Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 12:14

Je l’ai vue par hasard danser sur le bitume,

C’était un jour de pluie ou peut-être le soir,

Un de ces soirs d’automne au temps plein d’amertume,

Des rafales de vent balayaient le trottoir…

 

La rue était déserte et les fenêtres closes,

Misérable, j’allais le cœur dépenaillé,

Replié sur moi-même en ces heures moroses,

Rejoindre mon logis comme un vieux chien mouillé…

 

Affligé, je marchais en contenant ma rage,

Soudain elle apparut dans la blême clarté

D’un lampadaire frileux, elle valsait sous l’orage

A demi dévêtue en toute liberté…

 

Je l’ai vue par hasard danser sur le bitume,

C’était un jour de pluie ou peut-être le soir,

Un de ces soirs d’automne au temps plein d’amertume,

Des rafales de vent balayaient le trottoir…

 

Surpris, je m’arrêtais ne sachant quoi lui dire,

Trempé, désarçonné, je n’avais rien d’humain,

Devant mon air crédule, elle se mit à rire,

Enjôleuse, elle me prit sans un mot par la main…

 

Déesse faite femme ou bien nymphe un peu folle

Dès le premier regard je tombais amoureux,

Que tu puisses me laisser déjà mon sang s’affole,

Emporte-moi, je vole au pays bienheureux…

 

La pointe de ses seins effleurait son corsage,

Elle me dit de la suivre et se mit à courir

Puis elle m’embrassa sous le dais d’un passage

Et nous fîmes l’amour, je l’aimais à mourir…

 

Je l’ai vue par hasard danser sur le bitume,

C’était un jour de pluie ou peut-être le soir,

Un de ces soirs d’automne au temps plein d’amertume,

Des rafales de vent balayaient le trottoir…

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Philippe Lemoine - dans Souffles d'encre...
commenter cet article

commentaires