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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 15:49

À toi, le chercheur d’or enchâssé dans la mine,

Et toi le vieux guerrier absorbé par l’abime,

À vous frères perdus décimés par le fer

Dont les ambitions mènent droit en enfer.

À vous qui régentez par la force et les armes,

Qui laissez sur vos pas des cascades de larmes,

À vous qui gouvernez, sans compas ni timons,

En subissant la loi de vos propres démons.

À vous qui commandez oublieux des plus humbles,

À vous les orgueilleux dévoyés dans les limbes,

Monarques et tyrans ne laissant sur leurs pas

Qu’infamies, chagrins, misères et trépas,

   À vous qui présidez le cœur plein d’arrogance,  

À vous les assassins imbus de leur puissance,

Moi, poète je dis : lorsque je vois vos mains

Ruisselantes de sang, vous n’avez rien d’humains !

Mais lors du dernier soir, quand la dame de pique

Tambourine à la porte apporteuse d’éthique,

Empereurs ou manants, elle arase les noms ;

Ne restera de vous  que cendres et moignons ! 

 

La gloire et le pouvoir sont choses décisoires ;

La richesse est un leurre et vos biens illusoires …

 

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