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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 01:35

Un manche de guitare, un vieux livre écorné,

Pêle-mêle allongés gisent sur le bitume,

Une tache de sang, une chanson posthume

Et puis figé le corps d’un homme condamné…

 

Martelant le pavé le pas du milicien

Résonne satisfait dans la nuit amnésique,

Ils ont brisé les os du tendre musicien,

Bâillonné le poète, interdit sa musique…

 

Ils ont bâti des murs plus ternes que prison,

Inoculés la peur mais l’homme se relève,

A travers les barreaux, regarde l’horizon,

A demi-voix il chante exalté par la fièvre ;

 

Liberté, mon amour à l’ombre de tes yeux,

Le ciel peut bien me dire « ou tu plies ou tu crèves ! »

Je me moque du vent, du tonnerre et des dieux,

Je porte dans ma tête un grand sac plein de rêves !…

 

Au rythme de son cœur face aux démons anciens

Les femmes, les enfants, le peuple solidaire

Répercutent l’écho de ses couplets païens

Que m’importe la mort, je ne saurais me taire !...

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commentaires

Mirabelle 28/06/2010 03:51



Un poème puissant par sa profondeur et par son style! Un cri dans la nuit de ce monde qui verra un jour la lumière je l'espère!!!!