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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 13:08

Le ciel peut bien se fendre et la terre trembler,

J’aimerais dans ses bras à jamais me suspendre

Mais je n’ose bouger, je ne veux la troubler,

Car d’elle, je le sais, je ne peux rien attendre…

 

La vie est infidèle aux requêtes du cœur,

Qui se noie et se perd dans les yeux de chimère,

Le possible et l’ailleurs manigancent en chœur

Ne laissant derrière eux qu’une rose éphémère…

   

Alors je vais, je viens et disperse l’ennui

Dans l’ombre évanescente où la lune divague,

Poète funambule aux pourtours de la nuit,

Je m’enroule à l’écume immolé par la vague…  

 

Sur le sable échouée une empreinte de pas,

Ne pas casser le fil sur lequel somnambule,

Je dessine à la craie une paire de draps,

Sur un nuage blanc, longuement j’affabule

 

Et transforme la mer en miroir chamarré,

De l’Est jusqu’au Couchant, le rêve pour fortune,

Toutes voiles dehors dans l’azur éclairé,

Ô, navire à ta proue, une sirène brune…

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commentaires

Moun 26/07/2011 23:54



Un petit tweet pour que beaucoup viennent lire cette pierre précieuse ! La mer est d'or et les mots dansent et chantent ! Chut, laissons les vocalises à la belle intemporelle !


 


Bravo



Philippe Lemoine 27/07/2011 23:15



Alors, sourire, laissons parler le silence entre les mots...Merci 



tahar mazlout 19/06/2011 15:46



c'est beau quand on lit ce poème , de la finesse , de la musique,des mots qui dansent et qui enchantent.....Et cette sirène est-elle brune ou bronzée?



Philippe Lemoine 19/06/2011 21:03



Elle est intemporelle Tahar