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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 02:07

Chaque nuit, je regarde assise au firmament

La lune diaphane et le songe m’emporte

En cet endroit secret où dort le sentiment,

Je suis là dans ton ombre errant devant ta porte…

Le souffle de ma voix déambule sur l’eau,

Mirage clair-obscur, fugace silhouette,

Tu me sembles danser au revers d’un rideau,

Une fugue de Bach résonne dans ma tête…

  

Tu éteins la lumière et dans l’obscurité,

Nostalgique mon cœur, comme un oiseau sans aile

Dans sa cage de verre au contour biseauté,

S’imagine effleurer la gracile dentelle

De tes lèvres tandis, que, d’un baiser poivré,

Tu lui dirais les mots qu’il a besoin d’entendre…

Alors je resterai funambule, enivré,

Niché contre ton corps à la fois doux et tendre…

 

Mais quand j’ouvre les yeux s’estompe suranné

Le parfum de ta peau, soupir en demi-teinte, 

Souvenance de fleurs dans un jardin fané,

Je marche dans tes pas dont j’exalte l’empreinte…

Mon âme a les couleurs de cette triste rive

Où musarde sans fin mon esprit bohémien

Ainsi glisse le temps, immuable dérive,

Le rêve s’évapore et le chagrin revient…

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Published by Philippe Lemoine - dans Souffles d'encre...
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