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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 23:36

Ils sont là devant moi bien vivants et joyeux,

Deux filles, un garçon, j’écarquille les yeux,

L’on me dit c’est tes sœurs et puis voilà ton frère

Ma mémoire vacille aux portes du mystère…

 

Chaque nuit, une image imprécise revient,

Etrange vision dont le cœur se souvient,

Inscrits en filigrane aux pourtours de ma couche,

Les morts et les vivants s’embrassent sur la bouche…

 

Quelque part, à voix basse, une femme gémit,

C’est peut-être ma mère il me semble interdit

D’en parler,  il me faut oublier, me suspendre

Dans l’ailleurs, effacer ce que je crois comprendre…

 

Fulgurance : il fait noir, sous le manteau du deuil,

Le chagrin, les douleurs sont vives, je suis seul ! 

Sans visage ni nom, j’écoute le silence

Frissonner, sangloter comme une confidence…

 

Aux portes de l’enfer, sentiment dépravant,

Je porte le remords d’être le survivant

Alors j’ai raturé le temps de mon enfance ;

Seule émerge parfois une ancienne souffrance…

 

Soudain des étrangers sont venus m’envahir,

J’ai beau fermer les yeux, sonder le souvenir,

Sans relâche explorer les années et l’espace,

D’où sortent ses enfants me laissant dans l’impasse ?…

 

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Published by Philippe Lemoine - dans Intime confidence...
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