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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 17:53

Lorsque l’orgueil blessé je me sens en danger,

Solitude, château de mon âme meurtrie,

Je fumige en ton sein la meurtrissure aigrie

Et je rode aux pourtours de ce monde étranger…

 

Pour mieux me protéger j’érige des remparts

Où viennent se briser d’épouvantables lames,

Le cœur régénéré par l’horizon en flammes

Je bâtis mon domaine à l’abri des regards…

 

Halluciné, je vais sur des glaces sans tain

Dans le noir dessiner les contours de cet être

Qui me mange le foie et qui me dit peut-être

Suis-je autrement que moi sous un dôme lointain…

 

  Ô ! Funeste miroir aux maints reflets trompeurs,

Toi qui seul sait combien l’obscurité me ronge

Apaise mon tourment délivre ton mensonge,

Roi d’un pays rêvé j’abroge toutes peurs…

 

Je, replié sur lui-même, apprivoise ici

L’eau trouble des étangs où, vive sous la vase,

L’intime boursouflure évidement s’évase.

Que voulez-vous, je meurs et ressuscite ainsi…    

 

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commentaires

marianne 18/02/2010 17:54


Bouddha disait"tout n'est qu'illusion"
j'aime beaucoup ce texte


Carole Fréchette 18/01/2010 00:04


.
Du miroir esseulé de ton étang
Ô poète aux mille tourments
Tes vers, au coeur de mon coeur
Chuchotent, se font enchanteurs....


Votre style de poésie me rappelle certains grands tout en étant unique. Merci à vous.


Jasmine 17/01/2010 19:11


Trés beau poème du trés beau Philippe
 une faute neanmoins nourrie il faut une E et non un T