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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 23:56

Lorsque rose se fane au velours de ta peau

Le miroir de tes yeux, jaspé d’ardoises grises

Et de brumes, ressemble à ses eaux indécises

Qui sommeillent la nuit auprès d’un batardeau

Et tu sembles flotter, tristement dériver,

Vers des ailleurs lointains, ces horizons de givre

Où ton cœur effrayé cherche la route à suivre ;

Le jour n’attend que toi pour enfin se lever

Pourtant tu ne vois pas, doucement, se poser

Les oiseaux pèlerins aux pourtours des futaines 

Et le soleil danser sur le bord des fontaines,

Tu ne sens pas le vent t’effleurer d’un baiser…

Lentement, sur ta joue, un sillon de sel

Glisse jusqu’à l’ourlet de tes lèvres trop sages,

Tu regardes passer, dans le ciel, les nuages

Et marmonne en secret les mots saints d’un missel…

Quand ton regard se perd sur des quais ivoirins

Sans savoir où aller. Quand simplement tu pleures,

Quand au clocher le glas éternise les heures ;

Tes plus humbles douleurs sont mes plus grands chagrins !...

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