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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 02:11

 Madame, sans façon, je vous en fais l’aveu,

Le rêve se disperse infidèle à mon vœu,

Il m’arrive le soir d’effleurer votre porte

Et d’attendre au matin que le vent vous emporte…

 

Fluctuante et volage, ô femme papillon,

Ne laissant sur ses pas qu’un parfum, qu’un sillon

Dont je porte le deuil regrettant l’épissure

Qui sans cesse revient évaser la blessure…

 

Sortilège maudit, je ne peux oublier

Ton visage et ta peau, je noircis mon cahier

D’irréels souvenirs, de bien tendres mensonges

Dont les mots surannés m’apparaissent en songes…

 

L’horizon c’est voilé, l’esprit désabusé

Je contemple à mes pieds le miroir brisé,

Du chagrin d’adorer les yeux noirs de chimère,

Sur l’eau du sentiment je rode l’âme amère…  

 

Veil amant décrépi, nomade et vagabond, 

Le cœur nu, désossé, sans le moindre rebond,   

Sur le fil de ta lèvre, homme vaincu, je pleure

Ce baiser attendu qui me fuit comme un leurre…

 

Plaise à Dieu, sans regret, sybarite et vaurien,

Tel j’ai vécu je meurs et vous n’y pouvez rien,

Il est vain, je le sais d’essayer de comprendre,

Je m’en vais cette nuit aux étoiles me pendre…

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commentaires

Carole Fréchette 02/06/2010 05:18



Ah ! pourtant Monsieur,


 


Que ne puis-je une seule fois


À votre bouche  puiser


Le charme tout de soie


De vos mots surannés


Et de mes lèvres en émoi


Y laisser choir un baiser


 



Philippe Lemoine 03/06/2010 03:41



C'est si joliment dit Madame comment pourrais-je vous résister ? Merci Carole