienfait  

Que la vigne, substance essentielle de vie,

Retransmet chaque jour à celui dont l’envie

Prodigue au sentiment d’appartenance, un corps

Qui s’enracine au cœur des choses. Dés lors,

Le cul sur son tracteur l’homme, dans sa poitrine,

Sent palpiter le sang du terroir d’origine,

L’âme et l’esprit profond de son berceau natal

Dont il est à la fois le maître et le vassal…

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