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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 13:36

Etrange silhouette assoupie à l’orée

D’une forêt profonde où la lune éthérée

Sous un dais de rimmel bleuit le firmament ;

En cet endroit discret repose le sentiment…

Pour trouver son chemin j’interroge les runes,

Sous un voile de tulle enveloppé de brumes

Au détour d’un chemin apparaît le château

Dont mon cœur hédoniste, assis au fil de l’eau,   

A longuement rêvé les subtiles tourelles,

Et les murs de granit crénelés de dentelles…

Une pâle lueur éclaire ses remparts

Couverts de lys blancs, des fantômes hagards

Semblent roder dans l’ombre, attendre l’improbable

Visiteur qui viendra le ranimer semblable

A ce mage un peu fou qui murmure aux roseaux

Une chanson d’amour et déclame aux oiseaux

Les horizons lointains au-delà des nuages ;

Il est dit qu’il connaît l’envers des paysages…

La légende m’emporte, apparaît un cheval,

Me voici troubadour galopant vers le val.

Aux portes du castel aucune sentinelle,

Seule dans le beffroi vacille une chandelle,

Eclairé d’un flambeau je gravis le donjon,

Fugaces bruissements quelque part un pigeon

Roucoule puis s’envole, une porte entrouverte

Me convie à pousser son lourd battant inerte…

Amalgame subtil de rose et de jasmin,

Dans la pénombre flotte un parfum féminin,

Sur ma droite un boudoir orné de velours moire,

Sur un vieux chevalet trône ouvert un grimoire,

Sibylline écriture au langage codé

Sous laquelle transparaît le visage ridé

D’un homme assis traçant des signes sur la page.

Sortilège ou magie un murmure sans âge

Résonne dans ma tête : « ô tendre baladin,

Avance vers le lit recouvert de satin,

Je suis là, je t’attends depuis toujours fidèle

Et je guette ton pas dans la nuit éternelle. »   

Sur un tapis soyeux de fleurs séchées, les yeux

Clos, fine silhouette aux contours lumineux,

Immobile dans l’ombre une femme sommeille,

Doux papillon de soie à sa lèvre vermeille

Je dépose un baiser comme un souffle d’émoi

Dés l’aurore déjà je te sens près de moi,

Au loin sonne un clocher, doucement je m’éveille

Et le songe prend corps : ton amour m’émerveille !…

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