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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 02:42

Tout près d’une rivière aux limites du monde,

Comme feuillées au vent déambulent sur l’onde,

Sur la route qui mène à l’antique pont romain,

Décryptant les sillons burinés dans ma main,

Je vais conter fleurette à la belle endormie

Qui nourrit en son sein la douleur ennemie

Mais n’attend qu’un baiser pour soudain s’éveiller

Et renaître à mon bras libre d’appareiller

Sur un nuage blanc vers cette île aux rivages

Inondés de soleil où les herbes sauvages

Batifolent en paix, elle est là devant moi…

Ne sachant contenir et la joie et l’émoi,

Troubadour éclairé par les yeux d’une femme,

Le sentiment d’amour apostrophe mon âme :

 J’ai rêvé d’un château dont chaque pierre tendre

Me chuchote un secret que seul je peux entendre,

Je le sais c’est ici que les coquelicots

Dévoilent de leur cœur les brûlants calicots…

A la marge du temps dans un coin de garrigue

A sa lèvre j’ai cueilli des arômes de figue…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Poésie Passion
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