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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 00:50

Chacun des tes regards baigné d’indifférence

Est un sabre tranchant qui taraude mon cœur

Et me laisse orphelin moribond dans l’errance

C’est ainsi que veux-tu, je n’ai pas de rancœur.

Je reste simplement suspendu dans l'attente,

La tristesse et l’ennui complotent de concert,

Je ne sais plus quoi dire à ton ombre latente

La pendule lambine et le ciel est désert…

 

Vivre est une contrainte, une vieille habitude

Qui nourrit en son sein l’inaltérable espoir,

Ce bourreau, ce menteur prêchant l’incertitude

Pour mieux me dépouiller lorsque tombe le soir… 

Rien ne vient et tout passe imprécis et morose,

Pas un geste, un sourire, une once de chaleur,

Je demeure transi devant la porte close

Dont je cherche la clef comme un cambrioleur…

 

 Un volet claque au vent, l’eau coule sous les ponts,

Il fait froid, c’est l’hiver, un rire me désigne

Moqueur : « pleure et rejoint la file des vagabonds ;  

La fatigue te broie et la mort te fait signe. »

A quoi bon m’obstiner tout me dit c’est fini !

Un navire est à quai balloté par la houle,

Quand viendra la marée, homme seul et banni,  

Un jour je partirai, loin des bruits de la foule…

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Published by Philippe Lemoine - dans Vaincu par l'orage...
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commentaires

pascale 20/01/2011 11:10



c'est magnifique....



Philippe Lemoine 20/01/2011 11:41



Merci...