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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 03:37

A l’écart de la foule et des clameurs hostiles

Juste un banc défraîchi comme oublié des gens

Vers lequel, trop souvent, se tournent versatiles

Des regards étrangers. Certains sont négligents,

Indifférents, lointains, bizarrement sans âme

D’autres, désobligeants, dès le premier coup d’œil,

Me jugent véhéments et d’un retour de flamme

M’agressent lâchement, me toisent plein d’orgueil

Et me refusent le droit d’exister dans leur monde…

Leur monde gangréné jusqu’à l’os, je m’en fous !

Ils peuvent le garder rien que pour eux l’immonde,

De les voir s’agiter, je me dis qu’ils sont fous.

Dans leur monde il n’y a pas d’amour, de justice,

C’est un égout puant où les rats font leurs nids,

On t’y ronge le cœur, le foie avec délice

Et ceux qui ne sont pas comme eux crèvent maudits,

Contre richesse et gloire, ils marchent sur leurs frères

Et se pavanent fiers affichant leur dédain

Pour tous ceux que la vie accable de misères

Et laisse dans le vide en marge du destin…

Passez votre chemin, je resterai docile,

Va-nu-pieds et sans nom, allongé sur le flanc,

Je n’ai rien demandé, qu’on me laisse tranquille ;

J’attends juste la mort avachi sur un banc…

 

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Published by Philippe Lemoine - dans Vaincu par l'orage...
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