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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 22:35

J’ai vu les chiens hurler à la mort sous la lune.

Déjà l’ombre descend. L’instant est advenu,

Pierrot ne chante plus, sa voix, comme sa plume, 

S’est brisée au matin. Malaisé d’être nu

Quand le froid vous saisit, quand la peur accompagne

Jusqu’à vos derniers pas. J’aurai voulu siffler

Une chanson joyeuse et courir la campagne

Mais j’entends, dans mon dos, la horde persifler

Et le vent tournoyer. Mes feuilles, une à une,

S’envolent. Je ne sens plus la sève irriguer

Mes racines. Il pleut, là-bas, sur la lagune.

Mes rêves sont de sable, il me faut élaguer

Ma mémoire à la source et larguer les amarres.

Il est temps de partir sur le vaste océan.

Je ferai le voyage en contemplant les phares

Qui éclairent la nuit aux abords du néant.

Niché entre les seins de mon étoile mère,

Confuse résonance estampée au pochoir,   

 Lorsque je serai loin de vous, six pieds sous terre,

Ne pleurez pas sur moi, je n’ai plus de mouchoir ! … 

 

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Published by Philippe Lemoine - dans Insurgé Poétique
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