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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 17:16

                                  Je traque aux quatre coins de moi ce que le vent

Chaparde et puis emporte en des lieux sans histoire,

Feuilles ocres, l’amour toupille sous l’auvent

Où le fil du passé s’accroche à ma mémoire…

Parvenu sur le seuil des vieilles nécropoles,

Sans âge, seul et nu face à l’immensité,

L’âme rêveuse, assis parmi les herbes molles,

Entiché d’une femme et par elle habité,    

Je regarde la lune, étrange sentiment,

Bohémienne, elle glisse en jupon de dentelles

Sous des voiles de soie et donne au firmament

L’hédoniste clarté de ses lèvres rebelles…

Fugaces froissements à la morte saison,

Enluminant l’automne et ravivant la cendre,

Dans mon cœur, une voix fredonne une chanson,

Mélopée à la fois mélancolique et tendre,

C’est un refrain tzigane, un air venu d’ailleurs,

Un accord de guitare, un souffle de tendresse,

Finement ciselé par des mains d’orpailleurs,

C’est un baiser céleste, une douce caresse… 

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commentaires

Dominique 27/06/2011 22:53



Philippe, c'est sur cette page que je reviens le plus souvent. Tzigane était une jument noire, et je m'appelais choucave, "la petite". Tant de choses enfouies dans le secret de l'être. Je veille
et la mélancolie se pose sur ce chant comme en veillée commune Merci pour tout et le reste



Philippe Lemoine 28/06/2011 01:15



Ne serions-nous que le reflet de nos souvenirs à moins que ceux-ci aussi ne soit que rêves ?


Bisous et douce nuit à toi Dominique 



Juliette 25/06/2011 22:41



Très sensible et poétique froissement


Sur une douce chanson venue d'ailleurs


Merci


Amitiés


Juliette



Philippe Lemoine 26/06/2011 02:14



A toi merci Juliette, merci d'être sensible à mes mots...


Amitiés et douce vie à toi


Philippe